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Afrique

Mali : Paris veut que la mission de l'ONU soit opérationnelle en avril

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 07/02/2013

Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, souhaite la mise en place en avril d'une force de l'ONU pour le maintien de la paix au Mali. Il a précisé que cela ne signifiait pas pour autant le départ des troupes françaises du pays.

La France a demandé, mercredi 6 février, au Conseil de sécurité des Nations unies de préparer l'envoi de Casques bleus dans le cadre d’une opération de maintien de la paix au Mali. En d’autres termes, la Misma (Mission internationale de soutien au Mali), actuellement sous commandement de la Cédéao (Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest), passerait sous l’égide des Nations unies.

"À partir du moment où la sécurité est assurée, on peut tout à fait envisager sans changer les structures que ça se fasse à travers le cadre d'une opération de maintien de la paix. Cela présente l'avantage d'être sous le chapeau des Nations unies, sous le financement des Nations unies, et puis ce sont des structures bien connues qui ont fonctionné dans beaucoup d'endroits", a précisé Laurent Fabius.

Toutefois, l'ambassadeur français aux Nations unies, Gérard Araud, a reconnu "certaines réticences" à ce sujet du côté de Bamako.

Une résolution fin février ?

Rappelant que les troupes françaises n’avaient "pas vocation à rester éternellement au Mali", Laurent Fabius a assuré que la France œuvrait pour une mise en place de cette opération de maintien de la paix dès le mois d’avril. "Ça ne veut pas dire du tout que nous allons quitter le Mali, mais nous pourrons diminuer le nombre de nos troupes et nous concentrer en particulier sur la recherche des terroristes", a déclaré le chef de la diplomatie française.

La France a également insisté auprès de l'ONU pour accélérer le déploiement d'"observateurs sur les droits de l'Homme" dans le pays, alors que des ONG ont accusé les islamistes, mais aussi les forces gouvernementales maliennes, d'avoir commis des exactions.

Plusieurs diplomates des Nations unies ont indiqué que le Conseil de sécurité chercherait à adopter fin février ou début mars une résolution plaçant la Misma sous l'autorité de l'ONU. Il faudra alors entre 45 et 60 jours pour faire de la force africaine une force des Nations unies, ce qui impliquerait une réduction de ses effectifs, précisent ces diplomates.

"Je pense que nous allons devoir attendre plusieurs semaines avant d'évaluer l'environnement au niveau sécuritaire et de prendre une décision pour déployer une opération de maintien de la paix", a confié à la presse Gérard Araud.

Le rôle exact des troupes françaises au Mali opérant sous un mandat des Nations unies restera, alors, à définir.

FRANCE 24 avec dépêches


 

Première publication : 06/02/2013

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