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EUROPE

Le Vatican dénonce la "médisance" et la "calomnie" à propos du "lobby gay"

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 24/02/2013

Le porte-parole du Vatican a dénoncé samedi la "désinformation" des articles de presse faisant état d'intrigues dans les hautes sphères du Saint-Siège et de l'existence d'un "lobby gay", raison cachée de la renonciation de Benoît XVI.

"Médisance, désinformation, voire calomnie". Au lendemain de la parution d'articles de presse faisant état d'intrigues dans les hautes sphères du Saint-Siège et de l'existence d'un "lobby gay" ayant poussé le pape Benoît XVI à la renonciation, le porte-parole du Vatican s'en est pris violemment aux médias italiens dans une interview accordée samedi à Radio Vatican.

"Certains cherchent à profiter du mouvement de surprise et de désorientation" après la démission historique annoncée par le pape Benoît XVI, "pour semer la confusion et jeter le discrédit sur l'Église et son gouvernement", a dénoncé le père Federico Lombardi qui y voit "des pressions inacceptables" sur le prochain conclave chargé d'élire le nouveau pape.

"Nous n'avons pas, et c'est heureux, à porter la douleur pour la mort d'un pape aimé, mais une autre épreuve ne nous est pas épargnée : la multiplication des pressions et des considérations étrangères à l'esprit dans lequel l'Eglise voudrait vivre ce temps d'attente et de préparation", poursuit le père jésuite.

Le pavé dans la mare a été lancé cette semaine par la presse italienne. La Repubblica a ainsi évoqué la présence d'un "lobby gay" au sein du Vatican. Certains prélats du Vatican auraient ainsi subi un chantage en raison de leur homosexualité.

Selon cet article au ton sensationnaliste intitulé "Sexe et carrière, les chantages au Vatican derrière la renonciation de Benoît XVI", le cardinal espagnol de l'Opus Dei, Julian Herranz, qui dirige cette commission, aurait évoqué le 9 octobre devant le pape le dossier "le plus scabreux": à savoir "un réseau transversal uni par l’orientation sexuelle".

Selon Panorama, le "lobby gay" du Vatican "serait, et de loin, le plus ramifié et influent de tous ceux existant au sein de la Curie" romaine.

Ces journaux qui effectuent -selon leurs propres termes- des "reconstructions" sur l'enquête archi-confidentielle menée par trois cardinaux sur le scandale Vatileaks, évoquent également les intrigues liées aux finances du Saint-Siège.

"Une description profondément injuste de l'Eglise et de ses hommes"

"Qui a en tête avant tout argent, sexe et pouvoir, et est habitué à lire avec ces critères les diverses réalités, n'est pas capable de voir autre chose, pas même dans l'Eglise, car son regard ne sait pas voir vers le haut ou descendre en profondeur dans les motivations spirituelles de l'existence", poursuit le porte-parole. "Il en résulte une description profondément injuste de l'Eglise et de ses hommes", déplore-t-il.

Après l'éclosion du scandale Vatileaks l'an dernier, le majordome du pape, Paolo Gabriele, reconnu coupable d'avoir transmis à la presse des documents ultra-confidentiels, a été condamné, puis grâcié par Benoît XVI. Mais de nombreuses questions demeurent, notamment sur l'existence d'éventuels commanditaires.

Selon les vaticanistes, la fuite de documents dans le scandale "Vatileaks" a pu être utilisée par l'un ou l'autre pour déconsidérer un rival au sein de la curie, le "gouvernement" du Vatican. Un phénomène qui pourrait se répéter, alors que le conclave approche, dans le but de peser sur le choix du nouveau pape.

Après la démission historique de Joseph Ratzinger, qui prendra effet le 28 février, un conclave des cardinaux doit se réunir à une date encore non fixée, probablement avant le 15 mars, pour élire son successeur.

Avec Dépêches

Première publication : 23/02/2013

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