Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Centrafrique : calme précaire dans la capitale, violences en province

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Au Cameroun, la population se mobilise pour l'éducation

En savoir plus

#ActuElles

Canada : les mystérieuses disparitions des femmes autochtones

En savoir plus

REPORTERS

Le meilleur des grands reportages de France 24 en 2014

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Retour sur les temps forts de l’année 2014

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Un troisième Bush à la Maison Blanche ?"

En savoir plus

DÉBAT

CAN-2015 : un défi pour le continent africain

En savoir plus

L'ENTRETIEN

"Il faut que Pékin réévalue ses politiques dans les régions tibétaines"

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Uruguay : la vie après Guantanamo

En savoir plus

Afrique

Échauffourées entre ouvriers en grève et police dans la région du Cap

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 09/01/2013

Les forces de l'ordre sud-africaines ont usé de balles en caoutchouc pour disperser une manifestation d'ouvriers agricoles en grève à De Doorns, dans la région du Cap. Les ouvriers réclament un salaire minimum de 150 rands (13 euros) par jour. 

Des échauffourées ont opposé la police à des ouvriers agricoles en grève mercredi 9 janvier dans la région du Cap. La police a tiré des balles en caoutchouc pour les disperser. Au moins 44 manifestants ont été arrêtés, et un policier légèrement touché par un jet de pierre.

Le mouvement de grève, qualifié de sauvage par les autorités car il ne respecte par les règles imposées par le droit du travail sud-africain, a été initié en novembre. Les ouvriers agricoles, dont beaucoup sont des saisonniers, réclament un salaire minimum de 150 rands (13 euros) par jour. Il est actuellement de 69 rands (six euros).

Suspendue en décembre suite à la mort de deux ouvriers dans des heurts avec la police, la grève a repris ce mercredi dans la région du Cap occidental, productrice de vin, de fruits et de légumes, largement exportés, y compris vers l'Europe. Le gouvernement refuse jusqu'à présent d'intervenir, arguant du fait que la loi prévoit que le salaire minimum ne peut être relevé qu'une fois par an, et que la dernière augmentation date de mars 2012.

"Travail d'esclaves"

Mercredi matin, les incidents les plus graves se sont déroulés aux abords de la localité de De Doorns. Plus de 3 000 grévistes se sont regroupés en dehors de la ville, sur la principale voie rapide. D'importantes forces de police se sont positionnées face à eux, à pied et en véhicules anti-émeute, pour leur interdire l'accès au centre-ville. Des affrontements ont opposé les deux groupes pendant près de deux heures. Les manifestants ont lancé des pierres sur les forces de l'ordre, qui ont répliqué par des tirs de balles en caoutchouc et de gaz lacrymogène.

D'autres incidents mineurs se sont déroulés dans la région. A Wolseley, à 60 kilomètres de De Doorns, la police a également empêché des grévistes de pénétrer en ville.

Les manifestants brandissaient des pancartes comparant leur situation à celle des employés noirs sous l'apartheid, le régime raciste aboli en 1994. La grande confédération syndicale sud-africaine Cosatu, alliée au pouvoir, a de son côté demandé aux consommateurs de boycotter les produits agricoles obtenus par "du travail d'esclaves".

L'Afrique du Sud observe avec inquiétude ce conflit, trois mois après les grèves sauvages des mineurs en août et septembre, qui s'étaient soldées par une soixantaine de morts, dont 34 grévistes abattus par la police à Marikana.

FRANCE 24 avec dépêches

 

Première publication : 09/01/2013

  • AFRIQUE DU SUD

    En Afrique du Sud, le conflit social avec les mineurs s’éternise

    En savoir plus

  • AFRIQUE DU SUD

    De nouveaux heurts éclatent dans des mines sud-africaines

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)