Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Les "MarocLeaks" inquiètent le pouvoir marocain

En savoir plus

#ActuElles

Jouets sexistes : le marketing des fabricants en cause

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Joyeux Noël... laïc !

En savoir plus

REPORTERS

Argentine : le bilan Kirchner

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Cuba - États-Unis : la fin de la guerre froide ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

La Grèce fait trembler les marchés

En savoir plus

À L’AFFICHE !

La personnalité tourmentée de "Mr. Turner"

En savoir plus

FOCUS

Vidéo : colère à Peshawar lors des funérailles des écoliers assassinés

En savoir plus

UNE COMÉDIE FRANCAISE

François Hollande, un recentrage à gauche ?

En savoir plus

Asie - pacifique

La télévision chinoise exhibe quatre condamnés à mort avant leur exécution

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 02/03/2013

La télévision chinoise a diffusé vendredi les images de quatre condamnés à mort juste avant leur exécution. Ils ont écopé de la peine capitale en novembre pour le meurtre de 13 Chinois lors de l’attaque en 2011 de deux bateaux sur le fleuve Mékong.

Les autorités chinoises ont procédé vendredi 1er mars à l’exécution de quatre trafiquants de drogue condamnés à la peine capitale pour le meurtre de 13 Chinois lors de l'attaque, en 2011, de deux bateaux sur le fleuve Mékong. Fait surprenant, avant de recevoir l’injection létale, les quatre prisonniers ont été exhibés en direct à la télévision nationale dans le cadre d’un programme d’une heure et demie consacré à l’affaire.

Présenté comme le chef du gang, le Birman Naw Kham a été le premier à être ligoté les mains dans le dos à la sortie de la prison de Kunming, dans le sud-ouest du pays, avant d'être conduit dans une camionnette vers le lieu de son exécution. Il a souri devant les nombreux caméramen et photographes de la presse officielle présents, avant de serrer les lèvres et d'être contraint à baisser la tête au moment où ses geôliers l'ont ligoté. Des fers lui ont aussi été posés aux pieds.

Quelques jours plus tôt, la télévision nationale avait réalisé un entretien avec lui dans lequel est revenu sur les faits. "Dans le 'Triangle d'or' [région de l'Asie du Sud-Est à cheval sur la Thaïlande, la Chine, la Birmanie et le Laos], les gens biens deviennent mauvais, vous ne pouvez pas résister à la tentation, a-t-il expliqué. J'espère que mes enfants ne suivront pas mon exemple. Je leur souhaite un bel avenir et j'espère qu'ils étudieront dur", a poursuivi le condamné à mort. Ce fut ensuite au tour des trois autres condamnés à mort, un Thaïlandais, un Laotien et un apatride, de sortir de la prison suivant la même procédure, également devant les caméras.

4 000 exécutions par an en Chine

Le "Triangle d'or", la région où avait eu lieu l'attaque des Chinois, est célèbre pour ses frontières poreuses et ses trafics en tout genre, notamment de stupéfiants. La zone a longtemps été l'une des principales productrices mondiales d'opium et d'héroïne. Peu après les meurtres, commis en octobre 2011, les autorités thaïlandaises avaient d'ailleurs privilégié la piste de trafiquants de drogue. Le groupe de malfaiteurs était basé dans l'État Shan, en Birmanie.

Leurs dépouilles et leurs effets personnels seront transmis à leurs familles ou à leurs consulats par les autorités judiciaires chinoises après l'exécution, a indiqué l'agence Chine nouvelle.

Le nombre d'exécutions en Chine sur décision de justice est supérieur à celui de l'ensemble du reste du monde. Le chiffre exact est tenu secret, mais il a été évalué en décembre 2011 à 4 000 par an par l'organisation de défense des droits de l'Homme Duihua (Dialogue), sur la base d'un rapport de l'Académie chinoise des sciences sociales.
 

France 24 avec dépêches

Première publication : 02/03/2013

COMMENTAIRE(S)