Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

ICI L'EUROPE

Terrorisme : que peut faire l’Union européenne pour traiter les racines du mal ?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Référendum en Grèce : le saut dans l'inconnu

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Référendum en Grèce : "Respectez le 'non' du peuple grec"

En savoir plus

FOCUS

Exclusif : en Libye, l'éprouvante détention de migrants subsahariens

En savoir plus

FOCUS

Zhongguancun, laboratoire de l'économie chinoise de demain

En savoir plus

TECH 24

Les nouveaux innovateurs

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Tunisie : les touristes algériens très attendus

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

François Hollande achève sa tournée africaine au Cameroun

En savoir plus

REPORTERS

La Libye en quête d'unité

En savoir plus

Nos grands reporters et nos correspondants aux quatre coins du globe vous proposent des reportages long format. Ils viennent ensuite les décrypter en plateau. Le samedi à 22h10.

REPORTERS

REPORTERS

Dernière modification : 22/01/2013

États-Unis, la loi des armes

Le 14 décembre, la fusillade de Newtown touchait l'Amérique en plein cœur. Ce jour-là, dans une école élémentaire, un jeune de 20 ans abattait vingt écoliers et six professeurs avec une arme de guerre. Ce massacre a relancé le débat sur le contrôle des armes à feu aux États-Unis. Notre reporter a enquêté.

Arrivé au Colorado, le décor est planté. Les grands espaces, les montagnes vertigineuses… et sur la route de l'aéroport, un panneau : "Tanner Gun Show". Une foire aux armes tristement célèbre pour avoir vendu des armes semi-automatiques ayant servi dans l'une des plus grandes tragédies américaines des dernières années : Columbine.

C'était il y a quinze ans, un matin d'avril. Deux lycéens abattaient douze de leurs camarades et un professeur. Et puis l'histoire s’est répétée à quelques kilomètres de là. L'été dernier, un jeune garçon a pris d'assaut une salle de cinéma armé d'un fusil semi-automatique. Bilan : 12 morts et 58 blessés.

Le spectre de la fusillade plane sur le Colorado. L'État est connu pour son "progressime" en matière d'armes. En juillet, il est devenu le premier à obliger les universités publiques à autoriser le port armes dans l'enceinte des établissements. Seize universités sont concernées.

En arrivant sur le campus de Boulder, je m'attends à assister à un débat, j'imagine des étudiants en colère contre cette loi. Pas du tout. Première surprise : une partie des étudiants ne semble même pas être au courant de la loi entrée en vigueur l’été dernier… Les autres, quant à eux, l'encouragent.

Je rencontre Katherine, 26 ans, étudiante en droit, polyglotte et végétarienne. Pour elle, il est important de distinguer "les affolés de la gâchette" des militants du port d'arme "dissimulé". À force d’insistance, elle finit par accepter de montrer son arme. Quand elle n'est pas dans son sac, elle la cache dans une gaine qui monte jusque dans le dos. La jeune étudiante porte un petit pistolet de la taille d’un Smartphone, toujours chargé de six balles.

"Background check"

Mais c'est dans les armureries que j'ai fait des découvertes surprenantes. Étalées sur les murs, des dizaines de fusils, catégorie snipers ou semi-automatiques. J'imagine que le processus pour obtenir une telle arme est complexe, qu'il faut passer un permis et prouver sa stabilité mentale. Après tout, ces armes peuvent tirer jusqu'à 60 cartouches par minute. Dans toutes les armureries, on m'affirme d’ailleurs que, pour obtenir ces fusils, il faut effectuer un "background check".

En réalité, je découvre que ce processus consiste en une simple demande d'extrait de casier judiciaire. Le permis, même s'il est conseillé, n'est pas obligatoire pour acheter une arme de guerre. Pire encore : je découvre que ce système ne prend pas en compte les internements psychiatriques ! C'est ainsi que le tueur de Virginia Tech a pu se procurer des armes en toute légalité...

Résignation face à la violence

Direction la Virginie, à la rencontre de Joe et de Mona Samaha. Ils habitent dans une banlieue aisée de la côte est des États-Unis, avec ses jardins et ses maisons coquettes. Dans l'entrée de leur maison trône une photographie géante de leur fille Reema, morte dans la tuerie de Virginia Tech.

Mona raconte qu'elle n'imaginait pas un instant que sa fille puisse figurer sur la liste des victimes. Les armes et ses drames semblaient appartenir à une autre Amérique que la sienne.

Cinq ans plus tard, la famille Samaha dresse un triste constat : plus les fusillades se succèdent, plus les armes gagnent du terrain aux États-Unis. C'est finalement l'un des aspects les plus marquants de ce reportage : cette résignation face à la violence. Et cette certitude qui habite tous les Américains : dans une semaine, un mois ou dix ans, une nouvelle tuerie traumatisera le pays.
 

Un reportage de Rayan Hindi et Stéphanie Brillant.

Par Rayan Hindi

COMMENTAIRE(S)

Les archives

03/07/2015 Libye

La Libye en quête d'unité

Deux gouvernements et deux armées se font face en Libye. D’un côté, les milices islamistes de Fajr Libya qui contrôlent Tripoli depuis bientôt un an. De l’autre, le gouvernement...

En savoir plus

26/06/2015 Kenya

Kenya : la terreur shebab

Deux ans après le massacre du centre commercial de Nairobi, le Kenya continue de s’enfoncer dans l’horreur. En avril dernier, les Shebab ont abattu froidement 148 étudiants de...

En savoir plus

07/11/2014 Liberia

Liberia : Ebola, la menace au quotidien

Le Liberia est l’un des pays les plus touchés par l'épidémie d’Ebola, avec la Sierra Leone et la Guinée. Retrouvez ce reportage de Katerina Vittozi, initialement publié en...

En savoir plus

12/06/2015 Birmanie

L’exode des Rohingyas : fuir au péril de leur vie

En Birmanie, la minorité apatride des Rohingyas, estimée à 1,3 million de personnes, est systématiquement victime de discrimination de la part des autorités mais aussi des moines...

En savoir plus

05/06/2015 Ukraine

Vidéo : en Ukraine, une drôle de guerre à Marioupol

Depuis le début de la guerre dans l’est de l’Ukraine, Marioupol a déjà repoussé trois offensives des séparatistes pro-russes. Avec les accords de Minsk conclus en février dernier...

En savoir plus