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EUROPE

Berlusconi condamné à un an de prison pour violation du secret de l'instruction

© AFP

Texte par Dépêche

Dernière modification : 07/03/2013

L'ancien président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, a été condamné à un an de prison par le tribunal de Milan pour violation du secret de l'instruction dans un scandale bancaire. L'affaire remonte à l'année 2005.

L'ex-chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a été condamné jeudi à un an de prison en première instance dans le procès sur le rachat d'une banque dans lequel il était accusé d'avoir violé le secret de l'instruction, un jugement dont il fera très probablement appel.

Il s'agit du premier de trois verdicts attendus ce mois-ci pour le Cavaliere, les deux autres concernant le procès en appel pour fraude fiscale (Mediaset) où il a été condamné à un an en première instance en octobre dernier, et celui en première instance pour prostitution de mineure et abus de pouvoir (Rubygate).

Le recours en appel est suspensif de la peine en Italie tout comme le recours ultérieur éventuel devant la Cour de Cassation, presque systématique dans la péninsule. Pour les peines inférieures à deux ans et quand le condamné a plus de 75 ans, il ne va généralement pas en prison mais il peut être assigné à résidence ou confié aux services sociaux.

Dans cette affaire, l'ancien chef du gouvernement italien est jugé pour la publication illégale fin 2005 dans un journal de son groupe (Il Giornale) d'une écoute téléphonique entre le chef de la gauche à l'époque, Piero Fassino, et le président de l'assureur Unipol, Giovanni Consorte, alors que cette compagnie avait lancé une OPA sur la banque BNL. Dans la conversation, M. Fassino déclarait à M. Consorte: "Maintenant nous avons une banque".

Selon l'accusation, la décision de publier cette écoute avait été prise lors d'une rencontre entre M. Berlusconi et son frère Paolo propriétaire du Giornale le 24 décembre 2005 à Arcore, villa du Cavaliere près de Milan. Le parquet avait requis trois ans et trois mois de réclusion contre Paolo Berlusconi qui a été condamné à deux ans et trois mois.

Selon le parquet, l'affaire "ne consiste pas seulement en une fuite d'informations" mais avait porté préjudice à "Fassino, à l'époque chef de l'opposition", et ce, quelques mois avant les législatives de 2006 remportées de justesse par la gauche qui était avant l'affaire Unipol largement en tête dans les sondages.

Le 20 décembre, le Parquet avait requis un an de réclusion à l'encontre du Cavaliere. Celui-ci avait obtenu à la mi-janvier le report à début mars du verdict dans cette affaire, parce qu'il menait le centre droit dans la campagne (sa sixième en 14 ans) pour les législatives des 24/25 février.

L'un des avocats historiques de M. Berlusconi a affirmé qu'il n'y avait ni les éléments ni les preuves pour condamner l'ex-Premier ministre. En outre, il a rappelé aux journalistes que l'un des juges qui a prononcé jeudi le verdict fait l'objet d'une demande de récusation (rejetée en appel) actuellement examinée par la Cour de cassation. "Si ce recours était accueilli, la sentence (de ce jeudi, ndlr) serait annulée", a-t-il dit.

"C'est la première fois qu'on condamne quelqu'un pour violation du secret d' l'instruction", a déploré l'avocat.

L'un des proches de M. Berlusconi, Sandro Bondi, a prédit une "rébellion contre cette manière d'administrer la justice".

Il a martelé que le secret de l'instruction en Italie n'est absolument pas respecté et que M. Berlusconi est victime d'une injustice.

Michaela Biancofiore, l'une des "amazones" de Berlusconi (partisanes invétérées) a dénoncé "une volonté d'assassinat politique".

Le PDL de Silvio Berlusconi a annoncé une grande manifestation le 23 mars présentée par les médias italiens comme visant les juges.

AFP

Première publication : 07/03/2013

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