Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Référendum en Italie : un scrutin à risque pour Matteo Renzi

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Présidentielle 2017 : la nouvelle donne.

En savoir plus

LE GROS MOT DE L'ÉCO

PIB : la richesse se fait tirer le portrait

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

François Fillon est-il le "Thatcher français" ?

En savoir plus

LE PARIS DES ARTS

Le Paris des Arts de Pascal Elbé

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Le renoncement de François Hollande est-il un aveu d'échec ?

En savoir plus

FOCUS

Autriche : qui est Norbert Hofer, le nouveau visage du parti d'extrême droite ?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Hommage à Ousmane Sow, l'artiste des ethnies

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Dix ans de France 24 : dans les coulisses de la chaîne

En savoir plus

Economie

Twitter devra aider la justice française à identifier les auteurs de tweets racistes

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 24/01/2013

Le Tribunal de grande instance de Paris a tranché : le site de microblogging Twitter devra désormais communiquer les données permettant l'identification des auteurs de messages racistes ou antisémites.

Twitter va devoir se plier au droit français. Le Tribunal de grande instance de Paris a ordonné jeudi 24 janvier à la filiale française du site de microblogging américain de communiquer les données permettant d'identifier les auteurs de tweets racistes ou antisémites. L’entreprise a quinze jours pour se conformer à cette décision de justice, faute de quoi elle devra payer 1 000 euros par jour de retard.

Twitter avait été assigné en référé par l'Union des étudiants juifs de France (UEJF) et plusieurs autres associations après la diffusion en octobre de tweets antisémites reprenant les mots clés #unbonjuif et #unjuifmort.

Face à la polémique sucitée par ces hashtags, la plateforme de microblogging avait retiré les tweets litigieux. Quelques semaines plus tard, d'autres tweets racistes, antisémites ou homophobes ont fait florès sur Twitter : #unbonnoir et, début janvier, #siJetaisNazi, #SiMaFilleRameneUnNoir, #SiMonFilsEstGay.

"La fin du sentiment d'impunité"

"Nous allons pouvoir poursuivre les auteurs qui étaient à l'origine de ce record de messages de haine sur Twitter", s'est félicité le président de l'UUJF, Jonathan Hayoun.

Pour l'UEJF, SOS Racisme et le Mrap, cette décision ouvre la voie à "la fin du sentiment d'impunité" de certains utilisateurs. La Licra a salué "une avancée décisive dans le combat contre les infractions racistes, antisémites et homophobes sur Internet".

Le tribunal a par ailleurs ordonné à Twitter d'installer sur sa plateforme française un dispositif "facilement accessible et visible", permettant aux utilisateurs de lui signaler des contenus tombant sous le coup de "l'apologie des crimes contre l'humanité et de l'incitation à la haine raciale".

"Nous travaillons avec Twitter pour qu'au-delà de cette décision, de nouvelles procédures soient mises en place pour prévenir efficacement la surexposition des messages de haine", a déclaré à l'AFP la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem.

Sur Twitter, les premières réactions sont contrastées. "La chasse aux sorcières commence... ", s'insurge @Zestryon. "Le Très Grand Inquisiteur?", demande @luigipas. "Bravo!", dit en revanche @MagalisansE. "La victoire de l'#UEJF oblige Twitter à prendre ses responsabilités. La protection des données s'arrête là où s'ouvrent haine et bêtise", estime pour sa part @kevinsellem.

Pour l'heure, Twitter n'a pas réagi. "Nous étudions la décision", s’est contenté de dire un porte-parole du site de microblogging.

FRANCE 24 avec dépêches

Première publication : 24/01/2013

  • INTERNET

    #unbonjuif : Twitter comparaît devant la justice française

    En savoir plus

  • INTERNET

    Twitter mis en cause après une vague de messages homophobes

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)