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EUROPE

La Lombardie, région décisive pour l’issue du scrutin législatif

© Benjamin Dodman/FRANCE 24

Vidéo par FRANCE 24

Texte par Benjamin DODMAN

Dernière modification : 24/02/2013

La Lombardie a longtemps été considérée comme la citadelle imprenable pour la gauche italienne. Mais avec la Ligue du Nord (droite) au cœur d'une série de scandales, la région pourrait faire basculer le scrutin législatif qui s’est ouvert dimanche.

Tous les regards sont braqués sur elle. La Lombardie, la région la plus peuplée et la plus riche d’Italie, fera peut-être basculer les élections législatives des 24 et 25 février. À elle seule, elle détient 47 des 315 sièges du Sénat. Pour remporter le scrutin, la

Les élections législatives pourraient enregistrer une forte abstention

majorité à la Chambre et au Sénat, le leader de la coalition de centre-gauche, Pier Luigi Bersani, sait qu’il devra arracher ce bastion à la droite.

"La Lombardie n’est pas juste notre Ohio, c’est notre Virginie et notre Floride (États pivots dans l’élection présidentielle américaine NDLR)", a souligné plus tôt dans la campagne Nichi Vendola, gouverneur des Pouilles, à l’extrême sud de la botte, membre de la gauche. 

"En termes de poids politique et économique, cette région s’apparente plus à la Californie", souligne, de son côté, Paolo Belluci, professeur à l’université de Sienne. 

La droite éclaboussée par des scandales

Une loi électorale complexe

L’actuelle loi électorale en Italie est si complexe qu’elle a été surnommée "Porcellum", (porcherie). La Chambre des députés, Chambre basse, compte 630 sièges tandis que le Sénat en compte 315 (plus quatre sénateurs nommés à vie). Tous les sièges seront pourvus à l’issue des élections générales du 24 et 25 février. Les sièges dans les deux chambres sont répartis de façon proportionnelle, dans le respect de certaines limites visant à encourager les partis à former des coalitions. Celle qui arrive en tête se voit décerner le "prix de la majorité" à la Chambre des députés qui lui garantit au moins 340 des 630 sièges. " Le prix de la majorité" s'applique également au Sénat, mais sur une base régionale, ce qui rend plus difficile pour une coalition d’obtenir une majorité de sièges dans les deux chambres.

Pour la première fois depuis deux décennies, la coalition de centre-gauche menée par le Parti démocrate a une chance de l’emporter. Pier Luigi Bersani, leader du parti depuis 2009 est un ancien ministre de Romano Prodi. Instigateur de la libéralisation de segments clés de l’économie italienne, il se voit pourtant flanqué de l’étiquette de communiste par ses adversaires.

"Il n’a sans doute pas beaucoup de charisme et ne fait aucune grande promesse comme Silvio Berlusconi mais il est perçu comme fiable et courageux, quelqu’un qui fait les choses", souligne Paolo Paliago, professeur d’Economie à l’école européenne de Varese.

Il y a deux ans, la gauche avait arraché une victoire forte en symbole en remportant lors des municipales, Milan, la capitale régionale lombarde et ville de naissance de Silvio Berlusconi. La tâche s’annonce cependant plus compliquée pour ce qui est des villages et des petites villes situées aux pieds des Alpes.

"Là-bas, la Ligue du Nord n’est pas un parti, c’est une dévotion", analyse Francesca Panzarin, fondatrice de womenomics.it et candidate aux législatives.

Le principal atout de la coalition de centre-gauche de Pier Luigi Bersani reste néanmoins la fragilité de la droite en Lombardie. La popularité de Silvio Berlusconi et celle de la Ligue du Nord ont été plombées par une série de scandales.

Le gouverneur de la région lombarde l’intouchable Roberto Formigoni est au cœur d’une vaste enquête sur la corruption. "Ce qui était autrefois un parti "anti-establishment" est désormais un pouvoir davantage infiltré par la mafia que par ses partenaires du sud", ajoute Paolo Paliago en précisant que "les fondements des Lombards s’effondrent".

Si le chef de la Ligue du Nord, l'ancien ministre de l'Intérieur Roberto Maroni, se dit toujours certain de la victoire, le moral de ses partisans est sérieusement atteint.

Distribuant des tracts de la Ligue dans les rues enneigées de Varese, la veille du scrutin, Martina Messina, 20 ans, n'avait toujours pas décidé pour qui elle voterait. "Mais un chose est certaine," poursuit-elle, "c'est que je ne voterai pas pour la Ligue !"
 

Première publication : 24/02/2013

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