Dernière modification : 18/02/2013 

- Crise financière - Grèce - Hôpital - Santé - Sécurité sociale


La descente aux enfers du système de santé grec

En Grèce, une personne sur trois n’a pas d’assurance maladie. Pénurie de médicaments, retour de maladies oubliées, explosion du sida… Au pays d’Hippocrate, la crise économique a touché de plein fouet le système de santé.

Par Emilie COCHAUD / Juliette LACHARNAY / Mairead DUNDAS / Marina BERTSCH

En récession pour la sixième année, la Grèce n’a plus les moyens de soigner ses habitants. Les laboratoires pharmaceutiques ne veulent plus faire crédit, la sécurité sociale peine à rembourser les pharmacies et le matériel le plus élémentaire vient parfois à manquer. Avec un système de santé qui doit faire face à une dette colossale de six milliards d'euros, la situation sanitaire se dégrade dangereusement. 

Syndiquer le contenuGRAND REPORTAGE

Dans le plus vieil hôpital public d’Athènes, le budget a été réduit de moitié. Seul un médecin sur dix partant à la retraite est remplacé, et ceux qui restent sont épuisés. Pourtant, l’établissement fait partie des quelques hôpitaux d'Athènes qui prennent en charge gratuitement les patients sans assurance maladie… en toute illégalité. 

En temps de crise, les règles changent. Et certaines traditions sont remises en question, comme le "fakelaki" : un dessous de table donné par le patient pour s'assurer qu'il recevra les meilleurs soins. Malgré un système de santé au bord du gouffre, la corruption des médecins demeure monnaie courante en Grèce. 


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