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Adebayor : "Je ne peux pas faire entraîneur et joueur !"

© AFP

Texte par Sylvain MORNET

Dernière modification : 04/02/2013

À l’instar du gardien de but togolais Kossi Agassa, le capitaine des Éperviers, Emmanuel Adebayor, est revenu sur l’élimination du Togo en quart de finale de la CAN face au Burkina Faso. Pour l’attaquant de Tottenham, Didier Six n’a pas aidé !

De notre envoyé spécial à Nelspruit,

Quel est votre première impression ?

Emmanuel Adebayor : Je suis déçu, dégouté, abattu ! On est venu ici avec l’idée de gagner cette CAN, d’aller jusqu’en finale et malheureusement on se fait éliminer par le Burkina. La déception est plus qu’énorme.

Le coaching de Didier Six n’a pas été un atout…

E. A. : Le coach n’a pas été un atout ! Moi, j’étais sur le terrain, donc je ne pouvais pas faire les deux. J’ai essayé de faire de mon mieux, mais c’est vrai que cela ne nous a pas aidés.

Mais bon ce n’est pas le moment de chercher des boucs-émissaires. Le plus important, c’est de rentrer chez nous tranquillement et demain on verra ce que l’on a à se dire.

Et comment vous voyez la suite ? Vous serez toujours présents avec les Éperviers ?

E. A. : Si le Togo s’organise du mieux possible, je serais toujours là. C’est vrai que j’entends à chaque fois : "Il vient, il ne vient pas". Mais c’est parce qu’il y a beaucoup de problèmes. Si les problèmes sont résolus, je serais encore là. Vous avez vu que je donne le meilleur de moi-même. Je parle dans le vestiaire, je suis un leader, je suis capitaine.

Ma carrière internationale ne s’arrête pas là. J’ai fait un quart de finale de CAN, maintenant je pense avoir les qualités pour faire une demi-finale, une finale et pour la gagner. Mais vous savez aussi bien que moi que notre organisation, ce n’est pas trop ça.

Avec ce parcours, le pays, le président de la République, les supporters ont vu ce dont nous étions capables. Maintenant c’est à eux de s’investir pour que l’on s’organise le mieux possible.

Première publication : 04/02/2013

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