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Twitter devra aider la justice française à identifier les auteurs de tweets racistes
Le Tribunal de grande instance de Paris a tranché : le site de microblogging Twitter devra désormais communiquer les données permettant l'identification des auteurs de messages racistes ou antisémites.
Twitter va devoir se plier au droit français. Le Tribunal de grande instance de Paris a ordonné jeudi 24 janvier à la filiale française du site de microblogging américain de communiquer les données permettant d'identifier les auteurs de tweets racistes ou antisémites. L’entreprise a quinze jours pour se conformer à cette décision de justice, faute de quoi elle devra payer 1 000 euros par jour de retard.
Twitter avait été assigné en référé par l'Union des étudiants juifs de France (UEJF) et plusieurs autres associations après la diffusion en octobre de tweets antisémites reprenant les mots clés #unbonjuif et #unjuifmort.
Face à la polémique sucitée par ces hashtags, la plateforme de microblogging avait retiré les tweets litigieux. Quelques semaines plus tard, d'autres tweets racistes, antisémites ou homophobes ont fait florès sur Twitter : #unbonnoir et, début janvier, #siJetaisNazi, #SiMaFilleRameneUnNoir, #SiMonFilsEstGay.
"La fin du sentiment d'impunité"
"Nous allons pouvoir poursuivre les auteurs qui étaient à l'origine de ce record de messages de haine sur Twitter", s'est félicité le président de l'UUJF, Jonathan Hayoun.
Pour l'UEJF, SOS Racisme et le Mrap, cette décision ouvre la voie à "la fin du sentiment d'impunité" de certains utilisateurs. La Licra a salué "une avancée décisive dans le combat contre les infractions racistes, antisémites et homophobes sur Internet".
Le tribunal a par ailleurs ordonné à Twitter d'installer sur sa plateforme française un dispositif "facilement accessible et visible", permettant aux utilisateurs de lui signaler des contenus tombant sous le coup de "l'apologie des crimes contre l'humanité et de l'incitation à la haine raciale".
"Nous travaillons avec Twitter pour qu'au-delà de cette décision, de nouvelles procédures soient mises en place pour prévenir efficacement la surexposition des messages de haine", a déclaré à l'AFP la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem.
Sur Twitter, les premières réactions sont contrastées. "La chasse aux sorcières commence... ", s'insurge @Zestryon. "Le Très Grand Inquisiteur?", demande @luigipas. "Bravo!", dit en revanche @MagalisansE. "La victoire de l'#UEJF oblige Twitter à prendre ses responsabilités. La protection des données s'arrête là où s'ouvrent haine et bêtise", estime pour sa part @kevinsellem.
Pour l'heure, Twitter n'a pas réagi. "Nous étudions la décision", s’est contenté de dire un porte-parole du site de microblogging.
FRANCE 24 avec dépêches


























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(3) Réactions
Le racisme est ignoble mais
Le racisme est ignoble mais relève plus du délit d'opinion que d'actes délictueux. Je crois qu'il faut faire très attention, sous prétext de moralité, à ne pas sabrer joyeusement dans la liberté de parole. Je préfère dire à un raciste qu'il est con, que d'ignorer son existence.
La démocratie, à l'image de ceux qui la composent, n'est pas faite de pureté et elle doit accepter certaines de ses marges, fussent-elles ordurières. L'idée d'une sociéte parfaite est fachisante.
Je croyais qu'en FRANCE on
Je croyais qu'en FRANCE on avait la LIBERTE D'EXPRESSION.
Apparemment pas pour tout le monde !!!!!!!
Tout cela est ridicule, dans
Tout cela est ridicule, dans la mer de propos, la bonne parole chasse la mauvaise. Si l'on commence à avoir peur de l'expression, alors on l'etouffe et la renforce. Aura t'on le droit à un statut d'éxilé politique en Arabie Saoudite si on profère des insultes raciales? pourquoi seuls les attaques antisémites tombent sous le coup de la loi? pourquoi les mots et la liberté doit elle être punie? J'ai souvent honte d’être originaire d'un pays de beaux parleurs sur les droits fondamentaux, qui pille, qui invente un pseudo système social inégalitaire... au lieu d'assumer son absence de liberté, ses lobbys, et sa dictature de la paperasse... Quand on voit qu'un média comme France 24 fait tant d'histoires pour une Christine Ockrent, on se dit que rien n'est transparent en France.
#muselière, #justice, #connerie... #jeHaisLesMotsDieses...