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Economie

Pour Montebourg, l'ombre de Merkel plane sur l'élection italienne

© AFP

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 28/02/2013

À la suite des législatives italiennes qui se sont soldées par une impasse politique, Arnaud Montebourg a suggéré que les Italiens avaient avant tout sanctionné la politique européenne voulue par Angela Merkel. Un bouc-émissaire un peu facile ?

Après son échange de lettres au vitriol avec le PDG de Titan, Arnaud Montebourg, le ministre français du Redressement productif, a retrouvé l'une de ses cibles de prédilection : la chancelière allemande Angela Merkel. La paralysie politique issue des législatives du 24 et 25 février en Italie lui a donné l'occasion, mardi, de s’en prendre à nouveau à celle qu’il avait déjà comparée, en 2011, à Bismarck (premier chancelier de l’Empire allemand en 1871). Il l’avait ensuite accusée, en juin 2012, d’”aveuglement idéologique” concernant sa défense d’une politique d’austérité en Europe.

Cette fois-ci la chancelière allemande serait, selon Arnaud Montebourg, en partie responsable du vote protestataire incarné par le bon score réalisé par le leader populiste Beppe Grillo. "Les Italiens ont dit qu'ils n'étaient pas d'accord avec la politique imposée par les marchés", a affirmé Arnaud Montebourg, mardi, à l'occasion d'une rencontre avec la presse économique. Angela Merkel serait, d’après le ministre français, le principal relais politique de cette “lex economicus” européenne faite d’austérité et d’euro fort. “Madame Merkel ne peut diriger seule l'Europe et fixer la parité [de l’euro, NDLR]”, a-t-il affirmé.

Cette référence au taux de change de la monnaie européenne renvoie à la position de Berlin qui refuse une dévaluation de l’euro par rapport au dollar. Une situation qui handicape les exportations des pays de la zone euro... sauf l’Allemagne qui vend des produits hauts de gamme que les clients sont prêts à payer plus chers. “L’euro fort rend les entreprises européennes moins compétitives par rapport à leurs concurrentes au niveau international”, précise à FRANCE 24 Céline Antonin, spécialiste de l’économie italienne à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).

Merkel pas solo

L’euro fort qui vient se greffer sur la politique d’austérité mise en place par Rome serait donc une malédiction pour l’Italie. L’économie italienne est, en effet, plutôt axée vers les exportations. “Elles étaient jusqu’à présent l’un des rares moteurs de l’activité économique italienne”, confirme Céline Antonin. Cette spécialiste reconnaît que si l’euro demeure élevé, les exportateurs italiens risquent de trinquer. Les industries traditionnelles du nord du pays, comme l'automobile et le textile, sont, en effet, très exposées à la concurrence internationale où le taux de change joue un rôle important.

Mais dire que Beppe Grillo, le leader populiste du Mouvement 5 étoiles, doit remercier Angela Merkel pour son succès électoral de dimanche serait un peu fort de café... “Pour définir la politique économique européenne, il n’y a jamais eu l’Allemagne contre le reste de l’Europe”, rappelle Céline Antonin. L’austérité et l’indépendance de la Banque centrale européenne (BCE) qui définit le taux de change de l’euro font l’objet d’un certain consensus, “même si certaines voix commencent à remettre ces principes en cause”, concède l'économiste.

Ensuite, l’impact de l’euro fort sur la compétitivité des entreprises italiennes ne serait “qu’un révélateur de problèmes structurels italiens”, souligne Céline Antonin. Elle rappelle, notamment, que même dans ses échanges commerciaux avec les autres pays européens, l’Italie perd des parts de marchés “alors qu’en zone euro, tout le monde utilise la même monnaie et que la problématique du taux de change n’intervient donc pas”. Il y a, selon elle, des réformes à mener, notamment “pour se débarrasser de certaines rigidités du marché du travail”. D’autres pays en difficulté économique, comme l’Espagne, ont ainsi recommencé à gagner des parts de marché en instaurant, souligne Céline Antonin, une “certaine modération salariale”.

Mais demander aux salariés italiens davantage de sacrifice risque d'être politiquement difficile à mettre en œuvre après les résultats de dimanche.

Première publication : 27/02/2013

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