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Netanyahou remporte les législatives mais perd du terrain

© AFP | Scène de liesse au QG du Likoud à Tel-Aviv

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 22/01/2013

Netanyahou et sa coalition de droite ont remporté les législatives mais perdent plus de 10 sièges. Contre toute attente, les centristes laïques de Yaïr Lapid deviennent le deuxième parti du pays, suivi par les Travaillistes et l'extrême droite.

Il est le premier homme politique à parvenir à un troisième mandat à la tête du gouvernement israélien. Selon les premières estimations et conformément à ce qu’indiquaient les derniers sondages, Benjamin Netanyahou a remporté les élections législatives mardi 22 janvier.

Toutefois, la coalition, formée par son parti le Likoud et celui du nationaliste Avigdor Lieberman, Israël Beitenou, ne détient désormais plus que 31 sièges sur les 120 que dénombre la Knesset (Assemblée) contre 42 dans le Parlement sortant. "Benjamin Netanyahou sera, sans aucun doute, le prochain Premier ministre mais nous devrons prendre en compte la percée des nouveaux partis ainsi que les questions économiques et sociales qui ont dominé la campagne", a déclaré Avi Pazner, porte-parole du gouvernement, sur FRANCE 24.

Benjamin Netanyahou dans son bureau de vote, mardi matin, à Rehavia, quartier de Jérusalem où se trouve sa résidence officielle. (Crédits photo : capture d'écran/FRANCE 24)

Les centristes laïques Yesh Atid ("Il y a un avenir") de Yaïr Lapid ont en effet créé la surprise en remportant 18 ou 19 sièges et devenant ainsi le deuxième parti d’Israël. "C’est le parti que l’on n'attendait pas. On attendait plutôt Benjamin Netanyahou suivi de l’extrême droite. Finalement ce parti Yesh Atid, qui a zéro député sortant, fait parler de lui et arrive en deuxième position. Il a un leader charismatique, un ancien présentateur de télévision très connu qui est parvenu à fédérer", explique Armelle Charrier, chroniqueuse politique internationale de FRANCE 24. Plutôt libéral sur les questions économiques, il a montré "une volonté de recentrer le discours sur la classe moyenne", en parlant notamment de réformes sociales. Il est également "un peu plus ouvert à la paix avec les Palestiniens", souligne Armelle Charrier.

Les Travaillistes (centre-droit) en récoltent 17 et les nationalistes religieux de Habayit Hayeoudi ("Le Foyer juif"), 12. Les religieux ultra-orthodoxes sépharades du Shass, allié traditionnel de la droite, se maintiennent avec 11 à 13 députés. Une autre liste ultra-orthodoxe, Judaïsme unifiée, de la Torah (ashkenaze), obtiendrait 6 députés.

L'ex-ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni, à la tête du mouvement centriste HaTnouha, en faveur de la reprise du processus de paix avec les Palestiniens, n'est créditée que de 7 députés. Les résultats définitifs ne seront annoncés qu'en début de semaine prochaine, date à laquelle le président Shimon Peres entamera des consultations afin de déterminer qui a le plus de chances de former la nouvelle coalition.

Yesh Atid, faiseur de roi

Au total, l’ensemble du bloc de droite ne dispose que d’une courte majorité de 61 à 62 sièges contre 58 à 59 pour le centre gauche. Selon Sylvain Attal, envoyé spécial de FRANCE24 à Tel-Aviv, ces résultats montrent "clairement une volonté de changement de la part des Israéliens." Mais la tâche pour la formation de la nouvelle coalition s’annonce ardue. "Il faut s’attendre à des jours et des jours de négociations", ajoute Sylvain Attal pour qui la question est désormais de savoir si "Bibi" penchera plutôt à droite ou plus au centre, vers "le véritable gagnant de cette élection : Yair Lapid."

À l’annonce des résultats, le Premier ministre israélien a immédiatement publié un message de remerciements sur sa page Facebook où il avait exhorté, un peu plus tôt, ses partisans à se mobiliser avant la fermeture des bureaux de vote. "Le pouvoir du Likoud est en danger. Je vous appelle à tout laisser tomber et à aller voter Likoud sur le champ", avait-il écrit, inquiet de la montée en puissance du centre. Après sa déconvenue et la percée inattendue du centre, Netanyahou, "n'aura pas d'autre choix que de proposer un des trois grands ministères, la Défense, les Affaires étrangères ou les Finances, à Yaïr Lapid", selon le commentateur de la radio militaire.

Sur l’antenne de FRANCE24, Gallagher Fenwick, envoyé spécial à Tel-Aviv, a d’ores et déjà prévenu qu’une éventuelle réunion de Yesh Atid et du Foyer Juif de Naftali au sein de la coalition de Netanyahou serait périlleuse : "Leurs vues économiques sont similaires, mais il existe de grandes différences sur les thèmes sécuritaires et notamment la question d’un Etat palestinien, auquel Naftali Bennett est résolument opposé."

Ce dernier s’est d’ailleurs félicité d’être "désormais au cœur de la scène politique", bien que le score réalisé par son parti "le Foyer juif", soit en deçà des prédictions des derniers sondages.

FRANCE 24 avec dépêches

Première publication : 22/01/2013

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