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Culture

Steven Spielberg, nouveau roi de la Croisette

© AFP PHOTO / Anne-Christine Poujoulat | Steven Spielberg à Cannes, en 2008

Vidéo par FRANCE 24

Texte par Priscille LAFITTE

Dernière modification : 01/03/2013

Le jury du 66e Festival de Cannes sera présidé par le réalisateur américain Steven Spielberg qui, depuis "E.T." en 1982, a toujours été classé "hors compétition" sur la Croisette. À défaut de faire date, sa présidence fera sûrement consensus.

Les plus malins auront réussi à percer le secret dès mercredi soir - un secret très relatif, étant donné les rumeurs qui couraient déjà depuis plusieurs mois sur le sujet. À 22 h, Gilles Jacob, le président du Festival de Cannes, a alors lâché malicieusement un indice sur Twitter en forme de rébus : "Dany Boon vous aura-t-il porté chance ?". La réponse, officialisée jeudi : "Ch’tis vaine" [Steven] Spielberg...

Mais Cannes n’est pas seulement devenu le royaume de la boutade. La décision avait été mûrement réfléchie. Gilles Jacob sous-entend même sur Twitter s’être calé sur l’agenda d’Hollywood : "Et si l'annonce du président avait été différée afin de n'influer ni dans un sens ni dans un autre sur les résultats des Oscars ?", a-t-il lancé jeudi matin.

De fait, en choisissant le réalisateur américain, Cannes fait un joli pied de nez aux Oscars. La cérémonie hollywoodienne avait préféré, dimanche soir, remettre une statuette du meilleur film à Ben Affleck plutôt qu’à Steven Spielberg, à "Argo" plutôt qu’à "Lincoln". Le réalisateur âgé de 67 ans tient sa revanche trois jours plus tard : il est sacré roi de la Croisette 2013, président du jury au prochain festival, du 15 au 26 mai.

La décision de Cannes crée l’émoi parmi les cinéphiles qui conspuent les choix des Oscars 2013 et attendent impatiemment le mois de mai pour passer la quinzaine de Cannes en compagnie d’un cinéaste… lui-même multi-oscarisé par le passé avec "La liste de Schindler" (1993) et "Il faut sauver le soldat Ryan" (1998).

"Cinéma populaire intelligent" ou "cinéma d’auteur pour grand public" ?

Steven Spielberg était réclamé à Cannes depuis longtemps. Il avait donné son accord de principe pour présider l'événement il y a deux ans, assure même l’organisation du plus grand rendez-vous du cinéma mondial. Encore fallait-il qu’il soit libre durant la période du festival. "C’est 'E.T.' que j'ai montré en 1982 en première mondiale qui a tissé des liens qu'on n'oublie pas, raconte Gilles Jacob dans un communiqué. Depuis, j'ai souvent demandé à Steven de présider le jury, mais à chaque fois, il me répondait qu'il tournait. Aussi cette année, quand on m'a dit ‘E.T. phone home’ [réplique culte du film de Spielberg sorti en 1982, NDLR], j'ai compris et j'ai répondu : 'Enfin' !".

Après le réalisateur italien Nanni Moretti l’année dernière, Robert De Niro en 2011 et Tim Burton en 2010, Cannes n’abaisse pas ses prétentions. Encore que, en allant ferrer un gros poisson hollywoodien comme Spielberg, le très sélect festival ne sort-il pas des clous qui font sa renommée ? Non, rétorque Gilles Jacob, qui assume ainsi son choix sur Twitter, en réponse à @CultureF24 : "Le cinéma que nous souhaitons se définit ainsi : du cinéma d'auteur pour grand public ou du cinéma populaire intelligent. Concluez !"

"Succès commerciaux" et "films plus intimistes"

Le festival prend soin de rappeler comment il a accompagné les débuts du cinéma de Spielberg : "The Sugerland Express" a reçu le prix du scénario au festival de Cannes en 1974. Quatre ans plus tard, "E.T." est projeté "hors compétition", en clôture du festival de 1982, de même que "La Couleur pourpre" (1986), également présenté hors compétition.

De là à en conclure, comme le fait Gilles Jacob, que Spielberg est un "régulier" de Cannes, est un peu exagéré. Depuis 1974, aucun film de Spielberg n’a été en lice pour la Palme.

"La plupart [de ses films] font date dans l’histoire du cinéma mondial", insistent les organisateurs de Cannes. Dans sa biographie officielle, le festival prend soin de séparer pudiquement les "succès commerciaux" - "Les Dents de la mer" ("Jaws", 1975), "Rencontres du troisième type" ("Close Encounters of the Third Kind", 1977), ou encore "Jurassic Park" en 1993 - des films "plus intimistes et engagés qui interrogent la conscience du spectateur" et par lesquels le réalisateur américain "étonne" : "La Couleur pourpre" ("The Color Purple", 1986), "L’Empire du soleil" ("Empire of the Sun", 1987), "Always" (1989) et "La Liste de Schindler".

Caprices et conflits d'intérêts

La longue histoire de Cannes regorge d’anecdotes sur les caprices des présidents de jury. Les festivals récents sont déjà éloquents. En 2012, sous la présidence de Nanni Moretti, le consensus semble s’être établi autour d’"Amour" de Michael Haneke pour recevoir la Palme d’Or, devant une sélection par ailleurs relativement terne. Mais le choix des autres prix ont suscité la polémique : quatre des films récompensés sont soit distribués, soit coproduits par Le Pacte, société qui avait cofinancé et diffusé "Habemus Papam", le précédent film du président du jury. Conflit d’intérêt ? Le Festival s’en défend.

Le festival aurait pu ajouter à cette liste de films "d’auteur" le dernier chef d’œuvre du réalisateur autodidacte : "Lincoln", monument de sobriété - à l’échelle de Spielberg - ,le cinéaste soignant sa photographie et jouant de la voix de Daniel Day-Lewis (qui a reçu pour cette performance son troisième Oscar du meilleur acteur).

Pas de veto

À présent que Cannes tient sa tête d’affiche… quel genre de président du jury sera Spielberg ? Tout dépend des films sélectionnés en compétition. Sans sa dose de surprises, de films-choc, de nouveaux venus et d’auteurs réguliers à Cannes, le festival peut être comme il le fut l’année dernière : sans saveur. Et ce, quel que soit le jury.

Une fois les films sélectionnés - par un comité de sélection dirigé par Thierry Frémeaux, le directeur délégué artistique - et projetés durant le festival, le président du jury ne dispose pas de veto. Il ne fait que superviser les délibérations qui mènent au vote du palmarès. En fonction des personnalités qui composent le jury, les débats peuvent être plus ou moins tumultueux. Au président de savoir imposer son avis ou écouter celui des autres (lire l'encadré).

À voir la liste - très convenue - des 10 films préférés de Spielberg publiée sur le site Vodkaster, le réalisateur américain tient sa chance à Cannes : démontrer qu’il sait sortir du grand consensus… À défaut, il pourra toujours se targuer d’être un grand démocrate.

Première publication : 28/02/2013

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