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Amériques

L'absence d'Hugo Chavez plonge le Venezuela dans le doute

© AFP

Vidéo par FRANCE 24

Texte par Ségolène ALLEMANDOU

Dernière modification : 09/01/2013

Le gouvernement a confirmé l'absence du président Hugo Chavez - hospitalisé depuis un mois à Cuba - à son investiture, prévue jeudi. Depuis, le ton monte entre le pouvoir et l’opposition qui se déchirent sur la marche à suivre.

Le président de l'Assemblée nationale, Diosdado Cabello, a fini par confirmer qu'Hugo Chavez, réélu le 7 octobre et hospitalisé depuis un mois à Cuba, ne prêterait pas serment. Depuis une semaine déjà, le gouvernement laissait entendre la possibilité de reporter la date de prestation de serment, la qualifiant de "formalité". Mais l'opposition ne cesse de monter au créneau pour dénoncer une "violation de la Constitution".

"L'annonce [de son absence] n'est pas vraiment une surprise"

"Si le président de la République ne prend pas ses fonctions, le pays ne pourra être laissé dans un état de vide du pouvoir", a affirmé lundi 7 janvier Tomas Guanipa, du parti d'opposition Primero Justicia. La droite a réclamé qu'en cas d'absence du chef de l’État, le président de l'Assemblée assure l'intérim le temps d’organiser une nouvelle élection dans un délai de trente jours. Mais le gouvernement a refusé d’évoquer une quelconque mise à l’écart du chef de l’État.

Selon les barons du régime, la Constitution stipule que si le président ne peut pas prêter serment devant l'Assemblée, il doit le faire devant le Tribunal suprême de justice. Et dans ce cas, aucun délai n'est mentionné. Une information confirmée, mercredi 9 janvier, par le Tribunal suprême de justice. 

De son côté, le député et coordinateur de Primero Justicia, Julio Borges, a durci le ton en appelant le "peuple […] à manifester et s'insurger contre une inobservation de la Constitution" le jeudi 10 décembre. Un appel qui pourrait être suivi, estime Pierre-Philippe Berson, correspondant de FRANCE 24 à Caracas, "car les Vénézuéliens sont de plus en plus inquiets et ont du mal à saisir les termes du débat constitutionnel". "Qui tient les rênes du pouvoir ? Qui gouvernera à partir de jeudi ? Ils n’ont pas de réponses", poursuit-il.

L’Église soutient l’opposition

Depuis lundi, l'Église est sortie du silence pour rallier le camp de l’opposition. "Altérer la Constitution pour réaliser un objectif politique est moralement inacceptable", a déclaré le 7 janvier Mgr Diego Padron, président de la Commission épiscopale vénézuélienne (CEV). Si on s'éloigne de la Constitution, "on s'éloigne aussi de l'institution et on tombe dans la lutte pour des parts de pouvoir, dans la violence, dans l'anarchie et l'ingouvernabilité", a-t-il averti.

La prise de position de l’église vénézuélienne, qui s’oppose régulièrement à la révolution bolivarienne, ne favorise pas l’apaisement dans un pays déjà fortement polarisé et inquiet sur son avenir, estime Pierre-Philippe Berson. "L’Église reste un acteur influent dans un pays catholique à plus de 90 % même si ses régulières attaques contre Hugo Chavez l’ont éloigné des classes populaires", explique-t-il.

Tour à tour, la droite et l’Église ont également dénoncé un manque d'informations précises sur l'évolution de l'état de santé du président Chavez qui, à 58 ans, n'est plus apparu dans les médias publics depuis le 10 décembre. Devant le flou entretenu autour de la maladie du chef de l'État, l'opposition exige que la lumière soit faite sur son état de santé. Le dernier communiqué du gouvernement, publié lundi 7 janvier, déclarait qu'Hugo Chavez, hospitalisé à Cuba pour une quatrième opération de son cancer, souffrait d'une "insuffisance respiratoire" consécutive à une "grave infection pulmonaire" et se trouvait dans une "situation [médicale] stable".

"Chavez est un homme malade, sûrement mourant"

Dans ce bras de fer engagé avec le gouvernement, la droite dispose toutefois d’une marge de manœuvre restreinte. "Elle est affaiblie par les deux lourdes défaites électorales qu’elle a subies", rappelle Jean-Baptiste Mouttet, journaliste spécialiste du Venezuela et co-auteur de "Grande revanche indienne". Défaites lors de la présidentielle en octobre, où Chavez a recueilli 55,25 % des suffrages, et lors des régionales de décembre, où 20 des 23 régions ont été remportées par le Parti socialiste unifié (PSUV) au pouvoir.

"À l'inverse, Hugo Chavez a gagné en popularité depuis l’annonce de sa maladie", poursuit Jean-Baptiste Mouttet. "Les socialistes le savent et les cadres, comme le vice-président Nicolas Maduro, font souvent référence au dirigeant convalescent", précise-t-il. L’opposition n’est donc pas en mesure de critiquer le leader charismatique au pouvoir depuis 1999. "Il serait périlleux d’attaquer trop frontalement Chavez, confirme Pierre-Philippe Berson. C’est un homme malade, sûrement mourant. L’opposition ne doit pas passer pour des charognards qui dansent autour d’un malade." Le chef de l'opposition vénézuélienne Henrique Capriles l’a bien compris en se contentant de dénoncer, sur Twitter, "la paralysie de l'action gouvernementale".

Face aux attaques de la droite, le gouvernement dénonce des "manipulations" et une "guerre psychologique médiatique" qui visent à "déstabiliser" le pays, mais s’applique surtout à rester uni. "Nicolas Maduro, désigné par Chavez comme son successeur, est pour l'instant parvenu à ce que tous les socialistes marchent dans le même sens", note Jean-Baptiste Mouttet. Le PSUV, qui n’entend pas se laisser déstabiliser, a d’ailleurs appelé à une contre-manifestation le même jour autour du palais présidentiel en promettant la présence de plusieurs chefs d'État d'Amérique latine.

Première publication : 08/01/2013

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