Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

L'Irlande prête à dire "Oui" au mariage gay ?

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Crise au Burundi : Explosion de grenades à Bujumbura

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Les 1001 vies d'Abderrahmane Sissako

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Organisation de l'État Islamique, Ramadi, Palmyre, les jihadistes consolident leur position

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

La croissance verte : une chance pour les entreprises ?

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Les coulisses de la gastronomie française

En savoir plus

#ActuElles

Les Méditerranéennes en mouvement

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Isabelle Huppert, Gérard Depardieu et "Le Petit Prince" sur la Croisette!

En savoir plus

FOCUS

Les Irlandais aux urnes pour l'ouverture du mariage aux homosexuels

En savoir plus

Afrique

Le gouvernement tunisien en sursis

© AFP | Le Premier ministre Hamadi Jebali

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 11/02/2013

La crise politique se poursuit en Tunisie où les ministres du Congrès pour la République, parti du président Moncef Marzouki, ont reporté d'une semaine leur décision de démissionner ou non du gouvernement du Premier ministre Hamadi Jebali.

Le gouvernement tunisien évite l’implosion. Les ministres du parti du président Moncef Marzouki étaient censés annoncer leur démission lundi 11 février. Mais coup de théâtre : ils ont reporté d’une semaine leur décision.  "Nous avons décidé de geler notre décision de retirer nos ministres du gouvernement mais si dans une semaine nous ne voyons aucun changement, nous quitterons le gouvernement définitivement", a déclaré le chef du Congrès pour la République (CPR), Mohamed Abbou, lors d'une conférence de presse.   

Le CPR, qui compte actuellement trois ministres et deux secrétaires d'État dans le gouvernement, réclame en effet le départ de deux des principaux ministres d’Ennahda, titulaires de maroquins régaliens et contestés depuis des mois par la rue tunisienne. Précisément du ministre de la Justice, Noureddine B'hiri, et celui du chef de la diplomatie, Rafik Abdessalem, qui est aussi le gendre de Rached Ghannouchi, le leader d'Ennahda.

"Nous avions présenté il y a deux jours la démission de nos ministres mais nous avons été contacté hier soir [dimanche 10 février, NDLR] par les dirigeants d'Ennahda qui ont répondu favorablement à toutes nos demandes", a-t-il ajouté.

Imbroglio politique

En outre, le parti a rejeté l'initiative du Premier ministre de former un gouvernement de technocrates, car ce dernier ne peut être "la solution magique pour tous les problèmes". Le CPR rejoint donc, sur ce point, la ligne du parti islamiste Ennahda. "Nous sommes contre un gouvernement de technocrates car cela permettrait le retour des figures de l'ancien régime" de Zine El Abidine Ben Ali, renversé par la révolution de 2011, a poursuivit Mohamed Abbou.

De son côté, soutenu par l'opposition et en conflit avec son propre parti Ennahda, dont il est le numéro 2, le Premier ministre Hamadi Jebali, a réitéré qu'il n'avait "pas d'autre choix que de former un gouvernement transitoire, indépendant des partis". Il a notamment argué de "l'urgence" de la situation et du "danger de violences" en Tunisie.

L’imbroglio politique, doublé d’une tension déjà vive depuis la victoire électorale des islamistes, accusés par les révolutionnaires et les libéraux de porter atteinte aux libertés, s'est aggravé en Tunisie après l’assassinat de l’opposant Chokri Belaïd. Ce crime imputé par la famille du défunt au camp islamiste a remobilisé l’opposition contre le pouvoir. Deux ans après la révolution qui a renversé Zine Al Abidine Ben Ali, le pays à l’économie chancelante est toujours en quête de stabilité.

Première publication : 11/02/2013

  • TUNISIE

    Les ministres du parti du président Marzouki prêts à démissionner

    En savoir plus

  • TUNISIE

    En images : slogans anti-français à la manifestation d'Ennahda

    En savoir plus

  • TUNISIE

    EXCLUSIF : les images de la veillée funèbre dans la maison de Chokri Belaïd

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)