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Moyen-orient

Benjamin Netanyahou chargé de former un gouvernement

Texte par Dépêche

Dernière modification : 03/02/2013

À la suite des législatives du 22 janvier, le Premier ministre israélien sortant a été chargé par le président Shimon Peres de constituter un gouvernement. Les tractations, qui s'annoncent ardues, débutent ce dimanche.

Le Premier ministre de droite sortant israélien Benjamin Netanyahu a été chargé samedi soir, comme prévu, par le président Shimon Peres de constituer une majorité pour former le prochain gouvernement.

"J'ai décidé de charger Benjamin Netanyahu de former le gouvernement", a déclaré M. Peres lors d'une conférence de presse conjointe avec M. Netanyahu dans sa résidence officielle à Jérusalem, après qu'un total de 82 députés (sur 120) du Parlement issu des élections du 22 janvier se soient déclarés en faveur du Premier ministre.

"J'espère que cette tâche sera bientôt terminée. Israël a besoin de stabilité politique et économique afin de pouvoir prendre les décisions nécessaires sur les sujets sérieux qui sont à l'ordre du jour. Ces défis sont multiples, sérieux et urgents", a plaidé le président.

Ce processus post-électoral se déroule sur fond de nouvelles tensions régionales avec l'annonce d'un raid israélien mercredi en Syrie, pays allié de l'Iran et du mouvement chiite libanais Hezbollah, ennemis jurés de l'Etat hébreu.

Benjamin Netanyahu, choisi en tant que chef de file de la liste ayant obtenu le plus d'élus (31 députés) dans la nouvelle Knesset, a une image de faucon et a axé en grande partie sa campagne électorale sur la sécurité d'Israël.

Visiblement ému, il a réaffirmé que la priorité de son gouvernement serait "d'empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire", ajoutant qu'"il faudrait aussi faire face à d'autre types d'armes létales qui s'accumulent autour de nous, menaçant nos villes et nos citoyens".

Sur la question palestinienne, M. Netanyahu a "appelé Abou Mazen (le surnom du président Mahmoud Abbas) à retourner à la table des négociations".

Enfin, il a promis à nouveau de créer "le gouvernement d'union nationale le plus large et stable possible".

Les tractations officielles en vue de la formation du gouvernement doivent débuter dès dimanche.

Selon la radio militaire, M. Netanyahu doit d'abord s'entretenir à 13H30 (11H30 GMT) avec Yaïr Lapid, chef de file du parti centriste Yesh Atid ("Il y a un avenir"), surprenant deuxième aux élections (19 sièges), puis à 15H00 (13H00 GMT) avec Naftali Bennett, le dirigeant du parti nationaliste religieux Foyer juif, qui a réalisé une percée (12 sièges).

Tractations compliquées

M. Lapid, qui a déjà rencontré M. Netanyahu jeudi lors de négociations informelles, est au coeur des tractations pour constituer le futur cabinet, dans lequel il devrait obtenir un des portefeuilles régaliens.

Selon les spéculations des médias, cette ancienne vedette de la télévision, qui a créé son parti il y a moins d'un an en se voulant le porte-voix des classes moyennes réclamant plus d'égalité sociale, pourrait devenir ministre des Affaires étrangères ou des Finances.

Le Premier ministre va également tenter de faire entrer M. Bennett, le jeune dirigeant du Foyer juif, situé à la droite de la droite et très proche des colons dans la future coalition gouvernementale.

Deux partis ultra-orthodoxes --le Shass (11) et Judaïsme unifié de la Torah (7)-- pourraient également participer au gouvernement, ainsi que le centriste Kadima, premier parti au sein de l'assemblée sortante mais qui s'est effondré le 22 janvier (2 élus).

Mais les tractations devraient être compliquées du fait des positions de départ contradictoires des ultra-orthodoxes et de Yaïr Lapid sur la question ultra-sensible du service militaire des jeunes ultra-orthodoxes, qui en sont dans leur grande majorité exemptés jusqu'à présent.

Sur la question du processus de paix, M. Netanyahu va également devoir trouver un dénominateur commun entre le Foyer Juif, pro-colonisation, et Yesh Atid, partisan de la création d'un Etat palestinien à côté d'Israël, catégoriquement rejetée par M. Bennett et le lobby des colons.

La loi stipule que le candidat désigné dispose d'une période de 28 jours pour présenter son gouvernement au Parlement. S'il échoue durant ce laps de temps, il peut obtenir un délai supplémentaire de 14 jours. En cas de nouvel échec, le président peut désigner un autre candidat.

AFP

Première publication : 03/02/2013

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