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FRANCE

Mariage gay : Wauquiez accuse le gouvernement de stigmatiser les chrétiens

Vidéo par France 2

Texte par Anne-Diandra LOUARN

Dernière modification : 05/01/2013

Dans un entretien accordé au "Figaro" le 4 janvier, le député UMP a estimé que le gouvernement cherchait à "faire culpabiliser les chrétiens" sur le mariage gay. La veille, Vincent Peillon avait appelé les établissements privés à plus de neutralité.

"C'est une grande manipulation politique qui cherche à faire culpabiliser les chrétiens et à faire croire que l'opposition au mariage homo et à l'adoption est le fait d'une minorité." Dans un entretien accordé au "Figaro" le 4 janvier, le député UMP de la Haute-Loire, Laurent Wauquiez, s’insurge contre un courrier de Vincent Peillon, ministre de l'Éducation, dans lequel il demande à l’ensemble des recteurs de France de ne pas aborder la question du mariage pour tous dans les établissements privés catholiques.

"Il est parfaitement scandaleux de laisser croire que la vision de la famille dans l'enseignement catholique serait responsable de suicides chez les jeunes homos", explique Laurent Wauquiez en réponse à l'argument de Vincent Peillon selon lequel le taux de suicide parmi les jeunes homosexuels est cinq fois supérieur à celui des jeunes hétérosexuels. En d'autres termes, selon le député, le gouvernement actuel montre son "mépris pour l'enseignement catholique" et sa volonté de rompre tout rapport avec les religions. "Tout particulièrement avec les chrétiens, à en juger par la violence et la cristallisation dont ils font l'objet dans les débats sur le mariage pour tous", précise-t-il.

Hollande soutient ouvertement son ministre

En marge d’un déplacement dans l’Eure ce samedi 5 janvier, François Hollande a apporté son soutien à Vincent Peillon en déclarant que "la laïcité [était] un principe de la République" et que "chacun doit y veiller"

"Il y a une règle qui s'appelle la vie commune et il y a un principe qui s'appelle la neutralité de l’État et notamment dans les établissements d'enseignement sous contrat comme dans les établissement du service public", a-t-il ajouté.

Craignant que les jeunes homosexuels ne soient stigmatisés, le ministre de l’Éducation a appelé, dans son courrier du 4 janvier, à "la retenue et la neutralité au sein de tous les établissements afin que l’école ne fasse l’objet d’aucune instrumentalisation."

Tous les établissements privés sous contrat d'association avec l’État doivent faire preuve, selon lui, de "la plus grande vigilance." "Il vous appartient de veiller à ce que les débats qui traversent la société française ne se traduisent pas, dans les écoles et les établissements, par des phénomènes de rejet et de stigmatisation homophobes", a écrit le ministre Peillon.

Il encourage également tous les établissements, du privé comme du public, à informer directement le ministère de tout incident de nature homophobe qui pourrait survenir.

"Organiser le débat, ce n'est pas violer la liberté de conscience"

La démarche de Vincent Peillon faisait suite à l’envoi, le 12 décembre 2012, d’un courrier du secrétaire général de l'enseignement catholique, Eric de Labarre, dans lequel il affirmait officiellement son "désaccord" avec le projet de loi sur le mariage gay. Il incitait également chaque établissement à "prendre les initiatives qui lui paraissent localement les plus adaptées pour permettre à chacun l'exercice d'une liberté éclairée à l'égard des choix aujourd'hui envisagés par les pouvoirs publics."

Principe de la loi Debré

La loi Debré de 1959 relative aux établissement privés sous contrat avec l’État, tolère que les idées de l’Église chrétienne soient présentes au sein des écoles catholiques tout en imposant de respecter la liberté de conscience de chacun ainsi que l'application des programmes scolaires nationaux.

Du point de vue d’Eric de Labarre, "organiser le débat, ce n'est pas violer la liberté de conscience. Au nom de quoi pourrait-on nous interdire d'exprimer une opinion divergente ou dissidente ? Le propre des écoles catholiques, c'est leur autonomie relative. C'est d'ailleurs ce qui fait leur force", déclarait-il au Figaro, le 28 décembre dernier.

Tandis que le projet de loi pour le mariage pour tous doit être débattu fin janvier au Parlement, d’autres points de dissensions entre le gouvernement et les institutions catholiques devraient également faire débat. Procréation médicale assistée, recherche sur l’embryon, réflexion sur le suicide assisté ainsi que les réquisitions de bâtiments vides sont autant de sujets dont s’est emparée l’Église, qui criera son opposition aux propositions faites par l’État lors d’une grande manifestation le 13 janvier prochain.

Première publication : 05/01/2013

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