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Arche de Zoé : deux ans de prison pour les deux principaux accusés

Texte par Dépêche

Dernière modification : 12/02/2013

L'ancien président de l'Arche de Zoé, Éric Breteau, et sa compagne Émilie Lelouch ont été condamnés à deux ans de prison ferme. Avec leur association, ils avaient tenté en 2007 d'exfiltrer 103 enfants présentés comme des orphelins du Darfour.

Le président de l'Arche de Zoé et sa compagne, poursuivis pour une tentative d'exfiltration vers la France d'une centaine d'enfants présentés comme des orphelins du Darfour, en octobre 2007, ont été condamnés mardi à deux ans de prison ferme.

Eric Breteau et Emilie Lelouch, qui se trouvaient jusque-là en Afrique du Sud et n'avaient pas assisté à leur procès, étaient présents mardi devant tribunal correctionnel de Paris pour entendre ce délibéré, au terme duquel ils ont été arrêtés.

Ils ont été reconnus coupables d'exercice illégal de l'activité d'intermédiaire pour

Eric Breteau et Emilie Lelouch vont faire appel

Le président de L'Arche de Zoé Eric Breteau et sa compagne Emilie Lelouch, qui avaient tenté d'exfiltrer vers la France 103 enfants tchadiens présentés comme des orphelins du Darfour, vont faire appel de leur condamnation à deux ans de prison ferme, a-t-on appris mardi auprès de leur avocate.

Cet appel sera formalisé "dans les 24 heures", a dit Me Lorenzon à l'AFP, ajoutant qu'ils déposeraient également une demande de remise en liberté.

(AFP)

l'adoption, de tentative d'aide à l'entrée ou au séjour irrégulier de mineurs étrangers et d'escroquerie.

Les deux animateurs de l'organisation caritative ont également été condamnés à payer chacun une amende de 50.000 euros et à l'interdiction définitive d'exercer toute profession d'accueil, d'hébergement ou de placement de mineurs.

L'Arche de Zoé, poursuivie en tant que personne morale, a été condamnée à une amende de 100.000 euros, et sa dissolution a été prononcée.

Eric Breteau, Emilie Lelouch et l'Arche de Zoé "ne pouvaient ignorer l'illégalité de leur projet", a estimé le tribunal dans son jugement. "Ils ont menti sciemment aux familles."

Le président de l'association caritative et sa compagne ont ri et applaudi ironiquement à la lecture des motivations du tribunal. "Vous auriez eu la parole éventuellement si vous étiez venu aux précédentes audiences", leur a rétorqué la présidente.

Ils avaient été arrêtés en octobre 2007 au Tchad alors qu'ils s'apprêtaient à emmener en France 103 enfants présentés comme des orphelins du Darfour, une région du Soudan, mais dont la plupart étaient de nationalité tchadienne et n'étaient pas orphelins, selon des associations.

Les quatre autres prévenus, parmi lesquels des membres de l'association, une journaliste et un médecin, ont été condamnés à des peines de 6 mois de prison avec sursis pour deux d'entre eux, et un an avec sursis pour les deux autres.
 

REUTERS 

Première publication : 12/02/2013

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