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Dernière modification : 01/02/2013 

- Ansar Dine - Mali - MNLA


Otages français au Mali : pourquoi les djihadistes n'ont pas besoin de les utiliser

Alors que les armées française et malienne progressent rapidement vers le nord du Mali et repoussent les groupes islamistes, ces derniers n'ont encore jamais brandi la menace d'exécuter les sept otages français qu'ils détiennent. Décryptage.

Par Ségolène ALLEMANDOU (texte)
 

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"Il est probable" que les otages "soient dans la région" du massif des Ifoghas, au nord de Kidal, dans l’extrême nord-est du Mali, a déclaré ce jeudi sur France-Inter Jean-Yves Le Drian, le ministre français de la Défense, ajoutant : "Nous ne perdons jamais de vue, ni d’esprit, ni de sensibilité, le fait qu’il y a des otages français dans ce territoire".

Actuellement, sept Français sont détenus au Sahel. Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a revendiqué l’enlèvement de quatre d'entre eux au Niger en septembre 2010, à Arlit, et de deux autres à Hombori, dans le nord du Mali, en novembre 2011. Un dernier otage a été enlevé près de Nioro, dans l’ouest du Mali, en novembre dernier, par un autre groupe islamiste, le Mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l’Ouest (Mujao).

Les experts s'accordent pour dire que cette zone montagneuse, très difficile d’accès pour l’armée française, est "un lieu idéal pour cacher les otages, note Philippe Hugon, directeur de recherche Afrique à l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris). Tout comme la forêt de Diabali, qui peut être une autre option". Les djihadistes auraient, selon lui, opté pour une stratégie de dissémination des otages.

Un business rentable

Il y a plusieurs mois, les groupes islamistes avaient menacé de les tuer en cas d'intervention française. Le gouvernement français, qui s’attache à rester très discret sur ce dossier, avait assuré, le 20 janvier - soit neuf jours après le début de l’opération française Serval, que les otages étaient bien "vivants". Aujourd'hui, leur vie ne semble pas plus menacée qu'auparavant. "Les différents groupes djihadistes n’ont aucun intérêt à les exécuter, précise Philippe Hugon. Ils s’en servent plutôt comme bouclier humain."

Pour les djihadistes, la prise d’otages d’Occidentaux est surtout un business très rentable. "Ce sont des produits commerciaux dont les islamistes se séparent difficilement", relève Pierre Conesa, ancien haut fonctionnaire au ministère de la Défense et auteur de la "Fabrication de l’ennemi". La somme exigée par Aqmi pour l'ensemble des otages dans le Sahel est estimée, selon lui, à 150 millions d’euros, soit près des deux tiers du budget malien de la défense. "Un montant qui sera ensuite redistribué dans toute la société, pour payer notamment les différents intermédiaires qui ont participé aux rapts", ajoute-t-il.

Repli stratégique

De quoi expliquer pourquoi, malgré la progression rapide des armées française et malienne dans le nord du Mali, il n’y a pas eu de menace officielle d’exécution à l’encontre des sept otages français. "Pour l’instant, je dirais plutôt que les groupes djihadistes ne se sentent pas menacés au point d'éprouver le besoin de les utiliser", estime Pierre Conesa, qui considère que les combats ne sont que dans leur première phase. "On parle beaucoup de victoire de l’armée française mais je pense qu’il s’agit en fait d’une position de repli stratégique de la part des groupes djihadistes". Un retrait qui n’est pas synonyme d’une perte des capacités des forces islamistes, poursuit l’ancien haut fonctionnaire.

Les combattants et chefs des groupes liés à Al-Qaïda se sont repliés dans les zones montagneuses de l'Adrar des Ifoghas après avoir fui les raids aériens de l'armée française sur Gao et Tombouctou. "Dans cette région montagneuse proche de la frontière algérienne, les combats seront nettement plus difficiles et tendus pour les armées française et malienne", souligne encore Pierre Conesa.

Négocier avec le MNLA ?

En cas d'enlisement, la France pourrait-elle être tentée par la négociation ? Pour l'heure, Ansar Dine et le Mujao sont totalement exclus des pourparlers. "Ils sont totalement déconsidérés aux yeux de Paris et de Bamako", précise Philippe Hugon. Fin janvier, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, s’était opposé à "rentrer dans les logiques de chantages" à la suite d’une proposition du Mujao d’amorcer des discussions en vue de la libération d’un otage. Un accord tacite lie l'action militaire et les preneurs d'otages, selon Pierre Conesa. "D’un côté, l’armée française n'extermine pas les islamistes, qui s'engagent eux, à préserver la vie des otages". Le gouvernement, adossé à l’opinion politique, ne pourrait pas encaisser l'exécution filmée d’un otage français, assure-t-il.

Seule solution qui s’ouvre à la France : s’appuyer sur le Mouvement national de libération de l’Awazad (MNLA) pour aiguiller ses hommes dans les montagnes et localiser les otages. "C’est le groupe de rebelles qui connaît le mieux le terrain et qui se présente comme le principal allié pour négocier", ajoute Pierre Conesa. Le MNLA, qui s’est tenu à distance des combats depuis le début de l’opération militaire française, affiche une position laïque. "Mais pour cela, la France va devoir faire plier Bamako dans sa raideur avec les Touareg", conclut-il.

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(15) Réactions

Vous êtes en erreur et vous

Vous êtes en erreur et vous vous faites embarquer par le MNLA. En effet, ce mouvement ne detient aucun pouvoir et n'existe que par son nom et ses propagandes mensongères.Le MNLA ne peut rien faire pour liberer les otages.Sauf si vos interlocuteurs dits du MNLA sont en réalité des membres d'Ansardine ou d'Aqmi car finalement on arrive plus à trop faire la difference tellement ces gens changent de facettes : tantôt ils sont MNLA et lais, tantôt ansardines pour la charia, ....tout depend de quel côté souffle le vent à kidal !!

Le Mnla,ne peut libérer aucun

Le Mnla,ne peut libérer aucun otage,ce mouvement n'existe que de nom,ce mouvement veut faire dela diversion .Seuls les touaregs de l'armée malienne peuvent faire ce travail.

ce sont que les warmongers

ce sont que les warmongers les occidentaux

les occidentaux sont les

les occidentaux sont les warmonger ils aiment la guerre et rien d autre

@ Bama et Bruno : il étaient

@ Bama et Bruno : il étaient ou vos combattants quand les soldats français sont arrivés pour prendre les grandes villes ?
Les avions ne seraient pas intervenu lors de ces combats, on a même largués 250 parachutistes sur Tombouctou pour aller au combat corps à corps des djihadistes mais on a trouvé personne alors ou sont vos courageux djihadistes ?

Entièrement d'accord avec toi

Entièrement d'accord avec toi Bama les occidentaux se permettent des bavures ou dégats colatéraux qui semblent le prix à payer des sous-civilisés pour connaitre la civilisation supérieure de l'occident !! Ce faisant ils n'ont aucune considération pour la vie humaine autochtone Seul leur importe le fait de tuer sans être tuer !!!

Nos amis les Gaulois sont

Nos amis les Gaulois sont obligés de passer par le MNLA bien sûr! Ils sont des héros pour la pauvre population du Mali parce qu'ils restent dans les avions pour tirer de loin sinon au corps à corps, les descendants d'Axterix connaissent bien leur limite. Hollande sait très bien qu'il ne peut pas compter sur ses forces TRÈS SPÉCIALES, qui pour libérer 1 seul otage perd généralement 4 hommes: l'otage et 3 sauveurs.

Kidal n appartient pas au

Kidal n appartient pas au Mnla il fait parti du Mali et par consequent la France ne doit pas aider le mnla dans sa decision d'interdir Kidal à l'armée Malienne sous aucun pretexte

Je dis attention à François

Je dis attention à François Hollande il a été applaudit au Mali tout le monde l'apprecie, mais il risque de se faire detester et gater l'image de la France à l'egards des Africain s'il combat avc le MNLA en mettant l armée malienne à l'ecart coe le demande ce groupe, Kidal fait parti du Mali et l'armée Malienne doit etre là le pays n est pas encore divisé et ne le sera jamais et donc Kidal n appartient pas au MNla par consequent ils ne peuvent pas nous interdir d'intervenir sur notre propre sol. Je remerci la France pour tout ce qu Elle a dejà accomplie pour le Mali.

Bruno toujours du coté des

Bruno toujours du coté des perdants, est ce la une marque de fabrique ?

 
 
 
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