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Afrique

Les forces françaises et maliennes progressent vers Gao

© AFP

Texte par Gaëlle LE ROUX

Dernière modification : 26/01/2013

Les forces maliennes et françaises concentrent leurs efforts autour de Gao, dans l’est du Nord-Mali. Elles préparent l’arrivée imminente des troupes nigériennes et tchadiennes, massées de l’autre côté de la frontière, au Niger.

Au 14e jour de l’opération Serval au Mali, l’armée française semble concentrer ses forces autour de Gao, l’une des villes les plus importantes du Nord-Mali, dans l’est de la région.

Pour la première fois depuis le début de l’intervention française le 11 janvier, des soldats maliens et français ont effectué des patrouilles conjointes en direction de cette ville tenue par les rebelles islamistes depuis avril 2012.

Parties dans la nuit de jeudi à vendredi de Douentza, à 400 km au sud-ouest de Gao, les troupes ont progressé de 200 km. Elles ont notamment repris le contrôle de la localité de Hombori. "Nos objectifs sont respectés. Nous contrôlons désormais Hombori. Les troupes présentes à Hombori visent maintenant Gao", a indiqué une source malienne de sécurité citée par l’AFP.

Par ailleurs, à Ansongo, à mi-chemin entre Gao et la frontière nigérienne, l’aviation française a bombardé des positions de groupes islamistes armés. Gao et ses environs ont été la cible de frappes aériennes de l'armée française dès le début de son intervention le 11 janvier pour neutraliser les islamistes armés liés à Al-Qaïda et empêcher leur progression vers le Sud et la capitale, Bamako.

Arrivée imminente des troupes tchadiennes et nigériennes

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Gao, pour l’arrivée des quelque 2 000 soldats tchadiens et des 500 soldats nigériens basés au Niger - le poste frontière entre les deux pays se trouve à environ 150 km au sud de Gao.

Mardi 22 janvier, une colonne de véhicules blindés de l’armée tchadienne se dirigeait vers la frontière malienne. Selon un journaliste de Reuters, elle faisait route vers le Nord à partir de la capitale nigérienne, Niamey, et se trouvaient sur la route menant à la ville de Ouallam, proche de la frontière malienne, où se trouvent déjà 200 militaires nigériens.

De leur côté, les islamistes tentent vraisemblablement d’entraver la progression de ces forces en provenance du Niger. Ils ont dynamité dans la nuit de jeudi à vendredi un pont stratégique, près de la frontière nigérienne, sur la route menant à Gao. Il s’agit de l’une des deux routes que pourraient emprunter les forces nigériennes et tchadiennes pour intervenir au Mali.
 
Les islamistes répliquent
 
"Les islamistes ont dynamité le pont de Tassiga. Personne ne peut plus passer pour aller au Niger ou venir vers Gao", a déclaré à l’AFP Abdou Maïga, propriétaire de camions de transports. Son témoignage a été confirmé par une source nigérienne de sécurité : "les islamistes ont détruit le pont de Tassiga à l'aide de dynamite. Plus personne ne peut passer".

Parallèlement, les soldats français et maliens ont repris lundi la ville de Diabali, à 400 km à l'ouest de Bamako. Ils se dirigent désormais vers Léré, plus au nord, dans le but de "prendre le contrôle de Tombouctou [à 900 km au nord-est de Bamako, NDLR]", selon une source de sécurité malienne interrogée par l’AFP.
             
La région de Tombouctou a été intensément bombardée par l’aviation française au cours de ces derniers jours. Dans la ville, les rares habitants restés sur place survivent dans des conditions difficiles. La cité est privée d’eau et d’électricité depuis près de quatre jours. "Il n'y a vraiment plus d'eau. Les populations ont fui, les islamistes aussi", a indiqué Moctar Ould Kery, un conseiller municipal de la région de Tombouctou. "C'est une ville fantôme."

Avec dépêches


 

Première publication : 25/01/2013

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