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Afrique

Nord-Mali : attentat-suicide contre un check-point à Kidal

© AFP

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 27/02/2013

Une attaque à la voiture piégée a été perpétrée à Kidal (nord-est du Mali), mardi soir, contre un check-point dont le contrôle est revendiqué à la fois par le MNLA et le MIA. Un bilan provisoire fait état de sept morts, y compris le kamikaze.

Un attentat-suicide à la voiture piégée s'est produit mardi soir à Kidal, ville de l'extrême nord-est du Mali où sont présentes des troupes françaises, selon plusieurs sources concordantes. Une source hospitalière a affirmé qu'il y avait sept morts, dont le kamikaze.

"Un véhicule piégé a explosé à 19H30. L'attentat-suicide a été perpétré contre le check-point de la partie est de Kidal, tenu par le MNLA", le Mouvement national de libération de l'Azawad (rébellion touareg), a déclaré une source militaire jointe depuis Gao (environ 350 km au sud de Kidal).

"C'était un kamikaze en pick-up. L'attaque ne visait pas directement les Français, car elle était dirigée vers l'extérieur (de la ville) et non vers l'aéroport tenu par les Français", a indiqué la même source, sans fournir de bilan.

Le MIA ou le MNLA visés ?

Ancien bastion islamiste

Une version corroborée par le MNLA. "Un kamikaze à bord d'un véhicule de type 4x4 s'est fait exploser au niveau du poste de contrôle du MNLA situé à la sortie de Kidal menant vers Ménaka" (sud-est de Kidal), il "s'est fait exploser au moment où les combattants du MNLA s'apprêtaient à contrôler le véhicule", a affirmé le mouvement Touareg dans un communiqué tout en faisant état d'un "bilan provisoire" de "7 morts" parmi (ses) combattants ainsi que plusieurs blessés".

"Mais qui était vraiment visé ?", questionne Serge Daniel, le correspondant RFI pour FRANCE 24, "le chef du MIA (Mouvement islamique de l'Azawad, un groupe armé islamiste "modéré"), Alghabass Ag Intalla, affirme que l'attentat était tourné contre ses membres. Mais le MNLA affirme lui aussi que l'attaque lui était destiné puisque plusieurs de ses combattants ont été tués".

Une explosion à la "sortie" de la ville

Alghabass Ag Intalla, a en effet soutenu que l'explosion visait le MIA. Elle s'est produite "à une barrière militaire" de son mouvement, "à la sortie" de la ville, a-t-il expliqué.

"Quoi qu'il en soit, cet attentat prouve que les djihadistes ont loin d'avoir capitulé", résume le journaliste Serge Daniel.

Les forces françaises avaient repris fin janvier le contrôle de l'aéroport de Kidal, ancien bastion islamiste, et quelque 1 800 soldats tchadiens étaient arrivés depuis pour sécuriser la ville - où étaient déjà présents des islamistes armés et le MNLA, qui affirment désormais collaborer avec les Français dans la traque des djihadistes.

La ville de Kidal, à 1 500 km au nord-est de Bamako, est la capitale de la région du même nom abritant le massif des Ifoghas où sont retranchés des combattants islamistes puissamment armés liés à Al-Qaïda.

Le camp militaire français de Kidal déjà visé par une attaque kamikaze

La semaine dernière, des combats entre soldats tchadiens et djihadistes ont fait 116 morts, selon l'état-major tchadien : 23 parmi les militaires tchadiens, et 93 dans le camp des islamistes armés. Il s'agit des pertes connues les plus lourdes subies par les forces soutenant le Mali.

Le 21 février, le camp militaire français à Kidal a été visé par une attaque d'un kamikaze à bord d'un véhicule qui a explosé près du site. Le conducteur a été tué sur le coup, selon des sources concordantes.

Le lendemain, un attentat à l'aide de deux voitures piégées s'est produite à Tessalit (environ 170 km au nord de Kidal), proche de la frontière algérienne, contre des hommes du MNLA. Selon des sources concordantes, il y a eu au moins cinq morts, dont les deux kamikazes.

Ces attaques de Kidal et Tessalit ont été revendiquées par le Mouvement pour l'unicité et le djihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), un des groupes armés dont les hommes sont traqués et qui a annoncé d'autres attentats-suicides au Mali, sans plus de détails.

Mardi matin, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian avait affirmé que les combats, "violents", se poursuivaient dans le massif des Ifoghas, avec beaucoup de pertes dans les rangs des islamistes armés. Il y a des morts "tous les jours" mais les forces françaises font "très peu de prisonniers", avait-il dit.

Avec dépêches

Première publication : 27/02/2013

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