- Al-Qaïda au Maghreb islamique - Ansar Dine - Armée française - France - François Hollande - Mali
Bombardés, les djihadistes du Nord-Mali menacent de s’en prendre à la France
Les bombardements de l’aviation française qui ont débuté le 11 janvier au Nord-Mali se sont poursuivis tout le week-end. La France, qui a, pour l'heure, envoyé 550 hommes sur place, réclame le déploiement rapide d’un contingent africain.
"La France a attaqué l'islam. Nous allons frapper le cœur de la France." Lundi 14 janvier, au quatrième jour d’intervention française au Mali, Abou Dardar, l'un des responsables du Mouvement pour l'unicité et le djihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) a laissé entendre que les djihadistes basés dans le nord du Mali, et dont les positions sont bombardées par les forces françaises, pourraient s’en prendre à la France. Selon un proche d’Abou Dardar le "cœur" de la France peut être "partout. À Bamako, en Afrique et en Europe".
Dimanche, pour la seule ville de Gao, fief des rebelles au nord du pays, plusieurs dizaines de djihadistes ont été tués lors d’intenses bombardements des forces françaises, selon plusieurs témoignages. "Le bilan est lourd dans le camp des islamistes. Ils ont perdu énormément en logistique et des hommes. Le chiffre de 60 victimes n'est pas du tout exagéré à Gao. Le bilan est même certainement plus élevé", a indiqué un responsable régional de la sécurité.
Outre Gao où les raids ont été conduits par quatre avions de chasse Rafale, les frappes aériennes françaises ont également ciblé une importante base islamiste près de Kidal, à plus de 1 500 kilomètres de Bamako. Un autre camp de combattants djihadistes a été visé à Léré, près de la Mauritanie, ainsi que plusieurs cibles dans la localité de Douentza, à 800 kilomètres au nord de la capitale Bamako, selon des témoins et une source de sécurité locale cités.
Arrêt de la progression des djihadistes
Répartis entre Bamako et Mopti, les militaires français déployés au Mali sont au nombre de 550, selon le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian.
"Il y a des raids en permanence. Il y en a en ce moment, il y en a eu cette nuit, il y en aura demain", a déclaré dimanche le ministre de la Défense ajoutant que, sans l’action de la France, Bamako serait tombée aux mains des islamistes en "deux ou trois jours".
Pour sa part, le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, a indiqué que la progression des groupes islamistes vers le sud du pays était désormais stoppée. Il a également précisé que l'Algérie, pourtant longtemps réticente, avait donné son autorisation pour un survol de son territoire par les avions français.
Soutien international
Toujours selon Laurent Fabius, plusieurs nations européennes, comme le Royaume-Uni et le Danemark, ont apporté leur "soutien pratique". Londres compte envoyer deux avions pour "aider à transporter rapidement vers le Mali des troupes étrangères et des équipements". En revanche, "aucun personnel britannique en situation de combat" ne sera déployé sur place, a indiqué Downing Street dans un communiqué. Les missions doivent débuter ce lundi, à partir de la base aérienne 105 d'Evreux "qui servira de plate-forme d'appui en France pour acheminer le fret", a précisé à l'AFP le colonel Jean-Pascal Breton, chef du Sirpa Air [Service d'information et de relations publiques de l'armée de l'air, ndlr].
Washington, pour sa part, a également annoncé sa participation : "Les Américains vont nous seconder dans cette opération, à la fois en terme de renseignement et en terme de soutien logistique et de ravitaillement en vol, donc il y a une solidarité totale de la part des États-Unis", a déclaré Jean-Yves Le Drian.
Mobilisation des troupes de la Cédéao
François Hollande, en appelle désormais à la mobilisation rapide des troupes de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), dans le cadre d'un mandat conféré par la résolution 2085 adoptée en décembre par le Conseil de sécurité de l'ONU.
Le président ivoirien Alassane Ouattara, dont le pays exerce la présidence tournante de la Cédéao, a enclenché la procédure permettant l'envoi de 3 300 militaires ouest-africains promis notamment le Sénégal, le Niger et le Burkina Faso qui enverront 500 hommes chacun. Le Bénin a annoncé, pour sa part, la mobilisation de 300 hommes en renfort. Cependant, les experts militaires doutent de la capacité des troupes africaines à reconquérir le nord du Mali. Le Nigeria, qui devrait pourtant prendre la tête de la force de la Cédéao, a lui-même laissé entendre qu'il faudrait du temps pour équiper et former ce contingent.
Selon les responsables maliens, 11 soldats de l’armée régulière malienne ont trouvé la mort et 60 autres ont été blessés depuis le début de la contre-offensive. Un pilote d’hélicoptère français a également été tué. L'ONG Human Rights Watch (HRW) a fait état pour sa part d'environ dix civils tués dont trois enfants.
Du côté des djihadistes, aucun bilan n’a, pour l’heure, été communiqué. Un haut responsable du groupe islamiste armé Ansar Dine, Abdel Krim dit "Kojak", a péri dans les combats à Konna, une ville du centre du pays tombée aux mains des islamistes le 10 janvier puis reprise le lendemain, selon une source sécuritaire malienne. Abdel Krim est considéré comme l'un des lieutenants du chef d'Ansar Dine, Iyad Ag Ghaly.
FRANCE 24 avec dépêches



























Réagissez à cet article
(6) Réactions
La France a encore sa sale
La France a encore sa sale main coloniale sur la moitié de l'Afrique. Quelle honte en plein XXIeme siècle!
La France a toujours sa sale
La France a toujours sa sale main coloniale sur la moitié de l'Afrique. Quelle honte en plein XXIeme siècle!
bravo a la france et je dit
bravo a la france et je dit la honte a la cedeao
Voila ce que j'appel un
Voila ce que j'appel un moment strategique pour mes leaders Musulments. C'est le moment ideal pour dennoncer et denigrer la betise des ces terroristes qui maintenant crie "LA FRANCE A ATAQUE L'ISLAM". Lors qu'ils envahisent et tue le Mali, ils dise avoir une mission divine. depuis quand? c'est le moment de de faire entendre la voie a la dimenttion des masacre et des violance faite a la population.
Abou Dardar ou abu-Dardâr,
Abou Dardar ou abu-Dardâr, selon, abou-ceci, abou-cela:
C'est clair, ce sont eux les méchants et nous sommes
les gentils ...
Pas vrai ?
"Moi" l'islamiste normal, franchement je préfère écouter
cette vidéo ci-dessous, tout en restant critique et vigilant :
http://french.irib.ir/galeries/videos/item/236612-analyse-du-conflit-malien
Salut.
Au secours ou sont ils
Au secours ou sont ils ????...( ARMÉE DU MALI )