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Nord-Kivu : nouvelles sanctions de l’ONU contre le M23
Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté, le 1er janvier, de nouvelles sanctions contre le M23, mouvement rebelle qui avait pris le contrôle de Goma dans le Nord-Kivu, en République démocratique du Congo, au mois de novembre.
Le M23 ((Mouvement du 23-Mars) et le FDLR (les Forces démocratiques de libération du Rwanda) sont désormais sur la liste noire de l’ONU. Le Conseil de sécurité des Nations unies a décidé de sanctionner, ce mardi 1er janvier, deux mouvements de rébellion au Nord-Kivu, en République démocratique du Congo : les Congolais du M23 et les Rwandais du FDLR .
Cette décision implique un gel des avoirs et une interdiction de voyager. Ces sanctions s’appliquaient déjà à de hauts responsables du M23 et des FDLR, elles sont à présent élargies à l’ensemble de l’organisation de deux mouvements rebelles. Deux autres dirigeants du M23 sont désormais visés : Jean-Marie Runiga Lugerero, considéré comme le "chef civil du Mouvement", et Eric Badege, présenté comme "un commandant du M23 soupçonné d'exactions contre des femmes et des enfants", selon l'ambassadrice américaine à l'ONU, Susan Rice.
Discussions en cours
Depuis le 20 novembre 2012, quand le M23 a pris possession de la ville de Goma, dans le Nord-Kivu, avant de se retirer 11 jours plus tard, des discussions sont en cours entre la rébellion et le gouvernement de Kinshasa. Elles ont débuté en décembre à Kampala, en Ouganda, et devraient reprendre après les fêtes, le 4 janvier.
Les sanctions de l’ONU viennent peser dans ce contexte de négociations. "C'est une condamnation que nous attendions (...) et qui arrive à point nommé car ces groupes risquent de déstabiliser pour des décennies l'Afrique, et particulièrement la région des Grands Lacs. Je pense que c'est une très bonne décision", a déclaré à l'AFP le porte-parole du gouvernement de la RD Congo, Lambert Mende.
Le prédicateur Jean-Marie Runiga, chef de l’aile politique du mouvement rebelle M23, considère au contraire ces sanctions comme "injustes" : "C'est une manipulation pure et simple du gouvernement de Kinshasa qui induit un organe comme les Nations unies en erreur", a-t-il déclaré mardi au téléphone à l’AFP, à Bunagana, une ville frontalière de l'Ouganda sous contrôle du M23.
Accusations d'exactions et de viols
Les sanctions font suite au rapport du Commissariat de l'ONU aux droits humains (OHCHR), publié le 21 décembre, qui fait état des "exécutions arbitraires, disparitions forcées, traitements dégradants et viols de civils (commis) par les combattants du M23 dans et autour de Goma" et de pressions internationales, notamment françaises.
"On n'a jamais vérifié ces allégations", rétorque Jean-Marie Runiga, qui dit avoir demandé en vain une enquête auprès de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), médiatrice de la crise. "On parle d'exécution sommaire, de viol, de cas de disparus, de traitements dégradants, de pillages de bâtiments publics et privés, cependant aucune indication n'est apportée sur l'identification des victimes", renchérit Jean-Marie Runiga dans un communiqué.
La décision de l’ONU intervient également dans un contexte où le Rwanda s’apprête à occuper un siège non-permanent au Conseil de sécurité, pour une durée de deux ans. Ce pays, frontalier du Nord-Kivu, territoire riche en ressources minières et agricoles, est également un théâtre d’influence pour le pouvoir de Kigali. Kinshasa accuse d’ailleurs son voisin de chercher à déstabiliser la zone en appuyant le M23, ce que le Rwanda réfute.
Dans une allusion à peine voilée aux tensions inter-États dans cette région des Grands Lacs, qui implique également l’Ouganda, Susan Rice a évoqué l'éventualité de "mesures supplémentaires du Conseil contre ceux qui persistent à fournir un appui extérieur au M23 ou à contrevenir à l'embargo sur les armes" imposé à la République démocratique du Congo.
"Nous pensons, quoi qu'on en dise à Kigali, que de telles mesures (les sanctions) ne resteront pas sans lendemain parce que, à l'instar de notre pays, tous ces pays voisins vivent beaucoup de l'aide internationale", a souligné le porte-parole du gouvernement congolais.
"Si des pressions viennent des acteurs multilatéraux comme le Conseil de sécurité, cela ne peut que les pousser dans la bonne direction parce que cela va alourdir le prix de ces aventures militaires qu'ils entreprennent chez nous par rapport aux avantages qu'ils en tirent", a-t-il conclu.

























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(5) Réactions
Il est tres malheureux de
Il est tres malheureux de constater une amnesie tres tres douteuse de la communaute internationale. Tout le monde sait que le M23 n'est qu'une infime partie "des problemes" congolais. Pendant qu'ils negocient, on sanctionne; cela veut dire qu'on veut pousser le M23 a la guerre. Comptons le nombre de rebellions qui existent en RD Congo:
- Le M-23: La bete a abattre a tout prix. Proie trop facile pouvant impliquer des pays voisins. Trop facile.
- Les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) (source RFI)dont la majeur partie de leur force de frappe vient, selon cetaines analyses de l'operation turquoise et de KABILA Pere (plusieurs articles)
- Les milices Maï Maï, qui date des annees 60.(divisés en plusieurs milices (Patriotes résistants congolais, Alliance des patriotes pour un Congo libre et souverain…) (source RFI)
- L’Armée de résistance du Seigneur (LRA) (source RFI). Sans commentaires
- Les Forces patriotiques pour la libération du Congo (FPLC) (source RFI)
- La Force de résistance patriotique en Ituri (FRPI) (les membres du FRPI sont à la tête d’une coalition de quatre groupes armés rassemblés sous le nom de "Cogai". Source FRI)
- Plusieurs rebellions burundaise (multiples sources)
Ouest du Congo
Citer ces rebellions est juste pour me demander si le M23 est vraiment le probleme de la RD Congo. Pourquoi sanctions pour le M23 et non pour les autres? S'IL VOUS PLAIT, AYONS UN MINIMUM D'HONETETE INTELLECTUELLE POUR LE BIEN DE TOUS.
Oui, prendre des mesures des
Oui, prendre des mesures des sanctions c'est bien mais ils doivent agir.
Il fallait que les célébrités
Il fallait que les célébrités internationales comme Jacques Chirac, Roi Pelé, Valérie Trieweiler, ... parlent pour que l'ONU fasse quelques choses. C'est une honte de la démocratie, une honte pour la communauté internationale et l'ONU. sachez que nous congolais nous ne somme pas des animaux, mais des hommes comme tout les hommes, malgré que nous sommes de noir. pour moi l'ONU est une organisation pour les hommes blancs et contre les hommes noirs. Une organisation raciste et injuste, plus de 8millions de personnes (enfants, femmes et hommes) sont mort et personne ne parle, parceque vous nous considérer comme des animaux? Non nous sommes des hommes comme vous.
c'est trop tard de prendre
c'est trop tard de prendre cette décision car si cette fameuse communauté internationale aimée le Congo elle allait légitimée le pouvoir selon les eleections de la fois derniere quand cela n'est pas fait rien ne sera comme avant
Espérons que ces sanctions
Espérons que ces sanctions seront suivies d'effet et permettront finalement à la population du KIVU meurtrie depuis plus de 15 ans ,de retrouver la paix.