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Economie

Ces ONG qui veulent jouer les trouble-fête à Davos

© FRANCE 24

Texte par Jonathan WALSH

Dernière modification : 25/01/2013

Il n'y a pas que l'élite économique et politique qui se retrouve chaque année à Davos. Plusieurs ONG tentent également d'y faire entendre leur voix. Certaines y décernent même un "prix de la honte", attribué en 2013 à Goldman Sachs.

En marge des conférences et des rendez-vous d'affaires, certaines ONG viennent jouer les trouble-fête au Forum économique mondial. Responsabilités vis-à-vis des citoyens, droits de l'Homme, environnement : autant de domaines que ces organisations ne veulent pas voir oubliés à Davos. Alors, bon gré, mal gré, elles aussi font le déplacement.

Salil Shetty, secrétaire général d'Amnesty International, est un habitué du Forum économique mondial. Depuis dix ans, il arpente les couloirs du centre des congrès pour évoquer les dossiers brûlants avec le gotha planétaire, en particulier les dirigeants politiques.

Les conflits au Mali et en Syrie sont ses principaux sujets de préoccupation cette année. Et son organisation est là pour prévenir et dénoncer les atteintes aux droits de l'Homme quel que soit le camp concerné. En Syrie, Amnesty a été l'une des premières ONG à dénoncer les exactions commises par les insurgés en guerre contre le régime de Bachar al-Assad.

Pour Salil Shetty, Davos est un événement incontournable, une opportunité de s'adresser à tous les décideurs rassemblés ici pour quelques jours. Mais il n'a rien d'un utopiste. "Je dois admettre que nous venons ici avec une certaine incertitude, une certaine hésitation, explique-t-il, mais nous le faisons parce que nous pensons que c'est un endroit où la voix des gens ordinaires doit être entendue. Est-elle vraiment entendue ? Mais toutes les organisations ne sont pas à l'intérieur. Amnesty International est à l'intérieur et à l'extérieur, nous sommes ici et de l'autre côté des barricades."

"Prix de la honte"

De l'autre côté des barricades, deux ONG - Greenpeace et la Déclaration de Berne - organisent l'édition 2013 des Public Eye Awards. Chaque année, elles décernent des "prix de la honte" aux entreprises responsables des pires atteintes aux droits humains et des plus importants dégâts environnementaux. La banque américaine Goldman Sachs a ainsi obtenu le prix du jury pour son rôle dans la banqueroute grecque. Elle est accusée d'avoir dissimulé les dettes de la Grèce pour lui permettre d'intégrer la zone euro, précipitant le pays dans la crise.

Le prix de la honte du public revient au pétrolier Shell. Plus de 42 000 internautes ont voté en ligne pour dénoncer ses projets pétroliers destructeurs pour l'environnement, en particulier la recherche d'hydrocarbures dans la zone extrêmement sensible de l'Arctique.

Pour Kumi Naidoo, directeur de Greenpeace International, il est crucial que cette cérémonie ait lieu à Davos, au moment où les entreprises pointées du doigt sont représentées sur place. Il estime que le dialogue prôné par les organisateurs est un vain mot. "Davos, le contenu des discussions et tout le reste, ne nous amènent pas bien loin, affirme-t-il. Malgré les sommes qui sont investies ici, absolument rien de positif n'en ressort. Les institutions qui travaillent ici et qui sont célébrées, les gens qui représentent ces institutions, sont considérés comme des criminels en col blanc dans l'esprit de beaucoup de gens dans le monde."

Des détracteurs obligés de venir à Davos pour se faire entendre. C'est tout le paradoxe du Forum économique mondial, dont le succès ne s'est jamais démenti malgré les nombreuses critiques dont il est régulièrement la cible.
 

Première publication : 25/01/2013

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