Dernière modification : 18/03/2013 

- Amnesty international - ONU - Vente d'armes


ONU et ONG rêvent d'un traité historique sur le commerce des armes

ONU et ONG rêvent d'un traité historique sur le commerce des armes

L'ONU accueille, du 18 au 28 mars, une conférence censée accoucher d'un Traité international sur le commerce des armes (TCA). Après un accord manqué en juillet, tous les regards se tournent désormais vers les États-Unis.

Par Anne-Diandra LOUARN (texte)
 

Chaque minute dans le monde, environ deux personnes sont tuées par des armes à feu. C’est en partant de ce constat que les Nations unies, soutenues par de nombreuses organisations non-gouvernementales, travaillent depuis des années à l’élaboration et l’adoption du premier Traité sur la commercialisation des armes (TCA). Son but : mieux encadrer un marché florissant qui pèse plus de 1 500 milliards de dollars par an et produit huit millions d’armes à feu par jour.

Pour qu’un tel traité soit crédible, encore faut-il que les six principaux exportateurs d’armes que sont les États-Unis, la Russie, la Chine, la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni se mettent d’accord sur le texte. En juillet 2012, une grande majorité des 193 pays et ONG réunis à New York semblaient être parvenus à un compromis, mais c’était sans compter le volte-face de Washington deux jours avant la fin de la conférence, rapidement imité par Moscou, Pékin et New Delhi. Après quatre semaines d’âpres négociations, la ratification du traité fut finalement repoussée à 2013.

  • Les États-Unis sont-ils prêt à un accord ?

Le traité sur le commerce des armes en quelques dates

1997 : Des lauréats du prix Nobel de la paix réclament, avec le soutien d’ONG, un Code de conduite sur les transferts internationaux d’armes.

2000 : Des ONG élaborent, avec l’aide de juristes, des organisations de défense des droits humains et des associations humanitaires, le premier "Projet de convention-cadre sur les transferts internationaux d’armes".

Décembre 2003 : Le Brésil, le Cambodge, le Costa Rica, la Finlande, la Macédoine et le Mali se déclarent favorables à l’adoption d’un traité sur le commerce des armes.

Septembre 2004 : Le gouvernement du Royaume-Uni annonce qu’il est favorable à un traité sur le commerce des armes classiques.

Octobre 2005 : L’Union européenne annonce qu’elle soutient l’adoption d’un traité sur le commerce des armes classiques.

Décembre 2006 : Une écrasante majorité d’États membres de l’ONU (153) vote en faveur du lancement d’un processus onusien d’élaboration d’un TCA.

Octobre 2009 : Après un long boycott du projet par l'administration Bush, les États-Unis annonce leur soutien.

2-27 juillet 2012 : Conférence de négociation finale du traité.

18-28 mars 2013 : Seconde conférence de négociations à New York.

Pour beaucoup, le revirement opéré brusquement par Washington est imputable à la présidentielle américaine. À quatre mois du scrutin, Barack Obama aurait ainsi fait le choix de la prudence en gelant le processus, craignant que le puissant lobby des armes américains, très réticent au TCA, ne sème la zizanie dans sa campagne.

Avec la réélection de Barack Obama en novembre 2012, tout porte à croire que la nouvelle conférence sur les armes, qui se tient du 18 au 28 mars au siège de l’ONU à New York, va enfin aboutir à l'adoption d'un traité international. La tuerie de Newtown, qui a fait 26 victimes dont 20 enfants le 14 décembre 2012, a également pesé en ce sens. "On voit bien qu’au niveau national, Barack Obama essaye de faire bouger les choses en terme de contrôle des armes. On peut donc légitimement penser qu’il aura le courage de dupliquer cette volonté à l’échelle internationale via le traité", confie à FRANCE 24 Aymeric Elluin, responsable de la campagne "Armement et impunité" chez Amnesty International.

  • Quels sont les nouveaux risques de blocage  ?

L’objectif de cette nouvelle conférence est de faire adopter la version finale du TCA élaborée en juillet 2012, la principale crainte des ONG étant que les négociations reprennent de zéro. "En l’état, le projet est satisfaisant mais il mérite d’être consolidé. Neuf jours de négociations, c’est court. Alors si on veut ce traité, il faut seulement travailler à son amélioration à la marge, changer des singuliers en pluriels, changer des conditionnels en présent et s’assurer que les ambiguïtés disparaissent", explique Aymeric Elluin.

Certains points de blocage sont toutefois à craindre. C’est le cas de la question des munitions que les États-Unis refusent de voir inscrite dans l'article relatif au champ d'application du traité. Pourtant, chaque jour sont fabriquées assez de munitions pour tuer deux fois chaque individu de la planète.

Autre point de dissensions : la prise en compte du respect des droits de l’Homme dans un pays qui souhaite importer des armes. Selon Amnesty International, le commerce des armes a un lien direct avec la répression, les violences et autres agressions sexuelles perpétrées régulièrement pendant les différents conflits armés à travers le globe. Inclure un contrôle strict de la situation humanitaire préalable à toute importation d’armes permettrait de protéger davantage les victimes de crimes de guerre. Ce à quoi s’opposent farouchement certains acteurs essentiels comme l’Inde.

La recherche du consensus à tout prix risque donc de mener à un traité édulcoré, laissant libre court aux États d’interpréter le texte comme bon leur semble. S’il est adopté et ratifié, le TCA entrera en vigueur sous 90 jours. 

  • Quel impact du traité sur le trafic illégal et l’économie ?

L’un des principaux arguments brandi par les opposants aux évaluations du respect des droits de l’Homme est que le trafic illicite est bien plus dévastateur que le commerce d’armes. C’est ce qu’avance, notamment, Moscou qui aurait préféré un traité international visant à prendre des mesures contre les circuits illégaux.

"La question du trafic illicite apparaît en filigrane car plus vous contrôlez l’ensemble des acteurs qui interviennent dans le transfert d’armes, plus vous évitez les possibilités de détournements illicites", soutient, toutefois, Aymeric Elluin.

L’impact du traité devrait également se faire sentir sur le plan économique. Contrairement aux inquiétudes formulées par les acteurs de l’industrie de la Défense qui craignent qu’un encadrement trop rigoureux ne ralentisse l’activité de ce secteur, le TCA devrait apporter certaines garanties. "L’industrie de la Défense ne va pas être bouleversée. En imposant des règles communes, le traité va justement permettre de développer une sorte de concurrence loyale qui n’existe pas actuellement puisque les gouvernements ne sont pas soumis au même cadre légal", défend Aymeric Elluin.

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(13) Réactions

pourquoi les etats unis ne

pourquoi les etats unis ne veulent pas que le traité s'applique aux minutions puisque que les armes ne peuvent pas fonctionner sans elles? vu le drame de décembre ils devraient être les premiers à vouloir régler ce problème définitivement. les pays du monde entier doivent se pencher sur cette question des armes. en effet lacirculation des armes doit être controlée. il n'y a pas longtemps un gamin à tué son ami avec l'arme de son père qu'il a amené à l'école pour faire peur à son ami. on voit bien que ce probléme est bien plus grave car cela risque d'impacter sur l'éducationmême

pourquoi les etats unis

pourquoi les etats unis refusent que le traité s'applique aussi aux minutions puisque les armes ne peuvent pas fonctionner sans elles? aprés le drame de decembre ils devraient être les premiers à vouloir regler ce probleme definitivement. je crois que les etats du monde entier doivent se pencher serieusement sur la question car cela risque d'engendrer d'(autres problemes plus graves, comme ce qui s'est passé au senegal il n'y a pas longtemps. en effet un jeune garcin de moins de 15 ans a tué son ami en classe avec l'arme de son père, sa raison il assayait de lui faire peur.

Les pays les plus criminels

Les pays les plus criminels vendeurs d'armes états-unis grande bretagne israel france russie chine ... Tout est dit ce sont ceux qui gérent le monde qui font s'entretuer les autres pour au bout du compte DONNER DES LECONS !!!

@destartin: c'est fou comme

@destartin: c'est fou comme les films à l'eau de rose font centaines de millions d'entrée dans le monde.
Et comment les gouvernements vont faire appliquer une telle loi sans une police ?

Je rappel que la Police est une force armée chargée de faire appliquer les lois. Les policiers n'ont pas des bouquets de fleurs à la ceinture.

Soyez réaliste sur la nature humaine, l'être humain est un prédateur, il est en permanence en conflit, la guerre, la politique ou l'économie ce sont des conflits.

Je dirai que d'une certaine façon ce sont ces différents conflits qui pousse l'être humain à aller toujours plus loin (développement économique, technologique ou sociale).

A Tyrion: la violence n'est

A Tyrion: la violence n'est pas plus innée que la non-violence; c'est l'environnement social et culturel qui génère l'une ou l'autre.
Comment arrêter les fabriquants d'armes? En décrétant le démantèlement de toutes les usines de fabrique. Ca n'arrivera jamais, je sais bien, mais uniquement parce que les politiques ne le veulent pas.

Pour qu'une loi ou un traité

Pour qu'une loi ou un traité soit appliqué par tous il faudrait une force capable d'obliger tout le monde à accepter la loi/traité or cela demande la menace d'une force militaire, c'est ironique tout ça.

La menace économique n'aura pas d'effet ou si peu, voyez l'exemple de la Corée du nord.

Et comment allez vous faire

Et comment allez vous faire pour arrêter les fabriquant d'armes ?
En leur jetant des œufs sur la tête ?

Soyons honnête et réaliste la violence est innée en chaque être humain, il est impossible d’empêcher les conflits armées, par contre on peux y mettre des règles afin que cela engendre moins de catastrophe.

Même les soit disant pacifistes finissent par tombé dans la violence pour arrivé à leur fin, au final il y a de la violence et un conflit.

La seule chose à faire serait

La seule chose à faire serait d'arrêter et d'interdire totalement la fabrication d'armes, au niveau mondial. Toute autre initiative n'est que diversion.

@ Thonon Bien sur les

@ Thonon
Bien sur les vendeurs poussent au crime mais c'est comme les trafiquants de drogues ils n'existeraient pas si il n'y avait pas une demande... Tant qu'il y aura des acheteurs il y aura de vendeurs
Cette initiative bien que compréhensible est un brin naïve pour deux raisons. 1- Les plus gros vendeurs d'armes sont aussi les plus gros contributeurs au budget de l'ONU et sont membres du Conseil Permanent de Sécurité. 2- Partout ou l'ONU a été mandaté pour désarmer des belligérants, l'institution a échoué, la FINUL étant un des exemples les plus évident.

Voilà la liste des vendeurs

Voilà la liste des vendeurs d'armes QUI SONT LE NERF DE TOUTES LES GUERRES DANS LE MONDE ! aLLER SUR RECHERCHE DE GOOGLE.FR : Cliquez ici : The SIPRI Top 100 arms-producing companies, 2009 — www.sipri.org

 
 
 
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