Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

L'ENTRETIEN

Gwendal Rouillard, Secrétaire de la commission de la Défense et des forces armées

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Bolivie : au travail dès l'âge de 10 ans

En savoir plus

DÉBAT

Manifestation en soutien à Gaza : un rassemblement test pour le gouvernement

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Andy Serkis : l'homme à l'origine du singe

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Empathie et sympathie"

En savoir plus

SUR LE NET

Gaza : Tsahal et le Hamas s'affrontent aussi en ligne

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Le tourisme, moteur de l'économie espagnole

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Come prima"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Les oubliés de Mossoul

En savoir plus

  • En direct : des dizaines de Français à bord du vol AH5017 d'Air Algérie

    En savoir plus

  • Gaza : Israël et le Hamas loin d’être prêts à un cessez-le-feu

    En savoir plus

  • Le Kurde Fouad Massoum élu président de l'Irak

    En savoir plus

  • La Soudanaise condamnée à mort pour apostasie est arrivée en Italie

    En savoir plus

  • France : UBS mise en examen pour blanchiment de fraude fiscale

    En savoir plus

  • Un match entre Lille et le Maccabi Haifa interrompu par des pro-palestiniens

    En savoir plus

  • En images : À Alep, les cratères d'obus deviennent des "piscines" pour enfants

    En savoir plus

  • Arizona : condamné à mort, il agonise deux heures sur la table d'exécution

    En savoir plus

  • Levée de la suspension des vols américains vers Tel-Aviv

    En savoir plus

  • Tour de France : ces forçats qui ont forgé la réputation du Tourmalet

    En savoir plus

  • Sénégal : risque de famine en Casamance

    En savoir plus

  • L'ONU ouvre une enquête sur l'offensive israélienne à Gaza

    En savoir plus

  • Tour de France : "Depuis le temps qu'un Italien n'a pas gagné !"

    En savoir plus

  • "Le conflit israélo-palestinien est importé en France depuis longtemps"

    En savoir plus

  • Les députés adoptent la nouvelle carte des régions françaises

    En savoir plus

  • Bagdad accusé d'utiliser des "barrel bombs" contre sa population

    En savoir plus

  • Ukraine : deux avions de chasse de l'armée abattus dans l’est du pays

    En savoir plus

Asie - pacifique

Choquée par sa condamnation, la Turque Pinar Selek va "continuer à se battre"

© AFP

Texte par Marc DAOU

Dernière modification : 24/01/2013

La justice turque a condamné à la prison à vie, jeudi, la sociologue Pinar Selek pour sa participation à un attentat commis en 1998. "C’est comme si j'apprenais qu’un proche venait de mourir", confie-telle à FRANCE 24.

Exilée en France et accusée d’avoir participé à un attentat survenu en 1998 à Istanbul, la sociologue Pinar Selek espérait en finir avec l’acharnement dont elle est victime en Turquie. Mais lors de son quatrième procès, qui s’est déroulé jeudi 24 décembre devant un tribunal d'Istanbul, les juges l’ont condamnée à la prison à vie, et ce, après trois acquittements prononcés en sa faveur. Ses avocats vont faire appel de la condamnation.

"Je suis très choquée, c’est la première fois que je suis condamnée, c’est comme si j'apprenais qu’un proche venait de mourir", déclare-t-elle à FRANCE 24, quelques instants après avoir appris le verdict. Bouleversée par cette nouvelle, elle affirme vouloir être "une femme libre" et "continuer à se battre pour mettre un terme à ce cauchemar judiciaire".
 
Après avoir délibéré pendant plus d'une heure, la cour a reconnu l'universitaire, qui n'assistait pas à son procès, coupable d'avoir aidé des rebelles kurdes à commettre un attentat à l'explosif contre un site touristique d'Istanbul, le marché des épices sur la Corne d'or, qui a fait sept morts en 1998.
 
"Je cherche toujours à comprendre la décision des juges, sachant que dans un système d’oppression, il n’y a pas de rationalité, ajoute-elle. Si j’avais arrêté de militer et suspendu mes recherches, je pense que je n’aurais pas eu autant de problèmes en Turquie."

"Un symbole de liberté" à abattre
 
Aux yeux des autorités turques, la sociologue âgée de 41 ans a commis un crime impardonnable : avoir étudié la question kurde et le génocide des Arméniens à la chute de l’Empire ottoman. "Je suis devenue un symbole de liberté qu’ils voulaient abattre à tout prix", explique-elle
 
Faute de ne pas avoir sollicité le statut de réfugié politique en France, elle risque théoriquement l'extradition en cas de condamnation définitive, en vertu des accords franco-turcs.
 
Son cauchemar commence en 1998, lorsqu’une explosion se produit en plein cœur d'Istanbul. Sept personnes perdent la vie dans ce que le pouvoir turc considère comme un attentat perpétré par le PKK, l’organisation indépendantiste kurde. Pinar Selek est rapidement accusée, à la suite d’un témoignage obtenu sous la torture, d'avoir aidé les rebelles kurdes à commettre l’attentat.
 
Arrêtée, torturée et incarcérée à l'âge de 27 ans, Pinar Selek a payé son refus de livrer les noms des rebelles kurdes qu'elle avait rencontrés dans le cadre de ses recherches. Après la publication d'un rapport attribuant l'explosion à une fuite de gaz, elle est relâchée deux ans et demi plus tard. La justice turque, qui a par ailleurs pris en compte la rétractation du principal témoin à charge contre elle, l'avait même acquitté à trois reprises, en 2006, puis en 2008, et encore en 2011, mais à chaque fois la Cour de cassation avait invalidé le verdict.
 

 

Première publication : 24/01/2013

COMMENTAIRE(S)