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Asie - pacifique

Un imam à l'origine d'un sit-in massif pour demander la dissolution du Parlement

©

Vidéo par Nathalie PEREZ

Texte par Amara MAKHOUL-YATIM

Dernière modification : 15/01/2013

Des dizaines de milliers de Pakistanais sont rassemblés au cœur d’Islamabad ce mardi pour réclamer la dissolution du Parlement. À l’origine de cette manifestation inhabituelle au Pakistan, l’imam Qadri, peu connu jusqu’à présent.

Il vient du Canada et était inconnu sur la scène politique pakistanaise il y a quelques mois encore. L’imam Tahir ul-Qadri est néanmoins à l’origine d’un rassemblement massif entamé lundi à Islamabad, qui a dégénéré en échauffourées entre police et manifestants. Les heurts se poursuivaient mardi matin, dans la capitale pakistanaise, d’ordinaire calme.

À l’appel du religieux soufi, des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées

La Cour suprême ordonne l'arrestation du Premier ministre pour corruption présumée

La Cour suprême du Pakistan a ordonné mardi l'arrestation du Premier ministre Raja Ashraf, soupçonné avec une quinzaine d'autres personnes de corruption dans une affaire de contrats énergétiques illégaux, a annoncé à l'AFP un avocat gouvernemental, Aamir Abbas.

Proche du président Asif Ali Zardari, M. Ashraf avait été nommé Premier ministre en juin dernier en remplacement de Yousuf Raza Gilani, poussé à la démission par la Cour suprême pour avoir refusé de rouvrir une ancienne enquête pour corruption visant M. Zardari.

Cette annonce intervient dans une période de vives tensions pour le pouvoir, contesté depuis lundi soir au cœur de la capitale Islamabad par plusieurs milliers de personnes menées par un chef religieux influent qui dénonce l'"incompétence" et la "corruption" des autorités.

(Source AFP)

 

dans la soirée dans le centre de la capitale Islamabad. Tahir ul-Qadri les a appelés à mener une "évolution pacifique" pour dénoncer la "corruption" et l'"incompétence" du pouvoir et démocratiser le pays.

Cette initiative se veut une démonstration de force alors que les prochaines élections législatives prévues mi-mai se profilent. Selon les termes de la Constitution pakistanaise, un gouvernement de transition doit être nommé après la fin de la législature et la dissolution du Parlement, prévues mi-mars, pour gérer les affaires courantes du pays jusqu'à l'entrée en fonction du prochain gouvernement issu des élections.

Or l’imam Qadri plaide pour que cette administration provisoire soit formée en consultation avec l'armée et la justice, et non par les seuls grands partis traditionnels, qui confisquent selon lui le pouvoir au détriment des masses démunies. Elle pourra alors, selon lui, réformer pour faire en sorte que des "gens honnêtes" soient élus.

Véritable démocrate ou pantin de l'armée ?

Mais d’aucuns le soupçonnent toutefois d'être manipulé par la puissante armée ou par des pays étrangers afin de faire dérailler le processus électoral et discréditer les partis traditionnels. Rentré en décembre du Canada où il vivait en exil depuis sept ans, Tahir ul-Qadri, religieux modéré, est le fondateur de l'organisation Minhaj ul-Quran (La voie du Coran), présente à travers tout le pays et à l'étranger. Il s’est fait connaître par une fatwa qu’il a prononcée en 2010 condamnant le terrorisme et les attentats-suicides. Selon lui, ces pratiques sont un détournement du djihad, la guerre sainte.

Pour convaincre les Pakistanais d’adhérer à son mouvement contre le gouvernement en place et faire connaître ses idées, il n’a pas hésité à mener une vaste campagne télévisée.

Haranguant la foule mardi, il a lancé un ultimatum au gouvernement pour qu’il dissolve rapidement le Parlement ainsi que les assemblées provinciales."Ensuite l'Assemblée du peuple prendra ses propres décisions", a ajouté M. Qadri, en prévenant que ses partisans resteraient mobilisés dans la capitale "jusqu'à ce que les dirigeants corrompus soient évincés". L’ultimatum a expiré ce mardi à 11h00 locales (6h00 GMT).

Heurts entre manifestants et police

La police a tenté de disperser le cortège qui convergeait vers le Parlement à coup de gaz lacrymogènes, et des tirs ont été entendus auxquels les manifestants ont répondu par des jets de pierre. Des hélicoptères des forces de sécurité survolaient la zone à basse altitude.

Selon les services de sécurité pakistanais, plus de 25 000 manifestants étaient rassemblées devant le Parlement mardi matin. Dans la nuit, les autorités avaient bien tenté d’empêcher la foule d’accéder au Parlement en érigeant notamment des barricades de conteneurs, mais armés de bâtons les protestataires les ont détruites.

Le ton montait dans la matinée entre les deux camps, chacun accusant l'autre d'avoir ouvert le feu. "Les manifestants ont jeté des pierres et tiré sur la police", a déclaré à la télévision le ministre de l'Intérieur Rehman Malik en jugeant l’imam Qadri responsable de la paralysie du centre de la capitale, où de nombreux commerces et des écoles étaient fermés et des routes bloquées.


Des élections prévues avant la mi-mai

Ce rassemblement est le plus important organisé par l'opposition à Islamabad depuis l'arrivée au pouvoir en 2008 du Parti du peuple pakistanais (PPP) du président Asif Ali Zardari. Il avait pris la suite du régime militaire de Pervez Musharraf, poussé vers la sortie après, une série de manifestations de la société civile.

L’imam Qadri espère provoquer au Pakistan un rassemblement similaire à celui de la place Tahrir au Caire qui avait abouti à la chute du président égyptien Hosni Moubarak en 2011.

Avec dépêches

Première publication : 15/01/2013

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