Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Gaza: les larmes d'un responsable de l'ONU

En savoir plus

DÉBAT

"Fonds vautours" en Argentine : et après le défaut de paiement ?

En savoir plus

DÉBAT

Boko Haram : une menace incontrôlable ?

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Quelle diplomatie économique pour la France ? Avec Hubert Védrine et Pascal Lamy

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Guinée : cohue meurtrière lors d'un concert à Conakry

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Crash du vol AH5017 : Hommage à 2 cinéastes disparus

En savoir plus

FOCUS

Birmanie : la transition démocratique piétine

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Les people et le conflit israélo-palestinien

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Matshidiso Moeti, ancienne Directrice régionale adjointe de l'OMS pour l'Afrique

En savoir plus

  • Gaza : début d'une trêve de trois jours, des négociations commencent en Égypte

    En savoir plus

  • Carte : l’opération Barkhane de l’armée française au Sahel

    En savoir plus

  • En images : rassemblement pro-Israël à Paris sous haute protection policière

    En savoir plus

  • Devant les juges, Karim Wade se considère "prisonnier politique"

    En savoir plus

  • Free veut racheter T-mobile, poids lourd de la téléphonie américaine

    En savoir plus

  • Ebola : l’OMS débloque 100 millions de dollars

    En savoir plus

  • Gaza : un responsable de l'ONU fond en larmes en direct

    En savoir plus

  • Royaume-Uni : HSBC ferme les comptes de plusieurs clients musulmans

    En savoir plus

  • Ils ont fait plier l'Argentine : qui sont ces fonds "vautours" ?

    En savoir plus

  • La dissolution de la Ligue de défense juive à l’étude

    En savoir plus

  • Israël mobilise de nouveaux réservistes et obtient des munitions américaines

    En savoir plus

  • Avec "Lucy", Luc Besson domine le box-office américain

    En savoir plus

  • MH17 : les enquêteurs de l'OSCE accèdent au site du crash

    En savoir plus

  • Vidéo : reportage au cœur des tunnels creusés par le Hamas à Gaza

    En savoir plus

  • La clôture frontalière, nouvelle pomme de discorde entre le Maroc et l’Algérie

    En savoir plus

  • Moscou condamné à verser 1,86 milliard d'euros aux ex-actionnaires de Ioukos

    En savoir plus

  • Mort de Paul Jean-Ortiz, conseiller diplomatique de François Hollande

    En savoir plus

Afrique

Mohamed Morsi décrète l'état d'urgence dans trois provinces

Vidéo par Clémence DIBOUT

Texte par Dépêche

Dernière modification : 28/01/2013

Le président égyptien Mohamed Morsi a déclaré l'état d'urgence dimanche pour un mois dans trois provinces du Canal de Suez, dont celle de Port-Saïd, où des violences ont fait des dizaines de morts depuis le 25 janvier.

Le président égyptien Mohamed Morsi a déclaré l'état d'urgence pendant trente jours dans trois villes du canal de Suez, où des violences de ces quatre derniers jours ont fait des dizaines de morts.

Sept personnes ont été tuées dimanche à Port-Saïd, et des centaines d'autres blessées, lors des obsèques des 33 victimes des violentes émeutes survenues la veille après la condamnation à mort de 21 accusés, pour la plupart des habitants de Port-Saïd, pour une bousculade meurtrière survenue en février 2012 dans le stade de football de la ville. Soixante-quatorze personnes avaient trouvé la mort.

Au total, 49 personnes ont été tuées depuis jeudi en Egypte. Les opposants au président Morsi, qui accusent les Frères musulmans qui l'ont porté au pouvoir d'avoir trahi la révolution de 2011, ont appelé à de nouvelles manifestations lundi.

"A bas, à bas Morsi; à bas, à bas le régime qui nous a tués et nous a torturés!", scandaient les gens à Port-Saïd dans les rues au passage des cercueils des tués de samedi.

Lors d'une intervention télévisée, le président, qui est par ailleurs aux prises avec une grave crise économique, a déclaré qu'un couvre-feu entrerait en vigueur à Port-Saïd, Ismaïlia et Suez à partir de lundi entre 21h00 (19h00 GMT) et 06h00 du matin.

Cette annonce, couplée d'un appel au dialogue, a provoqué de nouvelles manifestations importantes à Ismaïlia, Suez et Port-Saïd. Des centaines de manifestants ont cherché à défier le couvre-feu pour protester contre cette décision.

"A bas Morsi, à bas l'état d'urgence", ont scandé les manifestants.

"La protection de la nation relève de la responsabilité de tout un chacun. Nous ferons face à toute menace contre sa sécurité avec force et fermeté, dans le cadre de la loi", a déclaré Mohamed Morsi, en présentant ses condoléances aux familles des victimes.

Au Caire, le nouveau ministre de l'intérieur, Mohamed Ibrahim, a été expulsé des funérailles de l'un des policiers décédé samedi durant les heurts à Port-Saïd, ont rapporté des témoins et la police.

Un policier présent à la cérémonie d'enterrement, signale que ses collègues sont nombreux à accuser le ministre de la mort d'au moins deux policiers durant les affrontements de samedi parce qu'il avait interdit le port d'armes aux policiers qui ne disposaient que de gaz lacrymogènes.



Invitation au dialogue

Les violences de ces derniers jours ont confirmé une profonde fracture dans le pays. Les libéraux et d'autres opposants accusent le président Morsi de ne pas tenir ses engagements économiques et ni sa promesse de représenter tous les Egyptiens. Ses partisans estiment que l'opposition cherche à le renverser, lui, premier président librement élu en Egypte.

Prenant ses distances avec les dernières violences, le principal rassemblement de l'opposition, le Front de salut national (FSN), a salué dimanche les mesures prises par Mohamed Morsi pour restaurer la sécurité, estimant qu'il aurait dû agir plus tôt pour faire cesser les violences.

"Bien sûr nous pensons que le président passe à côté du vrai problème sur le terrain qui est sa propre politique", a déclaré Khaled Daoud, porte-parole du FSN à Reuters. "Son appel à l'état d'urgence est une bonne décision étant donné ce qui se passe, à savoir les violences et les actes criminels".

Le président Morsi a invité onze partis politiques, et notamment les islamistes, les libéraux et les groupes de gauche, ainsi que quatre figures politiques de premier plan, à une réunion lundi à 18h00 (16h00 GMT) pour établir la base d'un futur dialogue susceptible de résoudre la crise, selon un communiqué de son bureau.

Le FSN a fait savoir qu'il se réunirait dans la journée pour discuter de cette invitation. Mais certains au sein du mouvement ont déjà fait connaître leur position. Le chef de la gauche nassérienne et ex-candidat à la présidentielle, Hamdine Sabahi, a fait savoir qu'il ne se rendrait pas à l'invitation "à moins que cesse le bain de sang et que les revendications du peuple soient satisfaites."

Un autre dirigeant du FSN, Mohamed Elbaradei, a estimé sur son compte Twitter que le dialogue proposé était "une perte de temps".

Les militants des droits de l'homme estiment que l'état d'urgence va conférer de vastes pouvoirs à la police, sous la tutelle du ministère de l'Intérieur, pour procéder à des arrestations.

Les Frères musulmans avaient accusé régulièrement par le passé l'ancien président Hosni Moubarak d'utiliser l'état d'urgence pour étouffer toute opposition et emprisonner les membres de la confrérie sans procès équitable.

Première publication : 27/01/2013

  • ÉGYPTE

    Troisième jour de violences sur fond d’anniversaire de la révolution

    En savoir plus

  • ÉGYPTE

    Violences mortelles après l'annonce du verdict du drame de Port-Saïd

    En savoir plus

  • ÉGYPTE

    L’armée se déploie à Suez après de violentes manifestations contre le régime

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)