Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

À L’AFFICHE !

Cannes 2017 : "Les proies", avec Nicole Kidman, sixième long métrage de Sofia Coppola

En savoir plus

FOCUS

En Espagne, le parc paradisiaque de Doñana meurt de soif

En savoir plus

FACE À FACE

Ferrand épinglé par "Le Canard enchaîné" : un premier couac pour Macron ?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Manchester meurtrie par l'un de ses enfants"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Réforme de la loi travail : les choses sérieuses commencent

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"L'organisation Etat islamique cible des enfants"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Les "faux disparus" de Manchester

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Cannes 2017 : Berenice Bejo, le Festival en porte-bonheur

En savoir plus

LE DÉBAT

Attentat à Manchester : l'organisation EI revendique l'attaque

En savoir plus

Afrique

Ali Larayedh Premier ministre tunisien, une nomination controversée

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 22/02/2013

Le chef de l’État tunisien, Moncef Marzouki, a approuvé la nomination du ministre de l'Intérieur Ali Larayedh au poste de Premier ministre. Sa candidature avait été soumise plus tôt par le parti islamiste majoritaire Ennahda.

Le président tunisien Moncef Marzouki a approuvé ce vendredi la nomination d'Ali Larayedh, actuel ministre de l'Intérieur, au poste de Premier ministre, a annoncé le porte-parole de la présidence, Adnène Mancer. Le parti islamiste tunisien Ennahda avait proposé son nom comme candidat au poste de Premier ministre pour sortir le pays d'une grave crise politique.

Ali Larayedh a 15 jours pour former son gouvernement

Prisonnier torturé sous le régime tunisien déchu de Zine el-Abidine Ben Ali, puis ministre de l'Intérieur après la révolution de 2011, Ali Larayedh, 57 ans, est considéré comme un homme de dialogue appartenant au courant modéré des islamistes.

"Bilan assez mitigé"

L’ancien ministre de l’Intérieur n’a pourtant pas eu bonne presse, ces derniers mois, auprès du peuple tunisien. "Son bilan du point de vue de l’opposition est assez mitigé", reconnaît David Thomson.

L’opposition lui reproche en effet la faillite sécuritaire du pays, en proie depuis plusieurs mois à de multiples manifestations sociales, et une trop grande indulgence à l’égard des salafistes.

"Larayedh n'est pas un homme de consensus", a déclaré Nejib Chebbi, le dirigeant du Parti républicain, ce vendredi, sur les ondes de Radio Express FM. "Il a échoué en tant que ministre de l'Intérieur", a-t-il ajouté.

Larayedh a été très critiqué pour n'avoir déployé qu'un dispositif de sécurité minimal autour de l'ambassade des États-Unis, le 14 septembre 2012, alors que les islamistes radicaux appelaient à manifester devant le bâtiment. L'opposition lui reproche également son laxisme lors de l'attaque d'une exposition d'art contemporain, en juin dernier.

"Responsable" de la mort de Belaïd

Surtout, depuis le 6 février, jour de l’assassinat de l’opposant Chokri Belaïd, la colère d'une partie des Tunisiens a redoublé à son égard. Les proches de la victime l'accusent d'avoir failli à assurer la sécurité du leader de gauche. Plusieurs milliers de personnes s’étaient d'ailleurs réunis le 6 et 7 février devant le ministère de l’Intérieur pour réclamer sa démission.

L'ancien Premier ministre Hamadi Jebali avait refusé, jeudi, la proposition d’Ennahda de le reconduire dans ses fonctions. Il avait auparavant renoncé à son poste après le rejet par son propre parti de l’idée d’un gouvernement de technocrates apolitiques.

Moncef Marzouki a souhaité que le nouveau Premier ministre s'attèle "le plus rapidement possible" à la formation de son cabinet. Le parti islamiste a promis de former un gouvernement d’ouverture mêlant personnalités politiques et technocrates pour sortir de la crise politique.

Première publication : 22/02/2013

  • TUNISIE

    Des suspects arrêtés dans l'affaire de l'assassinat de Chokri Belaïd

    En savoir plus

  • TUNISIE

    Hamadi Jebali refuse d'être reconduit à la tête du gouvernement tunisien

    En savoir plus

  • TUNISIE

    Le Premier ministre tunisien Hamadi Jebali démissionne

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)