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Moyen-orient

Élections législatives en Jordanie : vers une victoire sans surprise des loyalistes

© AFP

Vidéo par Cécile GALLUCCIO

Texte par Assiya HAMZA

Dernière modification : 24/01/2013

Selon les résultats préliminaires des élections législatives, les candidats proches du roi Abdallah II devraient remporter facilement le scrutin. Les Frères musulmans, principale force d'opposition, dénoncent des fraudes.

En Jordanie, les élections législatives promettent un résultat sans surprise. Après le boycottage de l'opposition islamiste, les candidats loyalistes devraient aisément remporter le scrutin, selon des résultats préliminaires présentés jeudi 24 janvier. La Commission électorale indépendante a indiqué que la participation avait officiellement atteint 56,6 %. Selon les premiers résultats montrés à la presse, les dirigeants issus de tribus, des personnalités pro-régime et des hommes d'affaires indépendants sont en passe d'emporter la majorité des sièges.

Au moins trois candidats accusés par les autorités d'avoir tenté d'acheter des voix semblent avoir été élus. S'ils s'avèrent coupables, ils encourent la prison.

Parmi les candidats annoncés vainqueurs figure Khalil Atiyeh, un partisan de longue date du régime. Un quota de 15 sièges est réservé aux femmes, mais plusieurs candidates ont été élues sur des listes mixtes.

Le découpage électoral dénoncé par les Frères musulmans

Le scrutin du 23 janvier, au cours duquel 2,3 millions d'électeurs ont été invités à départager 1 425 candidats pour attribuer les 150 sièges de la chambre basse du Parlement, est considéré par le roi Abdallah II comme le pivot de ses réformes. Mais plusieurs mouvements d'opposition, dont les Frères musulmans, ont boudé le scrutin pour protester contre le découpage électoral. Ils dénoncent aussi un manque de volonté politique pour réformer en profondeur.

"Le système électoral qui est dénoncé par l’opposition fait que la plupart des sièges vont être attribués à des candidats indépendants. Ils se présentent seuls et celui qui a le plus de voix remporte le siège", détaille James André, l'envoyé spécial de FRANCE 24 à Amman. "Il n’y a que 27 sièges réservés aux partis nationaux. Il y a donc de très fortes chances que le Parlement soit composé comme le précédent. Ici on vote beaucoup pour les gens de sa tribu, ses amis ou ses relations qui sont en général assez proches du roi et assez traditionalistes", souligne-t-il.

La confrérie islamiste a contesté le taux officiel de participation, estimant qu'il avait été artificiellement gonflé par des achats de voix et autres fraudes. "La participation n'a aucun sens. Ils auraient pu faire un peu plus d'efforts pour être crédibles, a ainsi déclaré le vice-dirigeant de la confrérie, Zaki Bani Rsheid. Il y a clairement eu des achats de vote et de fausses cartes d'électeurs." Le Centre national jordanien pour les droits de l'Homme a lui aussi fait état d'achats de voix à Amman et dans le gouvernorat de Balqaa, à l'ouest de la capitale.

"Nos chiffres sont exacts et réalistes", a répliqué le chef de la Commission électorale, Abdel Ilah al-Khatib, soulignant que "le scrutin est supervisé par les Jordaniens eux-mêmes et des observateurs internationaux".

Quelques "irrégularités" selon les observateurs

Pourtant, d'après James André, "les élections se sont passées dans de plutôt bonnes conditions". "Il y a eu quelques irrégularités notées par les observateurs extérieurs notamment des militants qui faisaient campagne aux portes des bureaux de vote, ce qui est interdit. En principe, ils auraient dû être à 200 mètres de là. Ce sont de petites irrégularités selon les observateurs", précise le journaliste de FRANCE 24.

Le roi Abdallah II avait convoqué ces élections anticipées afin que le nouveau Parlement agisse en moteur de la réforme, et coupe ainsi l'herbe sous le pied des manifestants qui ont intensifié leur mouvement en 2012 pour réclamer des réformes et dénoncer la corruption.

"Pour le pouvoir, il était extrêmement important que ces élections soient le plus transparentes et crédibles possible. C’était une volonté du roi", ajoute l'envoyé spécial de FRANCE 24. "Ces élections font suite à deux ans de contestation avec des manifestations moins importantes que dans le reste du monde arabe durant le Printemps arabe mais très régulières. Il y avait donc beaucoup de pression", insiste James André.

Le roi avait souhaité que le scrutin ouvre la voie à un système parlementaire, indiquant qu'il comptait pour la première fois consulter le Parlement avant de nommer le chef du gouvernement, et soulignant l'importance de partis politiques forts dans un tel système.

Seul changement notable : le mode de désignation du Premier ministre. "Pour la première fois, ce Parlement va désigner le Premier ministre. C’est une des réformes qui a été demandée par le roi pour mettre plus de démocratie en Jordanie", note James André.

Les résultats définitifs seront probablement annoncés dans la soirée du 24 janvier.

Première publication : 24/01/2013

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