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Economie

Dreamliner : les problèmes de sécurité ont aussi un coût économique

© Boeing

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 17/01/2013

Boeing ne risque pas seulement de voir son image ternie par les incidents à répétition sur son Dreamliner et l’interdiction de vol qui frappe l'avion. Des répercussions économiques sont aussi à prévoir. Et pas seulement pour Boeing.

Quand l’aventure du Dreamliner vire au cauchemar. L’Autorité fédérale américaine de l’aviation (FAA) a ordonné, jeudi, que tous les Boeing 787 - le fleuron de la flotte du constructeur américain - restent au sol. Une interdiction mondiale que seuls les États-Unis, où les avions sont fabriqués, peuvent édicter.

Cette immobilisation sine die des quelque 50 Dreamliner actuellement en circulation constitue le point d’orgue d’une série noire pour le Boeing 787. L’appareil, vanté par le constructeur comme le plus perfectionné au monde, a accumulé les problèmes techniques depuis début décembre 2012. En un peu plus d’un mois, neuf avions ont dû effectuer des atterrissages d’urgence ou n’ont pas pu décoller en raison de dysfonctionnements.

L’éventail des couacs techniques constatés est très large. Il couvre aussi bien des fissures du pare-brise du cockpit que des fuites de carburant ou encore des incendies au niveau de la batterie et divers bugs du système électronique. Un inventaire à la Prévert qui a fini par décider les autorités américaines à demander une vaste enquête sur les composants utilisés dans la construction du Dreamliner.

Certains experts du secteur aéronautique n’ont pas manqué de voler au secours de Boeing. “Il y a toujours un temps de calage qui se traduit par des problèmes techniques lors du lancement d’un nouvel avion”, rappelle à FRANCE 24 Marc Ivaldi, spécialiste de l’économie des transports à l’École d’économie de Toulouse. Ainsi, dans les années 1970, le Boeing 747 avait été ironiquement appelé “le meilleur triréacteur au monde” en raison de son quatrième réacteur qui avait une fâcheuse tendance à tomber en panne.

Reste que les déboires du Dreamliner ne sont pas bons en termes d’image. “Avant de le condamner, attendons de voir la gravité des problèmes, mais il est sûr que ça ne va pas améliorer la réputation de Boeing”, reconnaît Marc Ivaldi. De là à faire du mal au portefeuille du constructeur américain ? S’il est encore un peu tôt pour tirer des conclusions définitives, les enjeux n’en demeurent pas moins importants. Et pas seulement pour Boeing.

Des victimes économiques bien identifiées


 

Première publication : 17/01/2013

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