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EUROPE

Christoph Schönborn, un cardinal charismatique et atypique

Texte par Amara MAKHOUL-YATIM

Dernière modification : 19/02/2013

Depuis l'annonce de la renonciation de Benoit XVI, les spéculations vont bon train sur son successeur. Au nombre des pressentis, le cardinal de Vienne Christoph Schönborn, qui a accepté d'intégrer un homosexuel déclaré dans son diocèse.

Il n’a pas hésité à accepter d’intégrer un fidèle ouvertement homosexuel dans un conseil pastoral d'une paroisse. Pourtant le cardinal de Vienne, Christoph Schönborn, figure au nombre des "papabili". Depuis l’annonce de la renonciation du pape Benoit XVI le 11 février, les spéculations se multiplient sur l’éventuel successeur du pape. À 68 ans, selon les spécialistes, Christoph Schönborn fait partie de ces pressentis.

Le premier avantage que présente le cardinal autrichien, disciple de Jean-Paul II et

proche de Benoit XVI, est sa "jeunesse". Car si cette élection, sans candidats ni campagne officielle, ne comporte pas de critères d’éligibilité, le départ de Benoit XVI, sans précédent dans l’histoire de l’église moderne, peut être compris comme une invitation à élire un pape jeune.

Né le 22 janvier 1945 à Skalken, dans l’actuelle République tchèque, Christoph Schönborn est issu d’une famille dévouée à l’Église catholique. Ses parents s’installent en Autriche peu de temps après sa naissance. Il entre chez les Dominicains en 1963 et fera ses études en Autriche, mais également en Suisse et en France, dont il maîtrise parfaitement la langue.

Charismatique, il fait également figure de grand théologien. "Schönborn est un très grand intellectuel", rappelle à France 24 Constance Colonna-Cesari, journaliste spécialiste de la papauté, auteure de "Urbi et orbi, enquête sur la géopolitique vaticane". Elle rappelle que Benoit XVI l’avait chargé de coordonner la rédaction du catéchisme de l’église catholique au début des années 1990, signe de la proximité qui liait les deux hommes.

Des prises de positions osées

Créé cardinal par Jean-Paul II en 1998, il se démarque rapidement par des prises de positions qui détonnent dans le paysage de l’église catholique.

En 2010, quand le Vatican doit faire face à une succession de scandales de pédophilie au sein de l’église, il est le seul à dénoncer ouvertement la loi du silence en vigueur jusqu’alors dans la hiérarchie ecclésiale. S'attirant plusieurs ennemis au sein de la Curie, il n’hésitera pourtant pas à désigner plusieurs prélats ayant eu une responsabilité dans la couverture de ces crimes, notamment le cardinal Sodano, ancien secrétaire d’État sous le pontificat de Jean-Paul II.

Plus que cela, il s’est par la suite publiquement interrogé, dans une lettre, sur la cause de ces scandales, qui minent l’Église, et le célibat des prêtres, point sur lequel le Saint-Siège s’est toujours montré intransigeant.

Le cardinal Christoph Schönborn, qui fait face à  la fronde d'un mouvement réformateur au sein de l’église autrichienne qu'il dirige, accepte en avril 2012 d'intégrer un fidèle, ouvertement homosexuel, dans un conseil pastoral. Il a tenu à rencontrer personnellement le jeune homme de 26 ans que sa communauté a élu à une large majorité. "Je sais que sa manière d’être est problématique au regard des règles, mais je m’en porte garant. Je pense que ce jeune homme est à la bonne place, et je prends sur moi de couvrir l’affaire", avait-t-il déclaré.

Cité par le site d'information rue 89, Philippe Portier, directeur du Groupe sociétés, religions, laïcités au CNRS, rappelle toutefois que ses prises de positions doivent être replacées dans leur contexte et qu’il ne faut pas se hâter de le classer dans le camp des progressistes. Selon lui, le contexte contestataire de l’église autrichienne a pu pousser le cardinal de Vienne à être plus enclin à la négociation. Selon lui, "à la lecture de ses textes, Schönborn apparaît, au contraire, comme très proche de la doctrine actuelle de l’Église et ne prend pas position pour une ouverture."

Première publication : 19/02/2013

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