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Economie

Londres perd son triple A chez Moody's

© AFP

Texte par Dépêche

Dernière modification : 23/02/2013

L'agence de notation Moody's a privé vendredi le Royaume-Uni de son précieux triple A. Le ministre des Finances, George Osborne, s'est dit confiant dans le fait que le pays, menacé par la récession, allait surmonter ses problèmes de la dette.

Longtemps épargnée par les agences de notation, la Grande-Bretagne a, à son tour, été privée vendredi de son prestigieux "triple A" par Moody's au moment où le pays menace de retomber dans la récession.

"Nous avons droit à un sévère rappel des problèmes de la dette auxquels est confronté notre pays (...). Nous n'allons pas tourner le dos à nos problèmes, nous allons les surmonter", a aussitôt réagi le ministre des Finances britannique George Osborne.

Moody's avait déjà lancé un premier avertissement à Londres il y a tout juste un an mais s'était, depuis, davantage penchée sur les pays de la zone euro malmenés par la crise de la dette.

En novembre, l'agence avait ainsi privé la France de sa "Aaa", précieux sésame pour emprunter aux meilleures conditions sur les marchés financiers.

La Grande-Bretagne, solidement arrimée à sa livre-sterling et à sa florissante place financière, paraissait relativement à l'abri mais elle a fini par retomber dans le collimateur des agences de notation après une nouvelle rechute de son économie à la fin 2012.

Abaissant la note d'un cran à Aa1, Moody's évoque "la faiblesse continue des perspectives à moyen terme" de la Grande-Bretagne, et dit désormais s'attendre à ce que l'activité économique atone du pays "s'étende à la deuxième moitié de la décennie".

Le Royaume-Uni a fait un premier pas vers une nouvelle récession en accusant une contraction de son produit intérieur brut de 0,3% au quatrième trimestre 2012.

Si la morosité se confirmait sur les trois premiers mois de l'année, la Grande-Bretagne connaîtrait sa troisième récession depuis le début de la crise financière en 2008-2009.

Vaste plan d'austérité

"Plusieurs facteurs se combinent mais il y a principalement un processus de désendettement du secteur privé et public qui a sans aucun doute étouffé la croissance", a indiqué à l'AFP Sarah Carlson, analyste en chef de Moody's pour la Grande-Bretagne, évoquant également une "inflation élevée" qui pèse sur les ménages.

Selon Moody's, la dégradation de la situation dans la zone euro, un des principaux partenaires commerciaux de la Grande-Bretagne, a également "eu des retombées négatives" de l'autre côté du Channel.

A l'heure où le gouvernement conservateur de David Cameron s'est lancé dans un vaste plan d'austérité, l'agence de notation s'inquiète également du niveau de la dette britannique et souligne le "défi" posé par l'assainissement budgétaire.

Selon le FMI, la dette publique britannique devrait se creuser en 2013 pour atteindre 93,3% du PIB.

"La trajectoire de la dette ne devrait pas s'inverser avant 2016", abonde Mme Carlson.

Dans son communiqué, l'agence a toutefois tenu à souligner la solidité de l'économie britannique, "hautement compétitive" et "bien diversifiée" et a relevé de "négative" à "stable" la perspective du pays.

"Le risque de contagion (par la zone euro, ndlr) est limité par la politique monétaire indépendante (du Royaume-Uni, ndlr) et par le fait que la livre sterling bénéficie du statut de monnaie de réserve internationale", souligne Mme Carlson.

La décision de Moody's met le gouvernement britannique dans "l'embarras" mais elle ne devrait avoir qu'un "effet limité" sur l'écononie du pays, a renchéri Howard Archer, analyste chez IHS Global Insight.

"Etant donné le peu de pays qui sont encore notés triple A, la perte de cette note ne représente pas un stigmate aussi important et ne fait pas peser une menace sur la confiance des marchés aussi significative que par le passé", a ajouté M. Archer, dans une note.

Londres peut toutefois s'attendre à subir le feu des deux autres grandes agences de notation. Mi-décembre, Standard and Poor's (SP) avait annoncé qu'elle envisageait de priver le Royaume-Uni de son triple A et Fitch juge "négative" la perspective du pays.
 

AFP

Première publication : 23/02/2013

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