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Amériques

Au Mexique, la libération de Florence Cassez laisse un goût amer

© AFP | Archives

Texte par Joseph BAMAT

Dernière modification : 24/01/2013

La libération de Florence Cassez, qui purgeait une peine de 60 ans de prison pour complicité d’enlèvement au Mexique, est dure à accepter pour de nombreux Mexicains qui se sentent lésés par des ravisseurs impitoyables et des politiciens corrompus.

Paris a salué la libération de Florence Cassez après sept années passées dans une prison mexicaine, mais de nombreux Mexicains sont loin de se réjouir de la nouvelle. Bien qu’il reconnaissent que la Française n’a pas eu droit à un procès équitable, ils restent convaincus que c’est une criminelle qui a recouvré la liberté.

Agée de 38 ans, Florence Cassez a été condamnée à 60 ans de prison après avoir été arrêtée en 2005 avec son compagnon de l’époque qui était à la tête d’un gang de kidnappeurs appelé les Zodiaques. Arguant du fait que ses droits fondamentaux n'ont pas été respectés durant la procédure, la justice mexicaine a décidé de la remettre en liberté.

 “Soyons clairs : je crois que Cassez est une kidnappeuse. Mais quoi qu’il en soit, si la justice a commis des erreurs dans la façon de mener l’affaire, je me sens contraint de penser qu’elle devait être relâchée", écrit Armando Roman Zozaya, éditorialiste à Excelsior, un quotidien local de Mexico City, résumant le sentiment de beaucoup de ses compatriotes.

Dans le journal El Economista, José Fonseca soutient qu’une majorité de personnes sont "mécontentes" de la décision de la cour mais que c’est désormais un "fait accompli". Le journaliste estime que cette affaire devrait motiver le président Enrique Pena Nieto et les parlementaires à entamer une réforme du système judiciaire.

En première instance en 2008, en effet, Florence Cassez avait été condamnée après un procès à huis clos, sans aucun jury, un cas de figure courant au Mexique.

Mercredi, la juge de la Cour suprême Olga Sanchez, qui a soutenu que les témoignages contre Cassez devaient être abandonnés, a déclaré par la suite que les Mexicains devraient être "fiers" parce que la procédure a été respectée. Les juges mexicains n’ont, en effet, pas dit que la Française était innocente, mais seulement que les preuves retenues contre elles devaient être écartées.

Double danger

Reste que les victimes de rapt et les activistes ne sont pas près d’accepter la décision. Avant même que les juges finissent d’expliquer leur décision à la cour, Ezequiel Elizalde avait quitté la salle en colère. Il est l’une des trois personnes enlevées par le groupe Zodiaque qui avait témoigné contre Cassez.

"Je suis Mexicain, et peu m’importe ce que vont dire les gens mais ce pays est une poubelle", a-t-il ainsi déclaré à un média local en quittant le tibunal. "Je ne veux rien entendre de plus de cette cour qui poursuit les victimes", a-t-il poursuivi. "Et nous, dans tout ça ? Qu’en est-il de nos témoignages ? J’ai été en captivité durant 65 jours alors que Cassez vit comme une reine en prison."

Le Mexique est l'un des pays où le nombre d’enlèvements est le plus élevé du monde et la population déplore que les coupables restent, en général, impunis. Beaucoup de Mexicains se sentent donc doublement lésés dans l’affaire Cassez : à la fois par les kidnappeurs et par les autorités.

“Pourquoi est-elle libre ?”, s’indigne Michelle Valadez, devant la salle d’audience, expliquant que son époux Ignacio a été séquestré durant trois mois avant d’être tué par le petit ami de Florence Cassez. "Nous avons livré nos témoignages au péril de notre vie et de celle de nos proches, et c’est de cette façon qu’on nous remercie ?", déclare-t-elle. "C’est injuste."

Isabel Miranda de Wallace, une activiste de la lutte contre les crimes, estime, quant à elle, que, par cette décision, la Cour suprême "ouvre la porte à l’impunité" pour les criminels. "La cour a surestimé les droits des accusés et jeté ceux des victimes sous l’Arc-de-Triomphe”, a-t-elle ainsi déclaré en référence à la nationalité de Florence Cassez. "Aujourd’hui, on voit que c’est le pouvoir et l’argent qui comptent", regrette-t-elle.

Première publication : 24/01/2013

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