Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

L'ENTRETIEN

Kamel Daoud : "«Je suis Charlie» est en train de devenir une sorte d’inquisition"

En savoir plus

FOCUS

Royaume-Uni : le système de santé, enjeu central des législatives

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Hafsia Herzi de retour dans une comédie "certifiée Hallal"!

En savoir plus

FACE À FACE

Le Front national dans la tourmente

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Arabie saoudite : le temps du changement

En savoir plus

DÉBAT

Loi sur le renseignement : sécurité ou liberté ?

En savoir plus

DÉBAT

Présidentielle au Burundi : le risque de déstabilisation

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Renseignement : une loi qui inquiète

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Budget britannique : to cut or not to cut?

En savoir plus

Economie

Bruxelles inflige une énième amende salée à Microsoft

© AFP

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 06/03/2013

Bruxelles a infligé, mercredi, une amende de 561 millions d'euros à Microsoft qui n'a pas respecté une injonction européenne de 2009 concernant son navigateur internet. Le géant américain a écopé de 1,6 milliard d'euros d'amende de l'UE depuis 2004.

Microsoft le reconnaît : le géant américain de l'informatique est "entièrement responsable" et il promet qu'on ne l'y reprendra plus. Un mea culpa qui suit l'amende de 561 millions d'euros que lui a infligé, mercredi 6 mars, la Commission européenne.

La plus haute autorité politique européenne a trouvé que Microsoft ne l'avait pas suffisament prise au sérieux en 2009. À l'époque, la société qui vend Windows à travers le monde s'était engagée, à la demande de la Commission, à offrir le choix entre différents navigateurs internet aux utilisateurs européens de son populaire système d'exploitation pour PC. Une promesse qui avait permis au géant américain d'échapper à une amende pour pratique anti-concurrentielle.

Mais depuis lors, l'Union européenne trouve que Microsoft n'a pas fait grand chose pour tenir ses promesses. Il y a bien eu - fugacement - un écran de sélection qui proposait aux utilisateurs de choisir entre plusieurs navigateur (Firefox, Chrome ou encore Internet Explorer de Microsoft). Mais il a disparu suite à "une erreur technique lors d'une mise à jour de Windows 7", avait affirmé Microsoft dès juillet 2012. Un couac qui a, finalement, persisté plus d'un an.

Plus d'un milliard d'euros en tout

Durant tout ce temps, les utilisateurs de Windows 7 pouvaient bien se connecter au Web en utilisant Internet Explorer, mais n'étaient pas informés qu'il existait des solutions concurrentes. Une infraction flagrante aux recommandations de la Commission européenne.

Cette dernière a donc décidé de sévir et pour évaluer le montant de l'amende, la Commission a pris en compte divers critères (durée de l'infraction, volonté de coopération de Microsoft...). Elle aurait pu taper bien plus lourdement dans le portefeuille de Microsoft pour cet "oubli" qui a pénalisé, d'après le commissaire européen à la Concurrence Joaquin Almunia, 15 millions de clients en Europe. Bruxelle a, en effet, le pouvoir d'infliger des sanctions allant jusqu'à 10% du chiffre d'affaires de l'entreprise sanctionnée. Microsoft, dont le chiffre d'affaires en 2012 est de 74 milliards de dollars (57 milliards d'euros), le montant de l'amende aurait pu s'élever à 5,7 milliards d'euros.

Reste qu'avec cette nouvelle amende, Microsoft a, depuis 2004, été condamné à plus de 1,6 milliard d'euros d'amendes à chaque fois pour des entorses aux règles européennes de la concurrence.

Première publication : 06/03/2013

  • INFOGRAPHIE

    Ces géants du Web qui se font passer pour des nains fiscaux

    En savoir plus

  • INFORMATIQUE

    Microsoft dans le collimateur de l'Union européenne

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)