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Economie

Les violeurs présumés de l’étudiante indienne ont comparu à huis clos

© AFP

Vidéo par Marie NORMAND

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 07/01/2013

Cinq des six accusés dans l'affaire du viol collectif d'une étudiante indienne, le 16 décembre, dans un bus de New Delhi, ont comparu pour la première fois devant la justice, ce lundi, lors d'une audience à huis clos.

L'audience s’est déroulée à huis clos. Un peu plus d'une semaine après la mort de la jeune femme victime d'un viol collectif dans un bus de New Delhi, en Inde, cinq de ses six agresseurs ont comparu pour la première fois devant un tribunal, ce lundi. Le sixième accusé, qui dit avoir 17 ans, a subi des examens osseux pour vérifier son âge afin qu'il soit jugé par un tribunal pour mineurs.

La loi pourrait porter le nom de la victime

"Un acte d'accusation a été fourni aux accusés et la prochaine audience se tiendra le 10 janvier", a annoncé Namrita Aggarwal, magistrate au tribunal de Saket, dans le sud de Delhi, à l'issue d'une audience à huis clos décidée pour rétablir un semblant d'ordre dans un chaos mêlant avocats et journalistes.

Deux des auteurs présumés ont offert de collaborer avec la justice, en qualité de témoins, en échange d'une peine plus clémente, selon une source judiciaire interrogée par l'AFP sous le couvert de l'anonymat.

La loi pourrait porter le nom de la victime

D'ordinaire, en Inde, dans ce type d'affaire, les prévenus comparaissent plusieurs mois après les faits mais, dans ce cas particulier, la procédure a été accélérée. "Une mini-cour a été créée afin d'accélérer le processus judiciaire car il y a une pression pour que cela aille vite et que justice soit faite", explique Constantin Simon, correspondant de FRANCE 24 à New Delhi.

Les suspects, âgés de 19 à 35 ans, risquent la peine de mort s'ils sont reconnus coupables. Ils sont accusés d'enlèvement, viol, meurtre et vol après cette violente agression qui a profondément choqué le pays et entraîné, fait rare pour ce type de faits divers, des manifestations d'habitants en colère.

Des avocats rattachés au complexe judiciaire de Saket ont manifesté avant l'audience pour s'opposer à une défense accordée aux accusés, qui vivent pour la plupart dans des bidonvilles de la capitale. La semaine dernière, des avocats avaient jugé "immoral" d'apporter leur conseil aux auteurs présumés, présentés comme étant Ram Singh, Mukesh Singh, Vijay Sharma, Akshay Thakur et Pawan Gupta.

Un tribunal sous haute surveillance

La police avait déployé une "sécurité maximale" devant le tribunal de Saket durant l'audience, craignant des agressions envers les cinq prévenus.

"Les policiers sont dans la ligne de mire des manifestants"

Dans une société encore largement dominée par les hommes, le viol de cette étudiante en kinésithérapie de 23 ans, le 16 décembre dernier, qui est décédée des suites de ses blessures à Singapour, a en effet entraîné un débat sur les violences infligées aux femmes. L'apathie de la justice et de la police devant ce type de crime qui reste souvent impuni a également été dénoncée lors des nombreuses manifestations qui ont secoué le pays après la médiatisation de ce fait divers.

"Il y a un énorme débat pour améliorer la situation policière. Il y aura notamment plus de bus de nuit, plus de patrouilles de police et plus de caméras pour assurer la sécurité des femmes", constate encore Constantin Simon. "Au niveau judiciaire, il devrait y avoir une loi qui pourrait porter le nom de la victime. Jusqu’à présent, son identité était en effet restée anonyme parce que, selon la législation, on ne peut pas communiquer l’identité d’une victime de viol. Mais, ce week-end, le père de la jeune fille et plusieurs politiciens et membres du gouvernement ont indiqué leur souhait que le texte porte son nom pour en faire un emblème."

FRANCE 24 avec dépêches

 

Première publication : 07/01/2013

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