Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Blackout médiatique contre l'État islamique

En savoir plus

DÉBAT

Rentrée économique en France : croissance, inflation... Tableau noir pour l'exécutif?

En savoir plus

DÉBAT

Israël - Hamas : accord impossible?

En savoir plus

SUR LE NET

La Toile divisée à propos de Darren Wilson

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Adèle Haenel, nouveau visage du cinéma français

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Ebola : le Cameroun ferme ses frontières avec le Nigeria

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Moins d'un Français sur deux est imposable

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Vers une police sous surveillance ?

En savoir plus

DÉBAT

Syrie, la guerre oubliée

En savoir plus

  • Ukraine : "C’est le début de la Troisième Guerre mondiale"

    En savoir plus

  • Gaza : pourquoi les négociations sur un cessez-le-feu permanent sont un cauchemar ?

    En savoir plus

  • Libération de Paris : où étaient les combattants noirs de la 2e DB ?

    En savoir plus

  • Ce qu'il faut retenir de la vidéo de la décapitation de James Foley par l'EI

    En savoir plus

  • Netanyahou compare le Hamas aux jihadistes de l'État islamique

    En savoir plus

  • Fabius veut coordonner avec l'Iran la lutte contre l'État islamique

    En savoir plus

  • Darius, ce jeune Rom lynché en juin et SDF en août

    En savoir plus

  • Heurts à Bangui entre soldats français et individus armés

    En savoir plus

  • Vidéo : après une nuit plus calme, la situation reste tendue à Ferguson

    En savoir plus

  • Hollande : "La situation internationale est la plus grave depuis 2001"

    En savoir plus

  • Gaza : la trêve une nouvelle fois rompue, Israël vise un chef du Hamas

    En savoir plus

  • La Fifa interdit au FC Barcelone de recruter

    En savoir plus

  • Au bord de l'éruption, le volcan islandais Bardarbunga menace le trafic aérien

    En savoir plus

  • Quand l’Égypte sermonne Washington sur les émeutes de Ferguson

    En savoir plus

  • Reportage : les combattants kurdes reprennent le barrage de Mossoul

    En savoir plus

Economie

"Il y a une complémentarité économique croissante entre l’Inde et la France"

© AFP

Vidéo par FRANCE 24

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 14/02/2013

La visite de François Hollande à New Delhi permet de poser l’Inde en contrepoids à la Chine, analyse le spécialiste des pays émergents Jean-Joseph Boillot. Il y sera question de Rafale et de nucléaire mais aussi de relations stratégiques.

François Hollande a atterri à New Delhi jeudi matin. Accompagné de cinq ministres et d’une importante délégation de chefs d’entreprise, le chef d’État français a choisi l’Inde plutôt que la Chine pour son premier déplacement officiel en Asie.

Une visite de deux jours à multiples tiroirs qui devrait être aussi bien l’occasion de

Contrat pour Eurocopter lors de la visite de Hollande en Inde

Eurocopter, une filiale du groupe européen EADS, a signé jeudi un contrat pour
fournir 50 hélicoptères civils à la société indienne Aviators.

Ce contrat, qui porte sur sept commandes fermes et 43 options, a été signé à l'occasion de la visite d'Etat du président français, François Hollande, en Inde.

Le montant de ce contrat n'est pas précisé. (Reuters)

renforcer les liens stratégiques et diplomatiques entre les deux pays que de discuter contrats et relations économiques. Jean-Joseph Boillot, co-auteur de l’ouvrage "Chindiafrique" (éd. Odile Jacob, janvier 2013) et conseiller économique sur les pays émergents au club du Centre d'études prospectives et d'informations internationales (CEPII) analyse pour FRANCE 24 les enjeux de ce déplacement présidentiel en Inde.
 

FRANCE 24 : Pourquoi François Hollande a-t-il choisi l’Inde et non la Chine pour son premier déplacement officiel en Asie ?

Jean-Joseph Boillot : C’est un symbole. Ce choix est délibéré pour poser l’Inde de facto comme l’un des grands partenaires de la France et comme un contrepoids à la puissance chinoise garant de notre indépendance dans un monde de géants.

Ensuite, il y a une complémentarité économique croissante entre l’Inde et la France et non pas une concurrence. Depuis quatre ou cinq ans, des entreprises françaises se relocalisent de façon silencieuse en Inde. Elles savent que leur technologie n’y sera pas menacée. Il n’y a pas, comme en Chine, un Parti communiste qui peut imposer aux sociétés étrangères le transfert de leur savoir-faire.

Enfin, il y a un élément stratégique qui a trait au triangle des géants (Chine, Inde et Afrique). L’enjeu pour Paris est de s'inscrire dans ce triangle en valorisant un autre triangle : Europe-Inde-Afrique.
 

FRANCE 24 : Pourtant la Chine est économiquement plus performante que l’Inde qui connaît actuellement un ralentissement...

J.-J. B. : Il y a un proverbe indien qui dit qu’il “vaut mieux un diamant avec quelques défauts qu’une pierre qui n’en a pas”. Certes, la Chine est un rouleau compresseur

"Aucun des gros contrats ne sera signé pendant ce voyage"

économique mais l’Inde est une démocratie et c’est un élément important. Même si le marché est moins grand qu’en Chine et que le pays connaît un ralentissement économique conjoncturel, la croissance indienne est tout de même actuellement de 5 % et l'Inde figure au 3e rang mondial par le PIB calculé en parité de pouvoir d'achat.

En outre, comme le dit un autre proverbe indien : “goutte-à-goutte, le bassin se remplit”. C’est-à-dire que l’Inde construit petit à petit son économie de l’intérieur et ne dépend pas essentiellement de l’extérieur comme la Chine.
 

FRANCE 24 : On a l’impression que pour la France, ce déplacement est avant tout pour les Rafale ou le nucléaire...

J.-.J. B. : L’aspect militaire est significatif et stratégique pour les Indiens. Cela leur permet de ne pas dépendre uniquement des États-Unis, pays auquel ils ne font pas confiance. En outre, la Russie, avec qui l’Inde a des relations historiques dans le domaine militaire, les déçoit actuellement d’un point de vue industriel. La France apparaît ainsi comme la principale alternative dans les technogies militaires comme les avions dont il est beaucoup question mais aussi les sous-marins, dont on ne parle pas, du reste.

Mais évoquer des contrats juteux comme cela a pu être le cas, c’est faire injure à nos hôtes indiens. C’est se concentrer uniquement sur l’arbre qui cache la forêt du partenariat économique entre la France et l’Inde. Il y a tout un tissu de PME et d’autres groupes français qui séduisent les Indiens. Que ce soit L’Oréal qui a popularisé le modèle des dosettes en Inde, Saint-Gobain très présent jusqu' aux fins fonds des bazars, ou encore Solaire Direct qui vient de remporter le plus gros appel d’offre indien pour la construction d’une centrale solaire : les Indiens prennent le meilleur dans chaque secteur et c’est ce que les entreprises françaises ont bien compris.
 

Première publication : 14/02/2013

  • AÉRONAUTIQUE

    L’ombre du Rafale plane au-dessus de la visite de François Hollande en Inde

    En savoir plus

  • DÉFENSE

    Rafale : le contrat de vente à l'Inde doit encore être finalisé

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)