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SPORT

Les judokas maghrébins font leur place sur les tatamis

© Stéphanie Trouillard/FRANCE 24

Texte par Stéphanie TROUILLARD

Dernière modification : 09/02/2013

Au Grand Slam de Paris, le plus grand tournoi de judo au monde, les pays africains comptent bien faire leur place. Parmi eux, les athlètes maghrébins essayent de se rapprocher petit à petit des plus grandes nations.

Le Japon, la Corée du Sud, la Mongolie ou encore la France... Les nations "historiques" du judo se sont toutes données rendez-vous au Grand Slam de Paris, le plus grand tournoi au monde. Mais sur les tatamis parisiens, l'hégémonie européenne et asiatique n'est plus aussi écrasante. Les petits pays commencent aussi à faire parler d'eux. Sur les 54 pays représentés durant la compétition, 12 sont africains. Parmi eux, les athlètes maghrébins sont les plus en vue. Les équipes marocaine, tunisienne et algérienne comptent chacune cinq combattants, aussi bien dans les catégories garçons que filles.

"Chaque année, on a pour habitude de faire le Tournoi de Paris. C'est un rendez-vous important car c'est un Grand Chelem. Et en plus c'est en France, et nous sommes aussi un pays francophone", explique ainsi à FRANCE 24 Mohamed el-Asri, l'entraîneur national de la sélection marocaine et ancien champion d'Afrique.

"Rien n'est impossible"

Dans la salle d'échauffement, ce coach, aux allures de colosse, donne les dernières consignes à ces combattants. Protecteur, il ne lâche pas du regard Rizlen Zouak, le plus grand espoir du judo marocain. Née à Beaune, la jeune femme de 26 ans a choisi de porter les couleurs du pays de ses parents: "Avant, j'étais avec la France, mais en -63 kg, j"étais dans dans la même catégorie que Gévrise (Gévrise Emane, double championne du monde, NDLR) et Clarisse (Clarisse Agbegnenou, triple championne de France, NDLR). C'était mort pour me qualifier pour les JO, alors je me suis lancée le défi de le faire pour le Maroc".

Un pari réussi : en 2012, elle est devenue la première judokate de son pays à participer aux Jeux olympiques. "Grâce à elle, les filles marocaines commencent à avoir un modèle, cela les encourage à progresser dans le judo", précise Mohamed el-Asri.

Rizlen Zouak est persuadée que les Africaines peuvent rivaliser avec les plus grandes championnes: "Tout le monde est capable de tout. Rien n'est impossible! Il faut désormais se méfier de tout le monde. Bien sûr, certaines ont un énorme palmarès, mais après cela se joue dans la tête !". Malheureusement, au tournoi de Paris, elle n'a rien pu faire contre la suprématie japonaise. Elle a été éliminée samedi 9 février au deuxième tour par la vice-championne du monde, Miki Tanaka.

Des médailles maghrébines

Dans le rang tunisien, la matinée a aussi été éprouvante. L'entraîneur national Anis Lounifi réconforte son athlète Houcem Khalfaoui qui a perdu au troisième tour contre le Kazhak Azamat Mukanov. Malgré la déception, le coach est content de la combativité de son athlète et de la progression du niveau de son pays. "On a désormais des médailles aux mondiaux, aux championnats d'Afrique, aux Jeux méditerranéens et aux JO. On est proche de l'Europe, alors on en profite aussi pour faire plus de stages", décrit-il avec un grand sourire.

Même si la première journée du tournoi de Paris n'a pas réussi à son équipe, Anis Lounifi pense déjà à dimanche. Tous ses espoirs reposent sur Houda Miled dans la catégorie des -70 kg. Médaillée de bronze aux championnats du monde en 2009, la Tunisienne de 26 ans fait trembler les plus grandes judokates. "J'espère qu'elle va faire une médaille !", pronostique avec optimisme son coach. Mais pour décrocher l'or, elle trouvera sur son chemin Lucie Décosse, championne olympique en titre. L'année dernière, les deux femmes s'étaient déjà rencontrées à Bercy. La Française avait éliminé la Tunisienne en quarts de finale. L'heure de la revanche a sonné.

Première publication : 09/02/2013

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