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Afrique

Des blindés français prennent la direction du nord du pays

© AFP | Soldats français sur la base de Bamako.

Vidéo par Mounia Ben Aïssa

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 15/01/2013

En attendant l'arrivée de la force ouest-africaine, la France a poursuivi ses frappes aériennes ce mardi. Une colonne de blindés a par ailleurs quitté Bamako en direction du nord, laissant présager l'engagement de troupes au sol dans le conflit.

Les quelque 750 soldats français actuellement déployés au Mali poursuivent l’offensive au cinquième jour de l’opération "Serval". Retour sur les derniers événements marquants. :

  • Un colonne de blindés français a quitté Bamako ce mardi et a pris la direction du nord du Mali, tenu par les mouvements islamistes, a-t-on appris de source militaire française. Parallèlement, des centaines de soldats maliens et français ont fait route vers Diabali, prise lundi par les islamistes. 
  • Forces en présence au Mali

    L'opération Serval compte actuellement :

    Au sol

    Contingent français
    3 500 soldats français sont déployés dans le cadre de l'opération Serval.

    Troupes envoyées par les États africains
    Huit pays d'Afrique de l'Ouest membres de la Cédéao - le Nigeria, le Togo, le Bénin, le Sénégal, le Niger, la Guinée, le Ghana et le Burkina Faso - plus le Tchad ont annoncé leur contribution à la Mission internationale de soutien au Mali (Misma). Au total, ce seront quelque 8 000 soldats du continent africain qui seront déployés au Mali pour prendre le relais de l'armée française.

    Pour l'heure cependant, seuls 1 900 d'entre eux ont été déployés dans le pays.

    Forces aéronavales 

    Le dispositif est basé à N'Djamena (Tchad) et à Bamako : il s'agit de 4 Rafale, 6 Mirage 2000 D, 5 avions-ravitailleurs et 2 F1-CR de reconnaissance.

    Des Rafale mis en état d'alerte peuvent intervenir directement depuis la France, tout comme 6 Rafale stationnés à Abou Dhabi.

    Lors de sa conférence de presse, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a déclaré que la France était engagée dans une "lutte implacable contre le terrorisme". "Nous sommes face à un adversaire agile, bien entraîné et apte à se dissimuler dans le relief et la végétation". Il a précisé que les forces françaises ont 4 missions : aider les forces maliennes à arrêter la progression des terroristes vers le sud, frapper leurs bases arrières, envoyer un signal fort de soutien à Bamako et faire en sorte de préparer l'intervention des forces armées africaines. 
  • Sur le terrain, Le Drian a confirmé que l'armée malienne n'a pas repris la ville de Konna et que les groupes terroristes se sont emparés de Diabali
  • Lors d'une conférence de presse, mardi 15 janvier, à Abou Dhabi, aux Émirats arabes unis, le président français, François Hollande, a défendu l'engagement militaire de la France au Mali. Il a rappelé les trois buts de cette intervention : "arrêter l'agression, sécuriser Bamako et permettre au Mali de recouvrer son intégrité territoriale". Concernant le sort des terroristes, il a précisé que l'objectif était de "les détruire, les faire prisonniers, et faire en sorte qu'ils ne puissent plus nuir."

  • Plus tôt, toujours depuis les Émirats arabes unis, François Hollande avait affirmé que les militaires français déployés au Mali étaient, à présent, au nombre de 750. En cas de besoin, les six avions Rafale présents sur la base d’Abou Dhabi et une partie de ses 700 soldats, pourront être mobilisés pour participer à l'opération "Serval".

    Selon le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, le chiffre de 2 500 soldats français "sera atteint progressivement." Toutefois, le chef de l’État a expressément souligné qu'il souhaitait "laisser la place aux forces africaines le plus rapidement possible."

 

  • Des bombardements des forces françaises ont eu lieu à Diabali, ville située à 400 km au Nord de Bamako dont les islamistes s'étaient emparés la veille.
  • Les premiers soldats nigérians seront envoyés au Mali dans les 24 heures, a annoncé, ce mardi 15 janvier, le porte-parole des armées du Nigeria. Il s'agira de la première troupe africaine à rejoindre les soldats français sur le terrain.
  • L'armée française a annoncé ce mardir l’arrivée, à Bamako, d’une colonne de blindés français en provenance directe de Côte d'Ivoire. Par ailleurs, les renforts de la Cédéao (Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest) devraient commencer à se déployer la semaine prochaine.

  • À la demande de Paris, le Conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni lundi 14 janvier à New York, dans l’après-midi. La France a fait part à ses partenaires des progrès de son intervention au Mali contre les groupes islamistes du Nord et obtenu leur soutien. "Tous nos partenaires ont reconnu que la France agit en conformité avec la légalité internationale et la charte de l'ONU", a assuré l'ambassadeur français à l'ONU Gérard Araud à l’issue de cette réunion à huis clos.

Le diplomate français a également rappelé que la priorité de la France était "la mise en œuvre rapide de la résolution 2085 de l'ONU." Adoptée le 20 décembre, cette résolution donne le feu vert à la Mission internationale de soutien au Mali (MISMA) qui prévoit le déploiement de troupes internationales mais aussi un processus de réconciliation politique et des négociations avec les rebelles du Nord non apparentés au terrorisme.

Mais certains, comme Washington, émettent des réserves quant à la mise en place de la MISMA. "Les États-Unis se sont toujours posés des questions sur la viabilité du concept", a déclaré l'ambassadrice américaine Susan Rice, estimant qu’il fallait "revoir presque de fond en comble" le schéma de la MISMA "étant donné que les circonstances sur le terrain ont beaucoup changé".

 

  • En France, le Parlement débattra mercredi 16 janvier de l'intervention militaire au Mali. La classe politique soutenant, à quelques exceptions près, l’action du chef de l’État, la session s’annonce consensuelle. "Il est clair qu'il y aura une unité complète sur la décision qui a été prise par le président de la République de réagir en urgence contre la descente des islamistes terroristes sur (la capitale) Bamako", a confié lundi le député UMP Pierre Lellouche à la sortie d'une réunion d'information avec le Premier ministre Jean-Marc Ayrault. "Nous exprimons notre soutien dans le cadre de l'engagement de nos forces, c'est un principe absolu, pour le reste nous pouvons émettre des souhaits complémentaires mais rien qui ne puisse gêner l'exécutif", a ajouté, pour sa part, le dirigeant de l'Union des démocrates et indépendants (UDI) Jean-Louis Borloo. Se réjouissant de l’unité de la classe politique française, Jean-Marc Ayrault a estimé qu’il s’agissait de "notre atout le plus précieux face à la menace des groupes terroristes."
  • Un hommage national au lieutenant Damien Boiteux, "mort pour la France" vendredi dernier, au premier jour de l’opération "Serval", a été rendu mardi 15 janvier aux Invalides à Paris. La cérémonie présidée par le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a commémoré la mémoire de ce pilote quadragénaire, ayant servi l’armée pendant plus de deux décennies. Il est pour l’heure, la seule victime à déplorer côté français. De son côté, l'armée malienne a enregistré dans ses rangs onze morts et une soixantaine de blessés dans les combats menés conjointement contre les islamistes.
    Cliquer pour agrandir
  • Les bombardements intenses des forces françaises durant le week-end ont conduit les djihadistes à évacuer, la plupart des grandes villes qu’ils occupaient au Nord. Ce qui n'a pas empêché les djihadistes de menacer Paris de représailles, ce lundi 14 janvier, date à laquelle ils se sont également emparés de Diabali. "La France a attaqué l'islam. Nous allons frapper le cœur de la France. Partout. À Bamako, en Afrique et en Europe", a prévenu Abou Dardar, l'un des responsables du Mouvement pour l'unicité et le djihad en Afrique de l'Ouest (Mujao).

 

  • Dans le Nord, l'armée française a bombardé, lundi 14 janvier, les positions djihadistes dans la ville de Douentza. Les combattants islamistes avaient déjà fui la ville. À Gao, fief des rebelles, les insurgés se sont dispersés. Plusieurs dizaines d’entre eux ont été tués lors d’intenses bombardements, la veille. "Le bilan est lourd dans le camp des islamistes. Ils ont perdu énormément en logistique et en hommes. Le chiffre de 60 victimes n'est pas du tout exagéré à Gao. Le bilan est même certainement plus élevé", a indiqué un responsable régional de la sécurité. Dans l’Est, Le Drian affirme que la progression des djihadistes est totalement bloquée, tandis qu’au centre, la ville stratégique de Konna a été désertée par les terroristes. Pour les forces françaises, le point le plus critique se situe à l’Ouest, selon les dernières indications de Jean-Yves Le Drian. Les extrémistes y sont particulièrement dangereux et très armés.

 

  • Les rebelles touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) se disent "prêts à aider" la France dans son intervention militaire au Mali. Après s'être associé aux groupes islamistes en mars dernier pour conquérir le nord du pays, le MNLA, qui réclame aujourd'hui l'autodétermination de la région, en avait été évincé par ses anciens alliés.
  • Le ministre malien des Affaires étrangères, Tiéman Coulibaly, a été reçu, le 14 janvier, au Quai d'Orsay, à Paris, par Laurent Fabius. "Nous avons fait le point sur la situation sur le terrain, sur l'apport des troupes africaines, sur la nécessité d'une action sécuritaire aujourd'hui et d'une action politique dans un futur proche", a précisé Laurent Fabius lors de sa conférence de presse lundi soir.

Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, le 14 janvier 2013

FRANCE 24 avec dépêches

Première publication : 15/01/2013

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