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Moyen-orient

À Ryad, John Kerry réitère son soutien aux rebelles syriens

© AFP

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 04/03/2013

Le secrétaire d'État américain John Kerry, en visite en Arabie saoudite où il a rencontré, lundi, ses homologues des pays du Golfe, a renouvelé sa volonté d'aider l'opposition syrienne. Il a également mis en garde Téhéran sur son programme nucléaire.

Le secrétaire d'État américain John Kerry a promis, lundi 4 mars à Ryad, de continuer à renforcer l'opposition syrienne sans l'armer, tout en donnant implicitement son aval aux livraisons d'armes aux rebelles "modérés" effectuées par des pays du Golfe.

Le nouveau patron de la diplomatie américaine, qui effectue sa première tournée internationale, a aussi profité de son passage en Arabie saoudite pour réaffirmer que le temps de la diplomatie avec l'Iran pour son programme nucléaire n'était pas "infini" et pour déjeuner avec le président palestinien Mahmoud Abbas.

"Les États-Unis s'engagent à continuer d'œuvrer [...] à renforcer l'opposition syrienne"

Le secrétaire d'État a également rencontré séparément les ministres des Affaires étrangères de plusieurs pays du Golfe, qui avaient exprimé dimanche soir leur soutien à un règlement négocié en Syrie, mais réclamé une résolution contraignante du Conseil de sécurité de l'ONU. "Les États-Unis s'engagent à continuer d'œuvrer [...] à renforcer l'opposition syrienne", a indiqué John Kerry lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue saoudien, le prince Saoud Al-Fayçal.

Mais le diplomate américain, dont l'administration refuse d'armer les rebelles syriens, a répété qu'il n'y avait "pas de garanties qu'une arme ou une autre ne puisse pas tomber dans de mauvaises mains".

Toutefois, prenant acte du fait que des armes sont envoyées aux rebelles par l'Arabie saoudite ou le Qatar, John Kerry a expliqué que l'opposition syrienne avait "maintenant la capacité de s'assurer que ce qui va à l'opposition modérée et légitime lui parvient effectivement". Son hôte saoudien a pour sa part souligné "le droit du peuple syrien à se défendre" et réclamé un "embargo sur les armes à destination du régime syrien [...] et de sa machine à tuer".

Les six pays arabes du Conseil de coopération du Golfe (CCG), alliés des États-Unis, reprochent à Washington son refus d'armer l'opposition syrienne et estiment que son attitude à l'égard de l'Iran n'est pas assez ferme.

Nucléaire iranien :
"la diplomatie a ses limites"

Sur ce programme nucléaire iranien controversé, "nous préférons tous les deux (les États-Unis et l'Arabie saoudite) le choix de la diplomatie, mais la fenêtre pour une solution diplomatique ne peut simplement pas, par définition, rester ouverte indéfiniment", a réaffirmé le secrétaire d'État. "Il n'y a pas un laps de temps infini", a-t-il martelé.

Le prince Saoud, dont le pays redoute les ambitions du voisin iranien, a dit espérer que les négociations entre l'Iran et les grandes puissances aboutiraient "à une solution radicale".

John Kerry a également déjeuné avec le président palestinien Mahmoud Abbas, arrivé la veille à Ryad. Il a précisé que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou avait été mis "au courant" de cette rencontre. "J'ai attendu cette rencontre et je crois que vous aussi", a lancé John Kerry en saluant Mahmoud Abbas, lequel a acquiescé.

Pas de visite en Israël

La tournée marathon du patron de la diplomatie américaine - en Europe et dans les pays arabes - ne passe pas par Israël et les territoires palestiniens, où le président Barack Obama doit se rendre autour du 20 mars.

"Le président Abbas va exposer à la nouvelle administration américaine le point de vue palestinien avant la visite de Barack Obama", avait déclaré l'ambassadeur de Palestine à Ryad, Jamal al-Chawbaki, à la radio palestinienne.

Mahmoud Abbas devait "souligner les violations israéliennes à Jérusalem et la poursuite de la colonisation, et soulever la question des détenus palestiniens en grève de la faim", a-t-il ajouté.

John Kerry, qui a également rencontré le prince héritier saoudien, Salman ben Abdel Aziz, mais n'a pas été reçu par le roi Abdallah, devait poursuivre sa route lundi soir vers Abou Dhabi.

Avec dépêches

Première publication : 04/03/2013

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