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Moyen-orient

Face au "silence" international, l'opposition boycotte des réunions à l'étranger

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 23/02/2013

La Coalition de l'opposition syrienne a dénoncé samedi l'attitude "honteuse" de la communauté internationale face aux crimes commis "quotidiennement" en Syrie.

Elle entend dénoncer  le "silence international sur les crimes" commis par le régime syrien contre la population. La Coalition de l'opposition syrienne a annoncé samedi qu'elle suspendait sa participation à plusieurs rencontres à l'étranger, au lendemain de tirs meurtriers de missiles contre Alep.

L'opposition a expliqué dans un communiqué qu'elle suspendait sa participation à la prochaine réunion des Amis du peuple syrien, prévue le 28 février à Rome, de même que ses visites en Russie, fidèle allié du régime de Bachar al-Assad, et aux États-Unis.

Jugeant "honteuse" l'attitude de la communauté internationale, la Coalition a souligné qu'elle assimilait "le silence international sur les crimes commis quotidiennement contre notre peuple à une participation à la tuerie" en Syrie.

"Nous tenons en particulier les dirigeants russes pour responsables éthiquement et politiquement, car ils continuent à soutenir le régime par les armes", a-t-elle ajouté.

Le chef de la Coalition Ahmed Moaz al-Khatib était attendu dans les semaines à venir à Moscou. Il avait aussi été invité à se rendre à Washington par le sous-secrétaire d'État William Burns, lors de la dernière réunion des Amis du peuple syrien, le 12 décembre au Maroc.

Ce groupe, qui rassemble des pays occidentaux et arabes opposés au régime de Bachar al-Assad, avait alors reconnu la Coalition comme "seul représentant légitime" du peuple syrien.

"Nous ne pouvons pas continuer à écouter des déclarations qui ne sont pas accompagnées d'actions (...) Le monde a la responsabilité de protéger (les Syriens) d'un boucher", a souligné le porte-parole de la Coalition Walid al-Bounni sur la chaîne en langue arabe de FRANCE 24, en faisant référence au président Assad.

Cette annonce intervient alors que le conflit, qui a déjà fait plus de 70 000 morts selon l'ONU, s'apprête à entrer dans sa troisième année, sans aucune issue en vue.


"Arrêter les massacres"

"Nous voulons dire (aux pays soutenant l'opposition, dont les Amis du peuple syrien): si vous êtes nos vrais amis, aidez-nous à arrêter les massacres qui sont en train d'être commis contre notre peuple", alancé le porte-parole.

L'opposition syrienne a demandé à de nombreuses reprises à la communauté internationale de fournir des armes aux rebelles combattant le régime mais M. Bounni n'a pas fait référence de façon claire à cette question lors de l'interview.

Réunie depuis jeudi au Caire, l'opposition a par ailleurs annoncé vendredi son intention de former un gouvernement chargé de gérer les territoires contrôlés par les rebelles.

M. Bounni a précisé que la Coalition se réunirait le 2 mars à Istanbul, en Turquie, pour décider de la composition de ce cabinet "provisoire" et choisir son chef "en dehors des membres de la Coalition". "Nous avons besoin d'un gouvernement de technocrates", a-t-il souligné lors d'une conférence de presse.

Pendant ce temps, les violences ne montraient aucun signe de répit sur le terrain. Vendredi, elles ont encore fait 149 morts, dont 84 civils, à travers le pays, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Vingt-neuf personnes, dont 19 enfants, ont notamment été tuées et 150 blessées par le tir de trois missiles sol-sol sur l'est d'Alep, métropole du Nord syrien.

Selon des militants, ces missiles sont des Scud qui ont été tirés de la région de Damas. Cette information n'a pu être vérifiée.

"L'armée essaie depuis des semaines de se rapprocher d'Alep par l'est, afin de donner l'assaut. Des troupes d'élite sont en train d'y être envoyées", a déclaré à l'AFP le président de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.

"L'utilisation par l'armée de missiles sol-sol contre Alep fait partie de cette tentative d'avancée", a-t-il ajouté.

Lundi, 33 personnes, dont 15 enfants, avaient déjà été tuées et des dizaines d'autres blessées par la chute d'un missile sol-sol sur le quartier populaire de Jabal Badro, selon l'OSDH.

Avec Dépêches


 

Première publication : 23/02/2013

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