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SPORT

Mouvement pour un cyclisme crédible : le vélo sans dopage ?

© www.letour.com

Vidéo par FRANCE 24

Texte par Stéphanie TROUILLARD

Dernière modification : 05/03/2013

À l'occasion du Paris-Nice, le Mouvement pour un cyclisme crédible a réaffirmé son engagement contre le dopage. Ce rassemblement d'équipes, qui a augmenté ses effectifs après l'affaire Armstrong, suscite de nombreuses questions sur son utilité.

Au départ du prologue du Paris-Nice dimanche 3 mars, les bracelets jaunes de la fondation "Livestrong" de l’ancien champion américain semblaient appartenir au passé. Nombre de coureurs avaient choisi de porter fièrement un bracelet bleu "made in France" au slogan simple mais accrocheur : "Le dopage, ça suffit !". Ce gadget en plastique a été distribué par le Mouvement pour un cyclisme crédible (MPCC) à ses adhérents. "C’est un vrai message et un cri de colère ! Il faut que les coureurs et les managers se mobilisent", explique à FRANCE 24, Roger Legeay, le président du MPCC.

Le bracelet du MPCC porté par les coureurs
© AFP

Redorer l’image du cyclisme

Les membres du MPCC
  • 11 équipes World Tour: AG2R-La Mondiale, Argos, Astana, Blanco, FDJ, Garmin-Sharp, Katusha, Lampre, Lotto-Belisol, Orica-GreenEDGE, Vacansoleil)
  • 15 Continental Pro (dont Bretagne-Séché, Cofidis, Europcar, Sojasun)
  • 12 Continental
  • 7 fédérations dont la Fédération française de cyclisme

Cet ancien dirigeant de l’équipe Crédit Agricole a lancé ce mouvement en 2007 pour défendre l’idée d’un cyclisme propre et redorer l’image de ce sport, gravement atteint par les multiples scandales de dopage. Alors que le MPCC ne comptait que sept équipes adhérentes à ses débuts, il a vu ses effectifs croître sensiblement ces derniers mois.

"Beaucoup de managers se sont associés à notre mouvement après l’affaire l’Armstrong. On se retrouve aujourd’hui avec 38 équipes. Christian Prudhomme (NDRL : Directeur du Tour de France) nous soutient aussi car il estime que les mesures que nous prenons vont plus loin que les règles internationales", souligne Roger Legeay.

Les équipes qui adhèrent au MPCC s’engagent en effet solennellement à respecter une série de règles plus contraignantes que celles du Code mondial antidopage. Les membres sont notamment tenus de retirer immédiatement d'une épreuve un coureur recevant la première communication de son contrôle positif. Elles sont aussi censées licencier systématiquement un coureur positif suspendu plus de six mois pour un produit "lourd".

Crédible, le MPCC ?

Pourtant, ce règlement basé sur le simple volontariat a longtemps fait sourire dans le peloton. En six ans d'existence, le MPCC n'a exclu qu'une seule équipe  (Columbia en 2009) pour manquement à l'éthique du mouvement. "C'est une sorte de bouclier factice et peu téméraire. Il n'y a pas de charte. Ce sont des promesses. Ils peuvent dire ce qu'ils veulent mais sans contraindre. Ils font appel à la bonne volonté, mais dans ce monde-là, ils n'en ont rien à faire.", estime ainsi le journaliste Pierre Ballester, co-auteur du livre "L.A. Confidential", interrogé par FRANCE 24. Le manager de l’équipe Sojasun Stéphane Heulot a lui aussi douté de la crédibilité du mouvement avant de finalement le rejoindre.

"On n'y était pas car le MPCC n'appliquait aucune sanction. Garmin y était sans appliquer les règles de l'association (l'équipe avait recruté Thomas Dekker alors que celui-ci avait été suspendu pour dopage lourd pendant deux ans) et rien n'avait été fait contre cela", explique-t-il sur le site de FranceTV Sport avant d’ajouter : "On a adhéré car le mot crédible a pris un autre relief dans le contexte actuel. L'écoute en face est meilleure mais on sera en veille permanente".

L'absence de grandes équipes

Preuve de cette défiance, huit grandes équipes hésitent toujours à adhérer au MPCC : Sky, Omega Pharma-Quick Step, BMC, Saxo-Tinkoff, RadioShack, Movistar, Cannondale et Euskaltel. Pour Pierre Ballester, ce refus s'explique par deux raisons : "Tout d'abord, le MPCC est une initiative française et notre pays est plus regardant en matière de dopage. D'autre part, ces équipes se foutent finalement des problèmes de dopage. Elles n'ont pas envie qu'on leur mette des batons dans les roues".

Interrogé à ce sujet, Roger Legeay ne préfère pas alimenter la polémique : "Ces équipes vont peut-être se justifier en expliquant qu’elles appliquent déjà les règles. C’est leur choix. La porte est ouverte à 100 %. Nous n’allons pas les forcer. On est sur la base du volontariat".

Le MPCC préfère souligner qu'il est utile pour changer les mentalités à la tête des formations cyclistes. Après l'implication de plusieurs managers (Johan Bruyneel, Bjarne Riis) dans les scandales de dopage, l’association veut les placer face à leurs responsabilités : "On n’est pas là pour donner des leçons ou bomber le torse. On applique des règles très simples. En adhérant à notre mouvement, les managers s’engagent face au public et aux médias. S’ils ne tiennent pas leur parole, cela ne va pas faire sérieux".

Pour Roger Legeay, la lutte ne fait que commencer, mais le cyclisme est "sur la bonne voie". Malgré le coup porté par l’Affaire Armstrong, l’ancien manager croit plus que tout en l’avenir de son sport : "Il reste populaire. Cela se voit bien sur les bords des routes et dans les audiences télé. Les gens sont là pour voir le sport qu’ils aiment".

Première publication : 04/03/2013

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