Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

DÉBAT

Hollande face à la presse : le chef de l'État a tenu sa conférence semestrielle

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

La stratégie des États-Unis face à l'organisation de l'EI

En savoir plus

FOCUS

Thaïlande : le business lucratif des mères porteuses

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Niki de Saint-Phalle, une "nana" militante et engagée

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Les incertitudes économiques d'une Écosse indépendante

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"DDay"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Kilt ou double"

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Ebola : une volontaire française de MSF contaminée

En savoir plus

SUR LE NET

Iran : les jeunes internautes contournent la censure

En savoir plus

  • Écosse : "Quel que soit le résultat, il va y avoir beaucoup de mécontents"

    En savoir plus

  • Frappes en Irak, croissance, Europe : les principales annonces de Hollande

    En savoir plus

  • Cinq casques bleus tchadiens tués dans le nord du Mali

    En savoir plus

  • Thaïlande : le business lucratif des mères porteuses

    En savoir plus

  • Alex Salmond, le visage d'une Écosse qui rêve d'indépendance

    En savoir plus

  • L'Australie, une cible de choix pour l'organisation de l'EI ?

    En savoir plus

  • Yacine Brahimi, la pépite algérienne révélée par Porto

    En savoir plus

  • Belgique : l'euthanasie d'un violeur inquiète les partisans de la mort assistée

    En savoir plus

  • Peu importe l’issue du référendum, "l’Écosse ne sera plus jamais la même"

    En savoir plus

  • Livraison d'armes aux rebelles syriens : le Congrès américain doit se prononcer

    En savoir plus

  • Vladimir Evtouchenkov, le nouvel oligarque dans le viseur du Kremlin

    En savoir plus

  • Parcours sans-faute des Bleues vers le Mondial-2015

    En savoir plus

  • Une star de la Silicon Valley rachète le château de Pommard

    En savoir plus

  • Le sulfureux maire de Toronto atteint d'un cancer rare et agressif

    En savoir plus

  • "Hollande renvoie l’image de quelqu’un de trop optimiste"

    En savoir plus

Economie

Scandale de la viande de cheval : que faire des produits retirés ?

© AFP

Vidéo par France 3

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 16/02/2013

Trois associations d’aide aux plus démunis appellent à ne pas gaspiller les produits suspectés de contenir de la viande de cheval. Elles seraient prêtes à récupérer les lots mais pas à n’importe quelle condition.

Détruire des tonnes de lasagnes de cheval, un gaspillage de nourriture qui fait bondir

Le PDG de Spanghero reconnaît une "négligence" (Les Echos.fr)

Selon le site Les Echos.fr, le président de Spanghero reconnaît une "négligence" de sa société et plaide la bonne foi. Il accuse, par ailleurs, le gouvernement de mettre en danger 300 emplois.

Le préfet de l'Aude a justifié vendredi la décision du gouvernement de suspendre "à titre conservatoire" l'agrément de Spanghero au vu des "graves doutes" pesant sur l'activité de la société de Castelnaudary soupçonnée de fraude à la viande de cheval.

Eric Freysselinard, qui a reçu une délégation de salariés de Spanghero, a également dit comprendre leur émotion et leur a demandé de garder "confiance". Il a annoncé en fin de journée que l'État acceptait leur demande à bénéficier du chômage partiel.

les associations françaises qui viennent en aide aux plus démunis. C’est pourtant un scénario plausible au vu du scandale qui secoue actuellement l’Europe, les produits surgelés soupçonnés de contenir non pas du bœuf mais de la viande chevaline étant au fur et à mesure retirés des étals. “Ils n’ont pas été détruits et sont actuellement stockés”, précise à FRANCE 24 une porte-parole de la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD), un syndicat qui représente les grandes enseignes de la distribution.

C’est pourquoi les Restos du cœur, la Banque alimentaire et le Secours populaire ont émis l’idée ces derniers jours qu’elles pourraient être intéressées par le fait de récupérer ces produits. La viande de cheval n’est, en effet, pas en soi impropre à la consommation. Dans le contexte d’augmentation de la pauvreté dans l’Hexagone (10% en plus sur la dernière décennie d’après l’Insee), ces associations ne comptent pas rester sans rien faire face à un tel gâchis potentiel.

“Il n’est pas question que toute cette marchandise soit jetée, mais nous devons avant tout recevoir des assurances”, explique à FRANCE 24 Julien Lauprêtre, président du Secours populaire. Il veut ainsi que les autorités sanitaires françaises et européennes concluent “que cette nourriture n’est pas dangereuse pour la santé”. Les produits devraient également être correctement étiquetés par les enseignes afin d’avoir une traçabilité parfaite.

Casse-tête logistique

Deux préalables qui sont aussi des conditions sine qua none posées par les autres associations qui se disent toutes “en attente”. “Ce scandale est devenu un feuilleton qui apporte chaque jour son nouvel épisode et il reste beaucoup de questions en suspens”, précise à FRANCE 24 Maurice Lony, directeur de la fédération nationale des Banques alimentaires. Ainsi la Grande-Bretagne a révélé, jeudi, avoir décélé dans certains lots des traces de médicaments dangereux pour l’homme.

Le circuit de la viande

Mais un feu vert des autorités sanitaires et un étiquetage correct ne résoudraient pas tous les problèmes. La gestion de tous ces produits surgelés serait un vrai casse-tête logistique. “Il faut des congélateurs et des camions frigorifiques pour assurer le transport et le stockage”, précise Maurice Lony qui souligne que la Banque alimentaire serait équipée pour respecter la chaîne du froid. Du côté des Restos du cœur, on affirme réfléchir à ce problème du surcoût. “C’est clair qu’il nous faudrait une aide extérieure”, reconnaît, pour le Secour populaire, Julien Lauprêtre.

Un problème d’autant plus complexe que les associations ne savent pas combien de produits ont été retirés et seraient donc disponibles. “Pour une raison que je ne m’explique pas, les enseignes de distribution ne disent rien à ce sujet”, regrette Maurice Lony. La FCD reconnaît ne pas avoir non plus de chiffres car “il n’y a pas de listes qui nous ont été communiquées”.

Flou juridique

En outre, personne - ou presque - ne semble prêt à prendre l’initiative dans cette affaire. La Banque alimentaire et les Restos du cœur se disent “à l’écoute des propositions des enseignes”. “Nos stocks sont actuellement suffisants pour couvrir les besoins, mais nous sommes ouverts au fait d'étudier toute proposition”, explique Maurice Lony. Seul le Secours populaire pourrait être demandeur d’après son président Julien Lauprêtre.

Côté distribution, la FCD affirme qu’elle est “attentive aux demandes des associations”. Mais elle se réfugie derrière le droit pour assurer que “juridiquement à date, on ne peut pas donner ces produits suspectés de mauvais étiquettage”. Il s’agirait d’une question de protection des consommateurs. Cependant, la fédération reconnaît qu’il “s’agit d’une situation inédite” et qu’il y a donc un flou juridique. Elle ne ferme donc pas la porte à une éventuelle remise aux associations des lasagnes et autres produits suspectés de contenir de la viande de cheval mais attend, là encore, que les pouvoirs publics éclaircissent la situation.

Les circuits de la viande

Première publication : 15/02/2013

  • AGROALIMENTAIRE

    Viande chevaline : la société française Spanghero mise en cause

    En savoir plus

  • AGROALIMENTAIRE

    Scandale de la viande de cheval : l'UE demande des tests ADN

    En savoir plus

  • AGROALIMENTAIRE

    Intermédiaires opaques, non-traçabilité : ce que révèle le scandale Findus

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)