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Moyen-orient

Le journaliste français Nadir Dendoune est détenu en Irak

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 30/01/2013

Depuis plusieurs jours, le journaliste français Nadir Dendoune est détenu en Irak. Arrêté alors qu’il prenait des photos sans autorisation dans le quartier de Dora, dans le sud-ouest de Bagdad, il attend son inculpation.

Un message publié le 28 janvier sur Facebook annonçait sa détention par les autorités irakiennes à Bagdad. Supprimé depuis, l’appel au secours posté sur le profil de Nadir Dendoune (sans doute par l’un de ses proches) a immédiatement déclenché la mobilisation de ses amis et confrères.

C’est le lendemain que la détention de Nadir Dendoune a été confirmée à l’AFP par une source consulaire française, sous couvert d’anonymat. Il aurait été arrêté "en milieu de semaine dernière", selon cette source, alors qu’il photographiait des "sites sensibles appartenant au dispositif sécuritaire". Quant au Quai d’Orsay, qui dit suivre le dossier de près, il confirme que le journaliste "a été arrêté alors qu'il prenait des photographies d'une installation de traitement d'eau à Dora, sans accréditation ni autorisation de photographier des installations sensibles".

Un journaliste engagé

Nadir Dendoune, 40 ans, également titulaire des nationalités algérienne et australienne, est diplômé du Centre de formation des journalistes, à Paris. Il collabore notamment à l’Humanité et au Courrier de l’Atlas. Il se trouvait en Irak pour réaliser des reportages pour Le Monde diplomatique sur le 10e anniversaire du début de la guerre dans le pays.

Il "ne s’est pas déclaré auprès des autorités locales et n’a pas demandé les autorisations pour prendre des photos", a précisé la source consulaire française. En Irak, tout journaliste est tenu de disposer d’autorisations pour pouvoir travailler et, a fortiori, prendre des photos de soldats et de policiers. Les autorités irakiennes auraient assuré que Nadir Dendoune était "bien traité" dans l’attente de son inculpation, et qu’il n’avait "pas de problème médical".

Connu pour son engagement militant, le reporter français a été bouclier humain en Irak au moment des frappes de la coalition contre le régime de Saddam Hussein. En septembre 2012, il publiait par ailleurs une tribune reprochant à Canal + d’avoir masqué le t-shirt "Palestine" qu’il portait en plateau lors d’une émission. Il avait aussi été l’organisateur d’une "journée sans immigrés" pour montrer leur importance dans l’économie française.

Mobilisation pour sa libération

En France, la mobilisation pour la libération de Nadir Dendoune prend de l’ampleur depuis quelques jours. Arnaud Gonzague, journaliste et éditeur de Nadir Dendoune, a été l’un des premiers à lancer un appel pour la libération de son ami. Le maire de Saint-Denis (93), d'où est natif Nadir Dendoune, a, lui, adressé un courrier au ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, afin de solliciter l'intervention du Quai d'Orsay. Il précise que "la liberté de la presse est bafouée par cette incarcération".

Dans L’Humanité de ce mercredi, Patrick Le Hyaric, directeur du journal et député au Parlement européen, exprime sa "ferme protestation" contre l’arrestation de Nadir Dendoune dans une lettre adressée à l’ambassadeur d’Irak en France. "Il n’est pas rentré illégalement dans votre pays puisque vos autorités nationales et vous-même lui avez délivré un visa de presse", assure Patrick Le Hyaric, qui précise que son collaborateur a "répondu à certaines invitations publiques des autorités locales ou de la diplomatie française" au cours de son séjour.

 

Première publication : 30/01/2013

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