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Afrique

L'opposition rejette l'appel du président Morsi à un dialogue national

© AFP

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 28/01/2013

Le Front du salut national (FSN), principale coalition de l'opposition égyptienne, a rejeté l'appel du président islamiste Mohamed Morsi à un dialogue national, estimant cette proposition "vide de sens".

La principale coalition de l'opposition égyptienne a rejeté lundi un appel du président islamiste Mohamed Morsi à un dialogue national pour tenter de résoudre la crise que traverse le pays, après des jours de violentes émeutes, le qualifiant de "vide de sens" et "de façade".

"Nous ne participerons pas à un dialogue vide de sens", a affirmé lors d'une conférence de presse Mohamed el-Baradei, figure de proue du Front du salut national (FSN), qui regroupe plusieurs mouvements et partis en majorité de gauche et libéraux.

"Nous sommes totalement d'accord au sein du Front. Il faut remédier aux racines du problème que nous vivons, pas aux symptômes. La solution n'est pas sécuritaire, elle est politique", a-t-il ajouté après une réunion du FSN, à laquelle participaient aussi l'ancien patron de la Ligue arabe Amr Moussa et le troisième homme de la présidentielle de l'an dernier, Hamdeen Sabbahi.

"Nous aspirons au dialogue, mais il n'y a pas de garanties pour que celui-ci soit un succès [...] alors que le sang coule", a affirmé Hamdeen Sabbahi lors de la même conférence de presse.
Le FSN a également appelé dans un communiqué le "peuple à descendre dans toutes les places Tahrir vendredi 1er février pour [...] réaliser les objectifs de la révolution" et protester contre la mort de dizaines d'Égyptiens dans les affrontements.

Le Sénat approuve une nouvelle loi sur la sécurité publique

Selon Hamdeen Sabbahi, le Front réclame notamment que le président Morsi assume la responsabilité des violences de ces derniers jours, au cours desquelles 47 personnes sont mortes, et la formation d'un gouvernement d'union nationale.

Pour l'heure, la situation reste tendue dans les rues égyptiennes. La ratification, par le Sénat d’un projet de loi relatif à la sécurité publique, risque en outre d'attiser encore un peu plus la colère des Égyptiens. La chambre haute du Parlement vient d'autoriser, lundi 28 janvier, les autorités à déployer l'armée dans les rues pour participer avec la police au maintien de l'ordre, selon une information de l'agence officielle Mena.

Cette loi permet à l'armée d'"appuyer les services de police (...) dans le maintien de l'ordre et la protection des installations vitales de l'État jusqu'à la fin des élections législatives et chaque fois que le demandera le Conseil de défense nationale", présidé par Mohamed Morsi, selon l'agence.

Violents affrontements

Lundi, au cinquième jour consécutif des affrontements entre policiers et manifestants, un homme a été mortellement atteint à la tête par un tir de chevrotine au Caire. De petits groupes de manifestants s'étaient heurtés toute la nuit aux forces de l'ordre aux abords de la place Tahrir.

Ces nouvelles violences surviennent après l'entrée en vigueur de l'état d'urgence lundi dans trois provinces d'Egypte -Port-Saïd, Suez, Ismaïliya- secouées par des affrontements meurtriers et des émeutes depuis vendredi.
Les heurts les plus meurtriers ont eu lieu samedi à Port-Saïd où 37 personnes ont péri après la condamnation à la peine capitale de 21 supporteurs du club de football local Al-Masry, pour leur implication dans des violences ayant fait 74 morts en 2012 après un match contre l'équipe du Caire, Al-Ahly.

Dimanche soir, le président Morsi avait appelé, dans un discours à la nation, les représentants des forces politiques, de l'opposition comme de partis islamistes le soutenant, à un dialogue à 18 heures locales (16 heures GMT) au palais présidentiel au Caire.
 
FRANCE 24 avec dépêches

 

Première publication : 28/01/2013

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