Dernière modification : 14/01/2013 

- Al-Qaïda au Maghreb islamique - Ansar Dine - Armée française - France - François Hollande - Mali


La France se félicite d'avoir stoppé la progression des islamistes au Mali

"Un coup d'arrêt a été porté à nos adversaires" au Mali, a déclaré samedi le président François Hollande au lendemain du début de la contre-offensive qui a coûté la vie à un pilote français et à 11 soldats de l'armée régulière malienne.

Par Anne SOETEMONDT (vidéo)
Dépêche (texte)
 

La France, intervenant en soutien à l'armée malienne, a stoppé samedi 12 janvier l'avancée des islamistes dans le centre du Mali, où les pays d'Afrique de l'Ouest accélèrent leurs préparatifs pour déployer leurs troupes.

L'armée malienne a enregistré dans ses rangs 11 morts, une soixantaine de blessés, et un officier français a été tué lors des combats contre les islamistes à Konna (centre), selon une déclaration du président malien Dioncounda Traoré lue samedi à la télévision publique.

"Un coup d'arrêt a été porté à nos adversaires" au Mali, a déclaré samedi soir le président français François Hollande, réaffirmant que l'intervention française "n'a pas d'autre but que la lutte contre le terrorisme". 

L'intégralité de l'allocution de François Hollande samedi

Selon le ministre de la Défense, l'officier français a été mortellement blessé vendredi lors d'un raid hélicoptères "contre une colonne terroriste" se dirigeant vers deux villes de la partie sud du pays.

Ce raid vendredi "a permis la destruction de plusieurs unités" islamistes et a "stoppé leur progression", a affirmé le ministre, faisant également état de la participation aux opérations d'avions de combat Mirage 2000 et Mirage F1 - basés à N'Djamena.
La ville de Konna sous contrôle
 
"Nous avons fait des dizaines de morts, même une centaine de morts parmi les islamistes à Konna. Nous contrôlons la ville, totalement", a affirmé un officier malien depuis Mopti (centre), région marquant la limite entre le nord et le sud du pays.
 
Une source sécuritaire régionale a fait état d'"au moins 46 islamistes" tués, alors qu'un habitant de Konna a dit avoir "vu des dizaines de corps" d'hommes portant des tuniques arabes et des turbans.
 
Selon l'armée malienne, les "dernières poches de résistance" étaient nettoyées après la contre-attaque réussie pour reconquérir la ville et enrayer l'offensive jihadiste.
Des unités françaises ont par ailleurs été déployées à Bamako pour y assurer la sécurité des quelque 6.000 ressortissants français. Des éléments des forces prépositionnés en Afrique, venus notamment de Côte d'Ivoire et du Tchad, sont arrivés sur l'aéroport de la capitale, selon une source militaire.
 
Le président Hollande a par ailleurs annoncé un renforcement, "dans les meilleurs délais" des mesures antiterroristes en France.
 
Alors que la situation militaire était gelée, les combats avaient repris cette semaine dans le centre du pays. A plus de 700 km de Bamako, Konna était tombée jeudi aux mains des jihadistes qui occupent depuis plus de neuf mois le nord du Mali. Cette vaste région désertique est depuis avril 2012 un sanctuaire pour les groupes islamistes, notamment Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) qui détient huit otages français.
 
La contre-attaque franco-malienne est partie de Sévaré, localité à 70 km au sud de Konna, dotée du plus important aéroport de la région, où avaient atterri jeudi les éléments des forces spéciales françaises prépositionnées depuis des mois au Burkina Faso voisin.
 
"La reconquête du nord a commencé"
 
A la suite de ses pairs ouest-africains et de l'Union africaine, M. Traoré a remercié François Hollande pour avoir lancé l'opération baptisée "Serval".
 
De son côté, le capitaine Amadou Sanogo, chef des putschistes de mars 2012 et d'un comité militaire officiel, a estimé que La France avait joué "un rôle capital" aux côtés de l'armée malienne.
 
Washington, qui a dit "partager l'objectif de la France de retirer aux terroristes leur sanctuaire dans la région", envisage de lui apporter un appui "logistique", du ravitaillement en vol et des drones de surveillance, selon un haut-responsable américain.
 
La Grande-Bretagne va également fournir une assistance militaire logistique à Paris mais ne déploiera pas de personnel en situation de combat, a annoncé pour sa part le bureau du Premier ministre David Cameron.
 
Face à l'urgence, le Burkina Faso, le Niger et le Sénégal ont annoncé le déploiement chacun d'un bataillon de 500 hommes.
 
Depuis plusieurs mois, l'Afrique de l'Ouest a proposé l'envoi, avec l'aval de l'ONU, d'une force armée africaine de plus de 3.300 hommes, que des pays européens, dont la France, l'ancienne puissance coloniale, ont promis d'aider logistiquement, pour la reconquête du Nord du Mali.
 
Vendredi, la Communauté des Etats d'Afrique de l'ouest (Cédéao) avait autorisé "l'envoi immédiat de troupes sur le terrain" pour épauler l'armée malienne "dans le cadre de la Misma (Force internationale de soutien au Mali)".
 
"Les forces (ouest-africaines) sont en train de se positionner (...), c'est la reconquête du nord Mali qui vient de commencer", a assuré à l'AFP le ministre ivoirien l'intégration africaine, Ally Coulibaly.
 
"L'objectif n'est pas seulement (...) d'empêcher que les jihadistes ne descendent vers le sud, mais surtout, c'est de reconquérir les positions de Tombouctou, Gao, Kidal", les trois principales villes du Nord, selon M. Coulibaly.
 
Mopti, dernier verrou stratégique avant Bamako
Par Matthieu MABIN, envoyé spécial au Mali

 

Le Nigeria n'a pas encore précisé son niveau de participation à la MISMA, mais a déjà dépêché une équipe technique de l'armée de l'air, ainsi que le futur commandant de la force africaine, qui sera nigérian.
 
Acteur clé et plutôt hostile à une intervention militaire étrangère --en particulier française--, l'Algérie a exprimé son soutien "sans équivoque" aux autorités de transition maliennes, condamnant fermement "les attaques des groupes terroristes".
Un haut responsable russe a toutefois estimé que "toute opération en Afrique peut et doit se faire exclusivement sous l'égide de l'Onu et de l'Union africaine".
 
La France avait demandé vendredi au Conseil de sécurité de l'ONU l'accélération de la mise en oeuvre de la résolution 2085, approuvée le 20 décembre et qui autoriserait notamment le déploiement par étapes de la Misma. Pour justifier son intervention, Paris a mis en avant l'article 51 de la charte de l'ONU qui mentionne "le droit de légitime défense, individuelle ou collective", en cas "d'agression armée" d'un pays membre de l'ONU.
 
L'ancien Premier ministre de Jacques Chirac Dominique de Villepin a estimé dimanche dans une tribune au Journal du Dimanche (JDD) qu'"aucune des conditions de la réussite n'est réunie" au Mali.

AFP

La ligne de front malienne, le 14 janvier

 

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(8) Réactions

la France regrettera aussi

la France regrettera aussi d’avoir ouvert la porte de kamikazes dans les capitales des pays de l'Afrique de L'OUEST : Dakar,Bamako,Niamey,ça sera le carnage ,que DIEU ait pitié des âmes qui tomberont dans les jours avenirs et ceux d'otages détenues au nord mali.

la France regrettera aussi

la France regrettera aussi d’avoir ouvert la porte de kamikazes dans les capitales des pays de l'Afrique de L'OUEST : Dakar,Bamako,Niamey,ça sera le carnage ,que DIEU ait pitié des âmes qui tomberont dans les jours avenirs et ceux d'otages détenues au nord mali.

Pour la Syrie, l'Occident

Pour la Syrie, l'Occident soutien les syriens modérés, les islamistes ont profité du chaos pour s’immiscer dans ce conflit.
Je rappel que les pays Occidentaux s’inquiètent de l’existence de ces groupes extrémistes en Syrie mais ils ne peuvent pas non plus abandonné les syriens modérés.
Tant que la Chine et la Russie mettent le véto sur le conflit syrien on en peu qu'attendre de voir si les syriens modéré vont arriver à contrôler les islamistes radicaux.

Bruno, vous devriez vous

Bruno, vous devriez vous mêler à la communauté malienne de France et l'écouter, quasi tous fervents musulmans, vous n'y trouverez aucun défenseur des islamistes et beaucoup de soulagement après l'intervention franco-africaine. Vous connaissez apparemment fort mal tout cela. Renseignez-vous sur ce qui se passe réellement dans ce magnifique pays, qui a toujours été un pays de tolérance.

Tyrion on sait très bien que

Tyrion on sait très bien que pour l'occident il y a les bons musulmans Ceux qui se soumettent et qui ne menacent pas israel et les méchants ceux qui sont libres et qui REVENDIQUENT leur indépndance vis-à-vis de l'occident En échange de leur soumission on leur promet parfois la charia comme en libye ou en syrie contre la sécuritéé d'israel Ceux que vous appelez islamistes sont au gré de la géopolitique nos alliés ou nos ennemis !!!

@ Bruno : Le Mali est un pays

@ Bruno : Le Mali est un pays à majorité musulman, vous sous entendez que les soldats maliens qui se battent contre les islamistes radicaux ne sont pas des musulmans ?
Les meurtriers seront ceux qui tueront les otages, ce sera considéré comme un acte de lâcheté.

Alors inconnus jusqu'alors

Alors inconnus jusqu'alors bientôt des attentats suicides à bamako La spirale de la haine et de la guerre asymétrique !!!

Est-ce qu'elle se félicite

Est-ce qu'elle se félicite aussi de provoquer bientôt l'égorgement de nos otages en direct et de mettre en danger tous nos intérets dans le monde ! C'est bien là la satisfaction primaire d'un état islamophobe qui ne mesure pas les conséquences de ses actes !!!

 
 
 
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