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Afrique

Enlèvement au Cameroun : des militaires français envoyés sur place

© AFP

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 21/02/2013

Des gendarmes français sont arrivés au Cameroun en provenance du Tchad, mardi, pour participer à la recherche des sept Français, enlevés le même jour dans le nord du pays, et qui seraient détenus au Nigeria. Le kidnapping n'a pas été revendiqué.

Des militaires français basés au Tchad sont arrivés dans le nord du Cameroun mardi 19 février pour participer à la recherche des sept Français enlevés le matin même dans la région et conduits au Nigeria voisin, selon les autorités camerounaises.

"Hier (mardi), une équipe de gendarmes français s'est rendue sur les lieux de l'enlèvement, en accord et en étroite coordination avec la police camerounaise, afin d'établir des constats nécessaires à l'enquête", a déclaré mercredi le ministère français de la Défense.

Les sept Français enlevés sont trois adultes et quatre enfants, âgés de 5 à 12 ans, d'une même famille d'un expatrié travaillant pour GDF-Suez dans le sud du Cameroun. "C'est la première fois que des enfants sont ainsi pris en otages", a souligné la porte-parole du gouvernement français, Najat Vallaud-Belkacem. "Nous faisons tout, avec l'aide des autorités du Cameroun et du Nigeria, pour retrouver nos compatriotes. Il est probable qu'ils aient été emmenés au Nigeria", a-t-elle dit.

Yaoundé estime également que la famille a été conduite au Nigeria, ce que les autorités concernées ne confirment pas. Les Français, expatriés au Cameroun et en vacances dans le nord du pays, se trouvaient dans une zone "à 200 mètres du Nigeria (...), dans leur véhicule 4x4, ils ont été surpris par ces preneurs d'otages. Ils les ont mis sur des motos et ils ont traversé et pris la fuite vers le Nigeria", a déclaré le ministre camerounais délégué aux Affaires extérieures, Joseph Dion-Ngute, interrogé par la chaîne française BFM-TV. Au Nigeria, le colonel Sagir Musa, porte-parole de l'armée, s'est borné à dire que les forces du pays étaient en alerte, "prêtes à arrêter les éléments criminels ou terroristes entrés sur notre territoire".

La secte Boko Haram

Bien que l'acte n'ait pas encore été revendiqué, selon le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, les éléments disponibles laissent penser qu'il est l'œuvre de la secte nigériane Boko Haram.

Le nord-est du pays, frontalier du Cameroun, est un bastion du groupe islamiste, qui a

pris les armes pour tenter d'imposer une version stricte de la "charia" (loi coranique) dans la moitié nord du pays le plus peuplé d'Afrique, lequel compte approximativement autant de musulmans que de chrétiens. Cependant, les revendications de la secte ont déjà changé plusieurs fois et des bandes criminelles agissent parfois en son nom. Bien que Boko Haram ne se soit jamais attribué un enlèvement, Ansaru, un groupe dissident, s’était réclamé au mois de décembre du kidnapping, au Nigeria, d’un Français puis de sept autres étrangers capturés le 17 février dernier.

"Nous estimons que c'est la secte Boko Haram qui a procédé à l'enlèvement mais on n'a pas encore la signature et là, malheureusement, la terreur succède à l'horreur, cette secte (...) est en train d'enlever des enfants", a ainsi déclaré le minsitre français de la Défense sur l'antenne de France 2. À ce jour, 15 Français sont retenus en otage dans l’ensemble de la zone sahélienne.

Ces groupes souhaitent instaurer "un très grand Sahel"

Interrogé sur un éventuel lien entre le rapt et l'opération militaire française « Serval » lancée le 11 janvier au Mali contre les extrémistes islamistes armés qui contrôlaient le nord du pays, Jean-Yves Le Drian a répondu par la négative : "On ne peut pas le dire (...) Le Nigeria c'est une autre situation".

"À l'heure actuelle, non (le lien n'est pas établi) mais la méthode oui. Ce sont des groupes qui se réclament du même fondamentalisme, qui ont les mêmes méthodes, que ce soit au Mali, que ce soit en Somalie ou que ce soit au Nigeria."

Ces groupes souhaitent instaurer une zone de non-droit entre le golfe de Guinée et le Soudan, "un très grand Sahel", une zone où passent tous les trafics, a déclaré Jean-Yves Le Drian.

Boko Haram a commis nombre d'attentats et attaques au Nigeria ces dernières années. En novembre 2011, le groupe extrémiste a fait exploser des bombes dans des églises, des mosquées et des commissariats de police de Damaturu dans le nord-est du pays, tuant 65 personnes.

Le mois suivant, la secte a revendiqué des attentats à la bombe le jour de Noël, notamment contre une église près d'Abuja, qui avaient fait 37 morts. En janvier 2012, 186 personnes ont péri dans des attentats et des fusillades à Kano, attaque la plus meurtrière commise à ce jour par Boko Haram.

À Paris, le ministère des Affaires étrangères a "formellement déconseillé" à ses concitoyens d'aller dans l'Extrême-Nord du Cameroun, des rives du Lac Tchad au sud de Maroua, et à la frontière avec le Nigeria, "jusqu'à nouvel ordre". La France compte 6 000 ressortissants au Cameroun. L’Hexagone y est l'un des tout premiers investisseurs étrangers, avec une centaine de filiales et quelque 200 entreprises appartenant à des ressortissants français.
 

Avec dépêches

Première publication : 20/02/2013

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