Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

REPORTERS

Argentine : le bilan Kirchner

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Les "MarocLeaks" inquiètent le pouvoir marocain

En savoir plus

#ActuElles

Jouets sexistes : le marketing des fabricants en cause

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Joyeux Noël... laïc !

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Cuba - États-Unis : la fin de la guerre froide ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

La Grèce fait trembler les marchés

En savoir plus

À L’AFFICHE !

La personnalité tourmentée de "Mr. Turner"

En savoir plus

FOCUS

Vidéo : colère à Peshawar lors des funérailles des écoliers assassinés

En savoir plus

UNE COMÉDIE FRANCAISE

François Hollande, un recentrage à gauche ?

En savoir plus

Moyen-orient

Bachar al-Assad refuse de discuter avec les "marionnettes de l'Occident"

© AFP

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 06/01/2013

Devant une foule réunie dimanche à la Maison de la culture à Damas, le président syrien a appelé, lors d'un discours officiel, au "dialogue national" et a exclu de discuter avec des "partis et des partenaires qui ont vendu leur pays à l'étranger."

"Par notre âme et par notre sang, nous nous sacrifierons pour toi". C’est sous un tonnerre d’applaudissements et ce slogan lancé à tue-tête par une centaine de spectateurs que le président syrien Bachar al-Assad a tenu, dimanche à la Maison de la culture et des arts de Damas, son premier discours officiel depuis le mois de juin 2012. Après 21 mois de conflit et près de 60 000 morts selon l’ONU, le chef de l’État syrien a réaffirmé son refus de dialoguer avec les "partis et partenaires qui ont vendu leur pays à l’étranger", assimilés à des "marionnettes" manipulées par l’Occident. 

Réaction des Syriens après le discours de Assad

Pas de partenaire pour une solution politique

Après avoir dénoncé une nouvelle fois les tentatives de "partition de la Syrie" et un conflit entre "la patrie et ses ennemis, le peuple et ses assassins", Bachar al-Assad a rappelé qu’il ne s’était jamais opposé au dialogue pour sortir le pays de la crise. "Ce n'est pas parce que nous ne voulons pas d'une solution politique, mais parce que nous n'avons pas trouvé de partenaire", a-t-il insisté faisant allusion à l'opposition qui refuse d'entamer toute négociation avant un départ du chef d'État contesté depuis près de deux ans.

Il a par ailleurs estimé que le conflit n'opposait pas "le pouvoir et l'opposition, mais la patrie et ses ennemis, le peuple et ses assassins". Une fois de plus, Bachar al-Assad a pointé la responsabilité de "l’étranger" dans les évènements qui secouent la Syrie depuis mars 2011. "Pouvons-nous dialoguer avec des gangs qui prennent leurs ordres de l'étranger ? (...) Nous dialoguons avec les maîtres, pas avec les esclaves", a –t-il encore lancé en affirmant combattre des "terroristes" proches d'Al-Qaïda financés et armés par l'étranger.

L'opposition refuse la "solution politique" d'Assad

La Coalition de l'opposition syrienne a rejeté dimanche la "solution politique" proposée par Bachar al-Assad, refusant toute initiative prévoyant le maintien en place de son régime.

"Nous avons dit lors de la formation de la Coalition que nous souhaitions une solution politique, mais l'objectif pour les Syriens est de le sortir (du pays) et ils ont déjà perdu pour cela plus de 60.000 martyrs (...) ils n'ont pas fait tous ces sacrifices pour permettre le maintien du régime tyrannique", a déclaré à l'AFP son porte-parole, Walid al-Bounni joint par téléphone.

"Voulez-vous que nous dialoguions avec des marionnettes de l'Occident, qui les a fabriquées et a écrit leurs discours ? Il vaut mieux discuter avec l'original, pas avec des gens qui jouent un rôle sur les planches de la scène internationale", a-t-il poursuivi.

Les étapes d'une "solution politique"

Enfin, le président Assad a exposé plusieurs conditions préalables à l’ouverture d’un dialogue. "Il serait nécessaire, pour la première étape d'une solution politique, que les puissances régionales cessent de financer et d'armer (l'opposition), la fin des opérations terroristes et le contrôle des frontières", a-t-il déclaré.

Une fois ces étapes franchies, le chef de l’État a appelé à l'organisation d'une "conférence de réconciliation avec ceux qui n'ont pas trahi la Syrie". Le processus serait ensuite suivi de la formation d’un nouveau gouvernement mais aussi d’une amnistie. La transition doit se faire selon les termes de la Constitution, a-t-il insisté.

FRANCE 24 avec dépêches
 

Première publication : 06/01/2013

  • SYRIE

    Syrie : plus de 60 000 morts en 21 mois de conflit, selon les Nations unies

    En savoir plus

  • SYRIE

    En Syrie, l'effondrement de l'économie menace

    En savoir plus

  • SYRIE

    Attentat à la voiture piégée dans un quartier alaouite de Damas

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)