Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Centrafrique : calme précaire dans la capitale, violences en province

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Au Cameroun, la population se mobilise pour l'éducation

En savoir plus

#ActuElles

Canada : les mystérieuses disparitions des femmes autochtones

En savoir plus

REPORTERS

Le meilleur des grands reportages de France 24 en 2014

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Retour sur les temps forts de l’année 2014

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Un troisième Bush à la Maison Blanche ?"

En savoir plus

DÉBAT

CAN-2015 : un défi pour le continent africain

En savoir plus

L'ENTRETIEN

"Il faut que Pékin réévalue ses politiques dans les régions tibétaines"

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Uruguay : la vie après Guantanamo

En savoir plus

EUROPE

Les Arméniens appelés à élire leur nouveau président sans heurts

© AFP

Texte par Dépêche

Dernière modification : 18/02/2013

Les électeurs arméniens sont appelés aux urnes, lundi, pour une élection présidentielle qui résonne comme un test démocratique, cinq ans après les heurts qui ont perturbé le scrutin de 2008. Le chef de l'État sortant est donné favori.

Les Arméniens ont commencé à se rendre aux urnes lundi pour élire leur président, dans un scrutin où le chef de l'Etat Serge Sarkissian est grand favori mais qui fait figure de test pour la démocratie dans cette ex-république soviétique après les sanglants heurts de la présidentielle de 2008.

Environ 2,5 millions d'électeurs sont appelés à se prononcer lors de ce vote qui sera surveillé jusqu'à sa clôture à 16H00 GMT par plus de 600 observateurs internationaux.

Le chef de l'Etat Serge Sarkissian, 59 ans, qui se présente pour un deuxième mandat face à six concurrents, est donné grand favori, avec 68% des intentions de vote selon un sondage de l'institut Gallup, contre 24% pour son principal rival, l'ex-ministre des Affaires étrangères Raffi Hovanissian, 54 ans.

Trois principales forces d'opposition qui disposent de 48 sur 131 sièges au parlement -- le parti Arménie Prospère, dirigé par Gaguik Tsaroukian, le mouvement Congrès national arménien de l'ancien président Levon Ter-Petrossian et la Fédération révolutionnaire arménienne Dachnaktsoutun (nationaliste) -- ont refusé de participer à cette élection.

M. Sarkissian a toutefois promis des élections "libres", un engagement qui sera scruté de près.

Les autorités espèrent en effet que le vote se déroulera sans heurts, afin de pouvoir améliorer les perspectives d'intégration européenne de ce petit pays enclavé du Caucase du Sud, peuplé de 3 millions d'habitants, et qui ne dispose pas de ressources en hydrocarbures comme ses voisins.

"Nous avons besoin d'élections libres et justes comme de l'oxygène. Et nous avons aujourd'hui tous les moyens d'organiser les meilleures élections possibles", a déclaré M. Sarkissian.

En 2008, sa victoire à la présidentielle, contestée par l'opposition, avait déclenché des manifestations qui avaient dégénéré en affrontements après l'intervention de la police, faisant 10 morts.

En 2012, les législatives remportées par le Parti républicain de M. Sarkissian ont été critiquées pour des manquements à la démocratie par l'Organisation pour la coopération et la sécurité en Europe (OSCE).

La fin de la campagne électorale a été assombrie par une attaque contre un candidat au scrutin, Parouïr Haïrikian, blessé par balles à l'épaule le 31 janvier.

Cet ancien dissident soviétique de 63 ans, visé par des coups de feu en plein centre de la capitale Erevan, a demandé le report de la présidentielle, avant de retirer sa demande au dernier moment.

Cette attaque "ne va pas affecter la légitimité des résultats de la présidentielle, mais nous ne pourrons plus dire que l'organisation du scrutin était irréprochable", a estimé Guevorg Pogossian, président de l'Association des sociologues arméniens, interrogé par l'AFP.

La campagne électorale a été dominée par les problèmes économiques de ce pays qui est confronté à un important chômage et à la corruption.

Selon la Banque mondiale, 36% des Arméniens vivent en-dessous du seuil de pauvreté. Lors des deux dernières décennies, environ un million d'Arméniens ont quitté le pays pour fuir le chômage et trouver un meilleur avenir à l'étranger.

D'autant plus que le pays souffre de la fermeture de ses frontières avec l'Azerbaïdjan et la Turquie en raison d'un conflit territorial.

Bakou et Erevan se disputent depuis un conflit armé à la chute de l'URSS le contrôle du Nagorny-Karabakh, une région sécessionniste azerbaïdjanaise peuplée majoritairement d'Arméniens.

Des échanges de tirs font régulièrement des morts, faisant craindre la reprise d'affrontements.

Par ailleurs, la Turquie, alliée de l'Azerbaïdjan, pays turcophone, et l'Arménie sont divisées sur la question du génocide arménien sous l'empire ottoman (1915-1917).
 

AFP

Première publication : 18/02/2013

  • FRANCE

    François Hollande confirme un prochain texte de loi sur le génocide arménien

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)