Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Les "MarocLeaks" inquiètent le pouvoir marocain

En savoir plus

#ActuElles

Jouets sexistes : le marketing des fabricants en cause

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Joyeux Noël... laïc !

En savoir plus

REPORTERS

Argentine : le bilan Kirchner

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Cuba - États-Unis : la fin de la guerre froide ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

La Grèce fait trembler les marchés

En savoir plus

À L’AFFICHE !

La personnalité tourmentée de "Mr. Turner"

En savoir plus

FOCUS

Vidéo : colère à Peshawar lors des funérailles des écoliers assassinés

En savoir plus

UNE COMÉDIE FRANCAISE

François Hollande, un recentrage à gauche ?

En savoir plus

Nos grands reporters et nos correspondants aux quatre coins du globe vous proposent des reportages long format. Ils viennent ensuite les décrypter en plateau. Le samedi, à 20h40.

REPORTERS

REPORTERS

Dernière modification : 22/01/2013

États-Unis, la loi des armes

Le 14 décembre, la fusillade de Newtown touchait l'Amérique en plein cœur. Ce jour-là, dans une école élémentaire, un jeune de 20 ans abattait vingt écoliers et six professeurs avec une arme de guerre. Ce massacre a relancé le débat sur le contrôle des armes à feu aux États-Unis. Notre reporter a enquêté.

Arrivé au Colorado, le décor est planté. Les grands espaces, les montagnes vertigineuses… et sur la route de l'aéroport, un panneau : "Tanner Gun Show". Une foire aux armes tristement célèbre pour avoir vendu des armes semi-automatiques ayant servi dans l'une des plus grandes tragédies américaines des dernières années : Columbine.

C'était il y a quinze ans, un matin d'avril. Deux lycéens abattaient douze de leurs camarades et un professeur. Et puis l'histoire s’est répétée à quelques kilomètres de là. L'été dernier, un jeune garçon a pris d'assaut une salle de cinéma armé d'un fusil semi-automatique. Bilan : 12 morts et 58 blessés.

Le spectre de la fusillade plane sur le Colorado. L'État est connu pour son "progressime" en matière d'armes. En juillet, il est devenu le premier à obliger les universités publiques à autoriser le port armes dans l'enceinte des établissements. Seize universités sont concernées.

En arrivant sur le campus de Boulder, je m'attends à assister à un débat, j'imagine des étudiants en colère contre cette loi. Pas du tout. Première surprise : une partie des étudiants ne semble même pas être au courant de la loi entrée en vigueur l’été dernier… Les autres, quant à eux, l'encouragent.

Je rencontre Katherine, 26 ans, étudiante en droit, polyglotte et végétarienne. Pour elle, il est important de distinguer "les affolés de la gâchette" des militants du port d'arme "dissimulé". À force d’insistance, elle finit par accepter de montrer son arme. Quand elle n'est pas dans son sac, elle la cache dans une gaine qui monte jusque dans le dos. La jeune étudiante porte un petit pistolet de la taille d’un Smartphone, toujours chargé de six balles.

"Background check"

Mais c'est dans les armureries que j'ai fait des découvertes surprenantes. Étalées sur les murs, des dizaines de fusils, catégorie snipers ou semi-automatiques. J'imagine que le processus pour obtenir une telle arme est complexe, qu'il faut passer un permis et prouver sa stabilité mentale. Après tout, ces armes peuvent tirer jusqu'à 60 cartouches par minute. Dans toutes les armureries, on m'affirme d’ailleurs que, pour obtenir ces fusils, il faut effectuer un "background check".

En réalité, je découvre que ce processus consiste en une simple demande d'extrait de casier judiciaire. Le permis, même s'il est conseillé, n'est pas obligatoire pour acheter une arme de guerre. Pire encore : je découvre que ce système ne prend pas en compte les internements psychiatriques ! C'est ainsi que le tueur de Virginia Tech a pu se procurer des armes en toute légalité...

Résignation face à la violence

Direction la Virginie, à la rencontre de Joe et de Mona Samaha. Ils habitent dans une banlieue aisée de la côte est des États-Unis, avec ses jardins et ses maisons coquettes. Dans l'entrée de leur maison trône une photographie géante de leur fille Reema, morte dans la tuerie de Virginia Tech.

Mona raconte qu'elle n'imaginait pas un instant que sa fille puisse figurer sur la liste des victimes. Les armes et ses drames semblaient appartenir à une autre Amérique que la sienne.

Cinq ans plus tard, la famille Samaha dresse un triste constat : plus les fusillades se succèdent, plus les armes gagnent du terrain aux États-Unis. C'est finalement l'un des aspects les plus marquants de ce reportage : cette résignation face à la violence. Et cette certitude qui habite tous les Américains : dans une semaine, un mois ou dix ans, une nouvelle tuerie traumatisera le pays.
 

Un reportage de Rayan Hindi et Stéphanie Brillant.

Par Rayan Hindi

COMMENTAIRE(S)

Les archives

19/12/2014 Argentine

Argentine : le bilan Kirchner

La présidente argentine est adulée ou détestée. Celle qu’on surnomme "la nouvelle Eva Perón" ne laisse pas indifférent. En 2007, Cristina Kirchner succédait à son mari à la...

En savoir plus

10/02/2014 Cameroun

Centrafrique, le convoi de l’espoir

En Centrafrique, malgré la présence des militaires français venus en appui de la mission des Nations unies, sous la houlette de l'Union africaine, la situation reste tendue. Des...

En savoir plus

12/12/2014 Chine

Chine : "Africatown" à Canton

Avec 12 millions d’habitants, Canton, dans le sud de la Chine est la troisième ville la plus peuplée du pays, après Shanghai et Pékin. Depuis l'ouverture économique, il y a de...

En savoir plus

05/12/2014 Juifs

Les juifs français ont-ils raison d’avoir peur ?

"Pour la première fois depuis 70 ans, la France est devenue un pays d’émigration juive." Tel est le constat amer que dresse Joël Mergui, président du Consistoire central...

En savoir plus

28/11/2014 Liban

Liban : Chebaa au cœur de la poudrière

Chebaa, petit village sunnite du Sud-Liban, est situé au cœur du fief du Hezbollah, mais aussi au carrefour entre Israël et la Syrie. À l’heure où la guerre fait rage dans cette...

En savoir plus